On y arrive en traversant la campagne brionnaise. Le paysage, déjà, vous met en appétit. Une succession de bocages à perte de vue. On sent qu’il fait bon vivre ici. Les vaches ont l’air au paradis… et les hommes aussi.

Autrefois, le château d’Amanzé était, paraît-il, l’un des plus importants de la région. Aujourd’hui, Amanzé semble bien modeste, perdue au cœur de la Saône-et-Loire. Le bourg, comme on l’appelle, ne compte même pas 200 âmes. Le château n’existe plus, il ne reste que deux ailes des communs. C’est dans l’une d’elles que se trouve la Ferme Auberge des Collines, chaleureuse table d’hôtes où le temps ne semble pas avoir d’emprise.

Ferme auberge des collines ©voyagesadeux

Montez les escaliers et, passé la lourde porte, vous arrivez dans une salle rustique où la pierre et le bois se partagent les honneurs. Vous y rencontrerez Philippe qui a trois vies – agriculteur, aubergiste et maire – et sa femme Marie-Christine, à la popote.

À la Ferme Auberge des Collines, vous allez voir qu’on mange très bien. C’est simple et généreux. On a là une vraie belle cuisine campagnarde, accessible, sans prétention, intemporelle et d’autant plus essentielle à notre époque où certains se mettent à baver sur des menus à rallonge qu’on croirait écrits par des universitaires volubiles, devant des assiettes où trois graines de chia et deux pousses de soja se disputent la vedette au sommet d’une crotte de purée déguisée en chef-d’œuvre. Ici, la salade arrive dans le saladier. Le bœuf et le gratin ont chacun leur plat. À vous de vous servir. Et ne posez pas les plats trop loin : à coup sûr, vous aller y revenir !

Ferme auberge des collines ©voyagesadeux

En entrée, terrine de pot-au-feu et feuilleté de paleron de bœuf, avec quelques tranches de saucisson… de bœuf évidemment. Marie-Christine maîtrise ses classiques à la perfection.

Pour ce qui est du plat principal, le gratin est savoureux, j’en reprendrai deux fois, moi qui ne suis pas un fan de gratin. Mais surtout, la viande est exceptionnelle. L’AOC bœuf de Charolles, c’est quelque chose ! C’est le top du top de la Charolaise, en plus tendre encore. La viande fond littéralement dans la bouche. Et des saveurs… une jutosité et un persillé que vous papilles ne sont pas près d’oublier.

Ferme auberge des collines ©voyagesadeux

Les Japonais ont le bœuf de Kobe, les Américains le Black Angus, mais franchement, nous n’avons pas à rougir. On parle beaucoup de « richesse du territoire ». Vraiment, il faut déguster cette viande pour comprendre à quel point ce territoire est riche. La preuve, mettez une charolaise à l’autre bout de la France et elle n’aura pas le même goût. C’est le sol (ici l’argile), c’est la richesse de l’herbe qui fait la richesse de cette viande emblématique. C’est aussi le savoir-faire paysan.

La parenthèse culture
Si vous voulez en apprendre un peu plus sur le savoir-faire paysan et aller à la rencontre du fameux bœuf de Charolles, il est possible de participer à des balades en tracteur de 2 heures organisées par la Maison du charolais. L’occasion de découvrir la Saône-et-Loire de façon originale en apprenant, par exemple, ce qu’est un pré de finition.


Amanzé ©voyagesadeux

Pour terminer avec la Ferme Auberge des Collines, n’oublions pas le fromage et le dessert qui ne déméritent pas, loin de là. Même le café a le goût du bon café. En même temps, avec une équation pareille, c’était joué d’avance : la gentillesse des hôtes, la qualité des produits et la beauté des lieux… Que demander de plus ?

Ferme auberge des collines ©voyagesadeux

Ferme auberge des collines ©voyagesadeux

De mi-mars à fin novembre, possibilité de dormir sur place, dans les chambres d’hôtes.

Infos pratiques
Ferme Auberge des Collines
Menu entre 12 et 29 €
Le Bourg, 71800 Amanzé
03 85 70 66 34
http://www.fermeaubergedescollines.com/

Maison du Charolais
Route Centre Europe Atlantique
Sortie 12
71120 CHAROLLES
03 85 88 04 00
http://www.maison-charolais.com/

Ferme auberge des collines ©voyagesadeux

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