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Ginza, où Tokyo arrive encore à nous surprendre

Après Shinjuku, Shibuya ou encore Akihabara, on commençait à se dire que Tokyo n’était qu’une vaste cité futuriste où la tradition japonaise comme on la voit dans les jolis films de Miyazaki n’apparaissait plus qu’en petites touches discrètes, telles des bulles zen résistant aux barres de lumières pour mieux reprendre son souffle au milieu d’une foule toujours en mouvement.

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Ginza © voyagesadeux

Kawaii is the new zen

Mis à part Setagaya, à presque trente minutes de métro du cœur de la bête donc, et quelques points verts très reposants, la tradition tokyoïte semblait aujourd’hui s’être résolument transformée. Le Tokyo pittoresque paraissait résider d’avantage dans des jeux-vidéo ancienne génération que dans des bâtonnets d’encens. Finis les cérémonies du thé, les kimonos et les samouraïs. Tokyo est certainement la ville la plus tournée vers l’avenir que j’ai vu de tous mes voyages et même si elle s’applique à conserver quelques temples shintoïstes pour apaiser les esprits, ils ne pèsent plus très lourds dans la balance.

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Ginza © voyagesadeux

A ce titre, même le marché aux poissons de Tsukiji nous a semblé ressembler à une « foire à la saucisse » avec son flot de touristes venant pervertir les rendez-vous authentiques, comme il sait si bien le faire. Et nous d’y participer, évidemment. Nous voulions nous aussi goûter au poisson frais, comme le Japon sait si bien le préparer. Le marché intérieur était fermé, nous nous sommes donc contentés de déjeuner un très bon sashimi puis des joues de thon poivrées revenues au beurre absolument divines, au milieu des baraques de rues. Ça suffisait à contenter nos estomacs gourmands et nos yeux curieux.

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Marché de Tsukiji © voyagesadeux

 

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Marché de Tsukiji © voyagesadeux

Dans la continuité, nous avons rejoint rapidement à pied le quartier de Ginza décrit par notre petit guide comme celui où l’on pouvait voir l’architecture typique de Tokyo. Si par typique notre guide entendait des grandes tours de verre, on avait tapé en plein dedans mais on ne voyait pas bien la nuance avec les autres quartiers modernes de Tokyo comme Shibuya ou Shinjuku. Reste que le siège japonais d’Hermès est sûrement le plus beau building qu’on ait vu.

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Siège d’Hermès à Ginza © voyagesadeux

Pour trouver de la tradition telle que nous la cherchions, il fallait comme souvent s’aventurer hors des grands axes, se retrouver dans des ruelles sombres où subsistent des petits izakayas sous des tunnels de gare, loin des cafés de hipster et des bars à sushis, puis préférer prendre le thé sur le pouce avec une délégation du sud du Japon venu présenter son matcha… juste devant un Starbucks. Audacieux ! Et pas cher : deux euros pour apprendre à verser son thé et le déguster avec des pâtisseries japonaises authentiques. Répond à ça, toi le géant du mauvais café !

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Découvrir l’art du thé à Ginza © voyagesadeux

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Izakaya à Ginza © voyagesadeux

A force d’écrire je me rends compte que peut-être, Tokyo arrivait encore à nous surprendre et avec d’autres tours de magie que de grandes façades lumineuses. Elles avaient certes un pouvoir lobotomisant mais après une semaine de lavage de cerveau, la sérénité des jardins comme celui du palais impérial avait notre préférence. C’est là que nous avons fini par trouver les derniers cerisiers en fleurs de Tokyo. Et elle de nous convaincre qu’elle pouvait finalement répondre à nos envies !

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Ginza en fleurs © voyagesadeux

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