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Asakusa, Tokyo et la tradition

Après les quartiers un peu fous-fous de Tokyo, on avait très envie de voir ce qu’il pouvait bien rester des traditions dans une ville si moderne. Ainsi, sur le papier, Asakusa était peut-être le quartier dont j’attendais le plus. Dans la réalité, ceux qui nous suivent assidûment savent d’ores et déjà que c’est  Setagaya qui nous aura vraiment marqués. Pour autant, nous avons appréciés tous les quartiers de Tokyo où nous nous sommes rendus. Pourquoi ? Pour mieux vous en rendre compte, un exemple aujourd’hui avec un petit saut dans le temps : direction Asakusa.

En dehors du temple Sensō-ji et de ses alentours, Asakusa reste un quartier plutôt moderne mais relativement calme. Nous y avons marché sous la pluie douce à la recherche d’un izakaya avant de rejoindre son centre. Une voiture de politicien nous a fait coucou en espérant que l’on votera pour lui aux prochaines élections. De l’autre côté de la Sumida, nous avons pu apprécier une espèce de caca géant sans savoir que ce bel étron doré était l’œuvre de Philippe Starck. Classe. Puis nous sommes arrivés sous le Kaminarimon : la porte du tonnerre. Nous avons alors compris pourquoi le quartier était désert, réalisant en même temps que nous avions choisis le dimanche (un dimanche pluvieux certes) pour visiter l’un des quartiers les plus touristiques de Tokyo. Tout le monde, il faut croire, avait eu la même idée.

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Starck à Asakusa © voyagesadeux

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Kaminarimon d’Asakusa ©voyagesadeux

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Senso-ji – Asakusa ©voyagesadeux

On s’est faits un petit bout des arcades commerçantes mais c’était vraiment la cohue. Le temps de prendre quelques gâteaux que l’on voyait faire en vrai par un monsieur au dessus d’une machine qu’on aurait pu croire steampunk et de se rendre compte que l’on achèterait aucun souvenir, nous avons décidé de bifurquer sur la droite. Le quartier entier était animé mais là au moins on pouvait circuler. Et comme les choses sont bien faites, il y avait à nouveau plein de restos et d’échoppes tous plus tentants les uns que les autres. Des magasins très sympa également, notamment si vous compter investir dans de la vaisselle où vous ramener un couteau de chef. La tradition semblait présente (jusque que dans les codes vestimentaires) et encore plus ou moins authentique (il y avait justement des loueurs de kimono) compte tenu de l’affluence touristique, mais comme on cherchait surtout à faire des économies, on a préféré tracer (mais tracer doucement).

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Le créateur de gâteaux steampunk d’Asakusa © voyagesadeux

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Les commerces de vaisselle d’Asakusa © voyagesadeux

Nul doute que le Sensō-ji vaut le détour. Même bondé, l’ambiance y est unique. Et le site est assez immense avec de nombreux sanctuaires secondaires.

C’est une visite essentielle pour mieux savourer toute la diversité d’une capitale comme Tokyo.

Le rater, c’est un peu comme passer à Paris et ne pas visiter Notre-Dame. Ou visiter Allemagne-en-Provence sans goûter au traditionnel bretzel à la lavande.

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Sensō-ji – Asakusa © voyagesadeux

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Sensō-ji – Asakusa © voyagesadeux

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Senso-ji – Asakusa © voyagesadeux

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Senso-ji – Asakusa © voyagesadeux

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Senso-ji – Asakusa © voyagesadeux

Sur le retour, nous nous sommes arrêtés devant une fête foraine des plus pittoresques avant de passer par le quartier des spectacles. J’ai hésité à me faire prendre en photo pour qu’on me photoshope en ninja et je me suis dit que c’était tout de même très con. Enfin, parmi les salles encore désertes à cette heure-là, le spectacle le plus surprenant auquel nous avons alors assisté fut de retrouver notre politicien en tournée entouré de ses quatre assistantes. A pied cette fois, ils venaient saluer les habitants du quartier. Et même quand il n’y avait personne à qui dire bonjour, ils continuaient de dire bonjour. Bonjour au vent. Bonjour à la pluie. Bonjour les hirondelles et bonjour les sushis. Du coup on s’est dit qu’en premier lieu ce n’était peut-être pas à nous qu’ils avaient dit bonjour. Pour la peine, c’était décidé, nous n’irions pas voter pour lui. Et très dignement, c’est-à-dire façon Giscard, nous avons dit « au revoir » à Asakusa.
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Quartier des spectacles à Asakusa © voyagesadeux

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Asakusa © voyagesadeux

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Denboin Street à Asakusa ©voyagesadeux

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Denboin Street à Asakusa ©voyagesadeux

2 réponses to “Asakusa, Tokyo et la tradition

  • Ce quartier et ce temple ont été aussi une de mes ballades préférées à Tokyo, même si nous avons eu la chance de la faire avec moins de monde (votre photo de l’entrée est ahurissante !). Quant aux photos kitscho-ridicules en costume local, j’avoue qu’après en avoir fait l’expérience en Chine je suis prête à recommencer partout dans le monde (y compris en ninja) tant je m’y suis amusée !
    http://www.legrandbond.fr/2015/06/ich-bin-ein-princesse-chinoise-10-bonnes-raisons-de-se-faire-photographier-en-costume-exotique/

  • J’ai beaucoup apprécié Asakusa, mais le matin en semaine et l’ambiance avait l’air très diférente de votre propre expérience. Bon dans l’ensemble, je ne suis pas repartie avec une image très enthousiaste de Tokyo, trop bondé, trop international comme Paris et New-York. Mais dès qu’on sort des coins touristiques c’est tellement différent.

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