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Kuala Lumpur, quand exotisme rime avec capitalisme

Il y a des destinations qui invitent tout de suite au voyage rien que par leur consonance et Kuala Lumpur en fait partie. 

 

Sans blague, K.U.A.L.A L.U.M.P.U.R ! Rien qu’à le lire tout haut, ça fait tout de suite rêver, non ? C’est comme Pondichéry, ça roule sur la langue, c’est joli à prononcer encore et encore, ça fait soupirer d’envie et vous propulse direct en voyage… Bref, sur le papier, ça promet quand même plus de dépaysement que Berk Plage ou Dunkerque ! Quoi que je ne sois jamais allée en voyage à l’une comme à l’autre et peut-être que je me trompe complètement, mais en l’occurrence, je suis bien allée à Kuala Lumpur et même si la capitale de la Malaisie est beaucoup moins exotique que l’image que je m’en faisais, elle restera quand même un bon souvenir. L’escale parfaite pour se ravitailler d’occidentalisme à moindre coût.

 

Comme pour presque tous nos voyages, je ne me renseigne pas beaucoup avant d’arriver quelque part pour laisser place à la surprise. De fait, dans mon imaginaire, Kuala Lumpur sonnait comme une petite ville cool, posée au bord de l’eau, où tout le monde boit des cocktails et bronze en écoutant du ukulélé. Autant dire que j’ai été tout autant perplexe en tombant sur des buildings interminables et des centres-commerciaux démentiels, que quand j’ai appris qu’il faisait moins 30 à Ushuaïa contrairement à ce que vendaient les pubs pour le gel douche du même nom. L’exotisme au sens « carte-postale paradisiaque » du terme en prenait un coup mais il était bien au rendez-vous.

Avouez que c’est quand même exotique quelque part de passer sa journée à se balader dans un building de 200 mètres de haut ? Même à New-York je n’en avais pas eu l’occasion !

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Les tours Petronas – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

Ici, tout appelle à la surconsommation, à s’empiffrer, à acheter, à manger et à acheter encore plus. D’ailleurs, ça se voit sur les cuisses de la plupart des Malaisiennes à la silhouette (beaucoup) moins anorexique que leurs voisines thaïlandaises. Entre les fameuses tours jumelles Petronas, qui en imposent de dehors comme de l’intérieur, et le Berjaya de Times Square, le cœur de Kuala Lumpur ressemble au paradis d’une fashionista boulimique doublé à celui d’un Jacky monégasque. Imaginez: des milliers de kilomètres carrés remplis de boutiques, de fast-foods et de cafés (dont trois Starbucks au même endroit #maispourquoi?), échelonnés sur des dizaines d’étages et, cerise sur le gâteau, un parc d’attraction au dernier étage ! Oui, on peut faire du grand huit après avoir mangé trop de glaces et refait trois fois sa garde-robe. Dingue non ?
(C’est à ce moment là que je suis censée écrire, « c’est horrible, y’en a qui crève de faim en Malaisie ! » mais après vérification, le taux de chaumage du pays est de 3% contre 10 chez nous et seulement 1,7% de la population vit sous le seuil de pauvreté contre 14 en France en 2011… Voilà, voilà.)
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Démesure à Kuala Lumpur – ©voyagesadeux

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Cupcakes à Kuala Lmpur – ©voyagesadeux

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On monte à quel étage ? – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Parc d’attraction au Berjaya – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Jacky et sa Ferrari – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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La fontaine des tours Petronas – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

Passé outre cette opulence nauséeuse à l’effet d’un gros gâteau plein de crème dont on aurait repris une part de trop à la fin du repas, Kuala Lumpur avait-elle autre chose à nous proposer ? C’est qu’on avait qu’une semaine en Malaisie, donc malheureusement pas le temps de partir dans les petits recoins paradisiaques qu’on nous avait conseillés et on voulait quand même avoir un autre aperçu du pays que son KLCC (le centre moderne de sa capitale). On en demande trop vous pensez ?

