Menu

Lima la belle

“Chaotique, dégueulasse, horrible, invivable”… Les superlatifs utilisés à l’égard de Lima par nos différentes rencontres y étant passées, nous donnaient tout sauf envie d’y mettre les pieds. Une ville pouvait-elle être pire que Santiago du Chili ? Après 10 jours à avoir arpenté ses rues en long, en large et en travers au point d’avoir même commencé à y prendre des habitudes, je peux vous le dire sans réfléchir :

Lima arrive dans le top 3 de mes villes préférées d’Amérique du Sud 

C’est sûr que si l’on se fie seulement à La Victoria, le quartier un peu craignos où l’on arrive en bus et qui donne tout de suite envie de repartir, ou encore à certaines ruelles du Rimac où tu pourrais te promener la nuit pour relever un pari stupide face auquel la roulette russe aurait plus de chance de te garder en vie, Lima semble être le dernier endroit du monde où l’on a envie de vivre. Pourtant, qui prend la peine de se balader un peu, pourra se rendre compte de tout le potentiel de cette ville.

Il suffit d’un ceviche entre deux hommes d’affaires à Barranco ou un croissant au chocolat à la super pâtisserie San Antonio de Miraflores, l’autre beau quartier de la ville, pour savoir que Lima a de bonnes choses à offrir. Nous les découvrirons au pas de course le premier jour pour en profiter un max avec Thomas et Clémence avant leur retour en France. On se laisse d’abord enchanter par les irréductibles maisons coloniales qui survivent encore et toujours à l’envahisseur capitaliste et ses barres d’immeuble modernes, au point qu’on s’attendrait à toutes les voir décoller par la force de milliers de ballons à l’hélium, un peu comme dans Up.

Puis, c’est le centre historique avec ses maisons et ses églises encore plus vieilles, sa place des armes bien entourée entre la cathédrale et le palais du gouvernement qui finissent de nous convaincre que Lima n’a vraiment rien d’horrible. En plus, cerise sur le gâteau, on retrouve un vrai anonymat. Pas qu’on était devenus des stars au Pérou, mais nos faces de touristes facilement pigeonables dans l’esprit du Péruvien, nous permettaient d’être alpagués à Cuzco, Puno ou Arequipa pour un oui ou pour un non. A Lima, tu te balades tranquille et rien que pour ça, je l’aime cette ville.

Nos amis rentrés à Paris, nous décidons de ralentir le rythme et de nous reposer un peu. Nous emménageons une petite semaine chez Julio, le frère d’un ancien collègue de Matthieu qui possède un très bel appartement en plein quartier de Miraflores et qui nous donnera bons plans et conseils pour envisager le reste de notre séjour sous les meilleurs auspices. Mes matinées se passeront désormais chez Crêpes et Waffles plus pour rattraper le retard dans mon boulot que pour me ruiner en gaufres au sirop d’érable, tandis que nos après-midi seront consacrées à visiter les autres quartiers de Lima :

Chorillos, le jour de la Saint Pierre célébrée en grande pompe par les pêcheurs, où on déjeune dans une maison famillial où j’ai l’impression de me retrouver en plein mariage de Connie Corleone, après un petit tour à la fête forraine où je me fait enduire la main d’une huile à base de boa et de vers d’Amazonie.

Callao, le port hyper craignos la nuit où les bars à putes de la belle époque ont laissé place à des rues désertes à cause de la délinquance. On y mangera un bon rizzoto de langoustes avant de découvrir le fort Real Felipe ayant vue sur l’île de l’ancienne prison au loin. Un lieu que j’aurais adoré visiter s’il n’avait pas flambé après un coup de folie du président Fujimori pour calmer une émeute des membres du Sentier Lumineux incarcérés.

La Punta, le Miraflores de Callao, où le mirador envahit par les crabes nous donnent envie d’aller à la pêche à défaut de pouvoir nous offrir un dîner en amoureux hors de prix, avec vue sur la mer démontée et les milliers de pélicans et autres volatiles locaux.

Et puis, grâce à Julio on redécouvre le centre historique autrement, en visitant le palais municipal où il travaille et le quartier chinois où tu peux acheter des bébés animaux de compagnie dans la rue et des paquets de bonbons White Rabbit pour 3 francs 6 sous. Sans parler des musées par milliers près de la fontaine Neptune ou les week-ends gastronomiques de Lima qui permettent de goûter aux spécialités culinaires du Pérou.

Bref, entre ses richesses culturelles, architecturales, culinaires et ses petits coins secrets, Lima pourrait me faire écrire encore des milliers de signes. Mais quand tu en viens à errer au centre-commercial Larcomar avec des envies de shopping, que tu dînes au casino du coin et que la serveuse de là où tu prends ton petit déj t’appelles par ton prénom, tu sais qu’il faut repartir avant que la séparation soit trop dure. Lima, plus que n’importe quelle autre, tu me manqueras.

 

Toutes nos photos à Lima, ICI !

Trackbacks & Pings

Laisser un commentaire

Suivez nos aventures !

Si vous voulez tout savoir de nos voyages à deux autour du monde, suivez nous sur Facebook  !

%d blogueurs aiment cette page :