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L’arrivée au Japon : nos premiers pas à Tokyo

Une histoire de périph’

C’était peut-être le pays au monde où j’étais le plus impatient d’aller.
J’ai pour habitude de tout observer quand j’arrive dans un pays que je ne connais pas.
Si l’aéroport est loin du centre ville (ce qui est souvent le cas) je préfère le bus au métro, sauf s’il est aérien.
Le bus me propose un spectacle là où le métro se contente souvent d’un simple trajet.
Quand j’arrive dans un nouveau pays, je n’aime pas me contenter d’aller d’un point A à un point B, j’aime profiter de toutes les nuances et des fossés parfois qui mènent de A à B.
Ainsi, depuis Narita j’étais content de trouver un bus.
J’ai laissé le Japon défiler devant mes yeux.
J’étais claqué, mais ce film-là ne repassera jamais au cinéma et même si c’était le cas ce ne serait plus le même film, il serait dès lors chargé d’impressions.
Là, il n’était que pure attente.
Je cherchais les cerisiers dans la campagne qui disparaissait car je craignais qu’ils ne s’évanouissent avec elle.
Je regardais les maisons et j’imaginais la vie à l’intérieur.
Tokyo était de plus en plus près.
Parfois j’ai repensé à Paris, quand je faisais le tour du périph dans ma 306.
C’est fou ce que les immeubles modernes qui fleurissent sur le bord des routes peuvent se ressembler d’un bout à l’autre de la planète.
J’ai même vu une petite tour Eiffel.
Puis des buildings d’une autre dimension ont encerclé la ville, nous sommes sortis de la longue route et le bus est devenu tout petit.
Il y avait des circuits en étages et de l’eau qui coulait sous le bitume.
Cette Metropolis-là avait de la gueule et j’étais pressé de respirer son haleine.
Nous sommes descendus du bus, puis nous sommes descendus encore jusqu’à une bouche de métro.
Cette fois, il y avait des gens à regarder.
Nous nous rapprochions du but. Ça y est, Tokyo venait de nous avaler.

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Premiers pas à Tokyo – ©voyagesadeux

Une histoire de passage piéton

Je suis passée à côté de mon atterrissage.
J’ai raté ma première arrivée à Tokyo.
Je n’ai rien vu du chemin qui menait de l’aéroport Narita au centre de Tokyo.
A peine le temps d’avaler un café et de nous renseigner laborieusement sur la façon la plus économique de rejoindre le centre, puis nous étions dans ce bus dont les fenêtres et leurs paysages derrière me sont restés inconnus tout du long, absorbée par le travail en retard qu’il fallait que je termine avant de profiter d’une semaine qui s’annonçait déjà folle.
Ce n’est qu’en arrivant à Tokyo Station et au moment de monter dans le métro que j’ai commencé à me concentrer.
Un silence de mort autour de nous, des jeunes filles masquées, un smartphone greffé à leur main, puis Shibuya, son brouhaha de ruche et son fameux passage piéton le plus emprunté au monde.
De loin, d’un œil aussi protecteur qu’inquisiteur, Kitano nous observe du haut de son panneau publicitaire gigantesque, comme pour nous souhaiter la bienvenue dans son drôle de pays.
La foule nous emporte rapidement, je ne sais plus où nous sommes, mais tout ça m’excite comme aucune ville n’y était arrivée jusqu’alors.
Ah oui, Tokyo ! On y est ?
J’avais envie de m’arrêter et crier « Yataaaaa ! » les bras en l’air puis je me suis dit qu’un milliard de touristes avaient déjà du le faire et que Heroes était vraiment une série pourrie au bout du compte.
Nos amis nous attendaient.
Si vous vous demandez où se donner rendez-vous dans le quartier le plus bondé de Tokyo, pour nous la réponse fut ironiquement au Starbucks, à l’étage face à la vitre, pour souffler un grand coup et prendre notre place dans la fourmilière.
Plus tard, très vite, nous avons mangé nos premiers sushis, pris nos distances dans un quartier plus calme, eu rapidement envie de dépenser beaucoup d’argent dans des bêtises kawaï…
Mais ça, c’est une autre histoire.

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Premiers pas à Tokyo – ©voyagesadeux

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