Non, il suffisait de s’éloigner vers le quartier chinois bien plus pittoresque (même sous une pluie apocalyptique !) et son marché couvert où l’on retrouve tout l’artisanat du pays, ou encore de rejoindre le Merdeka Square (la fameuse place des musées) pour voire autre chose que des barres d’immeubles. Textile, musique, histoire, architecture… la culture était bien au rendez-vous autour de cet immense carré ensoleillé. On relève d’ailleurs la bonne idée de pouvoir traverser cette place par en-dessous pour s’abriter des soixante degrés ambiants. Ça permet au passage de tomber sur une jolie expo street-art.
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Le quartier chinois – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Le quartier chinois – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Le quartier chinois sous la pluie ! – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Le quartier chinois sous la pluie ! – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Le quartier chinois sous la pluie ! – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Le quartier chinois sous la pluie ! – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Le quartier des musées – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Le quartier des musées – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Le quartier des musées – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Streetart souterrain – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

Je vous aurais bien vanté les jolies rues du quartier indien, mais après quatre mois en Inde, ce serait vous proposer d’aller à Nigloland après un tour sur le Space-Mountain. Je pourrais aussi vous parler de la culture musulmane parfois très stricte, mais j’ai trop de respect pour les femmes pour lui accorder plus d’une ligne et demi.
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Les copines font du shopping – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

Alors je conclurai simplement en vous proposant de retourner aux tours Petronas de nuit pour admirer le ballet lumineux de la fontaine, puis de partir voir la vraie Malaisie… après avoir fait un peu de shopping parce que, mine de rien, c’est encore ce que Kuala Lumpur sait faire de mieux !
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Les tours petronas de nuit – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Les tours Petronas de nuit – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

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Les tours Petronas de nuit – Kuala Lumpur ©voyagesadeux

8 réponses to “Kuala Lumpur, quand exotisme rime avec capitalisme

  • Dommage que vous n’ayez pas vu ou mentionné l’ancienne gare coloniale anglaise ( une splendeur ),une maison coloniale qui subsiste dans le centre, au milieu des buildings, et qui n’est autre que l’office du tourisme. Il y a beaucoup à voir dans cette ville, le Palais du roi en pleine verdure etc……Certes les Petronas la nuit c’est magique! Bonne continuation et merci du récit de vos visites.
    Faites un tour dans les montagnes et les plantations de thé, pas loin de KL. Charme colonial pris d’assaut pour les réservations d’hôtels notamment

  • Oublié de dire que les plantations de thé c’est « Cameron Highlands  » et de vous dire bravo pour les belles photos!

    • Merci Jacqueline !
      Nous avons en effet vu l’office de tourisme sur la place Merdeka que je mentionne à la fin de mon post en précisant que nous avons d’ailleurs préféré ce côte de la ville au reste. Nous n’avons pas eu le temps de voir le palais du roi, mais apprécié quand même un parc gigantesque un peu en retrait de la ville.

  • Ah carrément 3 starbucks au même endroit ?! Dingue… Ca me fait un peu penser à Singapour vu comme ça !

  • Je crois que c’est pour tout ça que je n’ai pas apprécié Kuala Lumpur. Mais le nom ne me faisait pas particulièrement rever non plus (quoique plus que Berk et Dunkerque). J’ai visité de magnifiques temples hindous, mais je n’ai jamais mis les pieds en Inde.
    Par contre les Cameroun Highlands et Melaka

  • C’est vrai qu’en Asie ils sont très forts pour construites des villes de fous dans chaque pays. Kuala lumpur a l’air de ressemblé pas mal à Bangkok avec ses quartiers modernes mais aussi plus traditionnels. Perso, j’ai apprécié Bangkok je pense que j’apprécierai aussi Kuala lumpur.

  • Superbe vos photos ! Je ne connais pas cette partie du monde mais j’espère y aller prochainement ! Les tours Petronas doivent donner le vertige! Vous y avez monté ?

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