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Rangoun, une petite vieille pleine d’avenir

Ce séjour au Myanmar sera passé à toute vitesse, si bien que nous n’aurons pas vu arriver la fin ni notre dernière étape à Ranguon. Nous comptions aller plus au sud, voir le rocher suspendu, peut­-être découvrir la plage. Ce sera pour plus tard. Nous ne voulions plus courir, voyager plus pour en voir plus. Parfois, on en voit déjà beaucoup en restant au même endroit plus longtemps et Rangoun en a été la preuve.Nous ne savions pas du tout à quoi nous attendre de l’ancienne capitale d’un pays aussi corrompu. Allait-­on trouver des night­clubs et des centres commerciaux, des bibliothèques et des musées, ou des militaires et la misère à chaque coin du rue ? Nous avions bien lu quelques articles de blogs, mais la plupart ne s’étalaient que sur les point d’intérêts touristiques, à savoir la pagode Schwedagon et… c’est à peu près tout. Certes, elle restait bien la plus impressionnante du pays, surtout la nuit avec son architecture tout en or qui brille sous les étoiles (et les éclairages), mais difficile de s’enthousiasmer encore après avoir visité les mille pagodes de Bagan. Nous avions cinq jours devant nous pour tenter d’en voir plus.

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Pagode Swhedagon – Rangoun ©voyagesadeux

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Pagode Swhedagon – Rangoun ©voyagesadeux

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Pagode Swhedagon – Rangoun ©voyagesadeux

A peine arrivés à Rangoun, dans une petite auberge confortable du quartier chinois conseillée par nos amis rencontrés à Inle (Chan Myaye Guesthouse, 22$ la chambre double avec clim, TV et Wi­FI inclus), j’ai eu l’impression de me retrouver à Bangkok. Un mélange de modernité toute neuve et d’authenticité asiatique très pittoresque, saupoudré de beaux restes coloniaux avec une architecture colorée qui m’a rappelé Salvador de Bahia. Les marchés s’étalaient le long des trottoirs au pied de centre-­commerciaux gigantesques, les petites pâtisseries où dévorer une énorme part de tarte industrielle, bien installés dans une balancelle, se partageaient le centre­-ville avec quelques fastfoods locaux, et déjà de nouvelles adresses très hipster étaient en travaux pour une ouverture prochaine, faisant une concurrence direct à la street­food chinoise. Des travaux d’ailleurs, la ville semblait en déborder, à un point où il devient parfois essentiel de regarder où l’on marche à Rangoun. Elle oublie parfois de ranger derrière et de reboucher ses trottoirs ! N’en déplaise au gouvernement qui a de toute façon décidé d’aller s’installer il y a une dizaine d’années dans une autre ville plus sûre (Naypydaw). L’ancienne capitale pouvait-­elle respirer un peu plus ? Il n’y avait qu’à se mêler aux familles venues se détendre le dimanche après­-midi au parc Maha Bandoola comme on irait aux Buttes Chaumont par chez nous, pour se rendre compte qu’un sentiment de liberté semblait flotter dans l’air, loin des guéguerres de religion qui éclatent pourtant à seulement quelques kilomètres de là.

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

Rangoun semblait heureuse et épanouie. On nous avait conseillé quelques clubs pour découvrir la vie nocturne locale et observer à quel point les Birmans ne tiennent absolument pas l’alcool. Comme on avait eu l’occasion de le vérifier à Mandalay, on a préféré s’offrir une belle vue du haut de la Sakura Tower où un restaurant aux prix très occidentaux s’est installé, faire un peu de shopping au marché de jade au rez-­de-­chaussée du Bogyoke, et aller humer les senteurs de frangipanier qui hantent le sublime hôtel colonial de la rue Strand. Entre ces adresses prestigieuses et quelques restaurants japonais (ironiquement situés dans le quartier chinois), Rangoun m’a par moments rappelé certains côtés de Mumbai, ville d’une opulence gerbante à souhait. A Rangoun, la pilule passait mieux. Parce que ces adresses étaient plus discrètes ? A cause de ce sourire birman que tout le monde affiche sans contrainte apparente ?
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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

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Balade dans Rangoun ©voyagesadeux

Une rencontre avec une étudiante au français presque parfait ­autour de quelques sushis dans un restaurant branché comme on en trouve que dans les villes modernes ­nous a rassuré sur beaucoup de choses.

Le Myanmar est définitivement en train de changer et vers le meilleur

Le temps d’adopter une nouvelle coupe parce qu’on nous avait conseillé de tester le coiffeur à tout prix (et à 6€, massage inclus, autant dire qu’il n’était pas très élevé), puis nous sommes repartis sereins et confiants en l’avenir de ce beau pays. Evidemment, on aurait préféré ne pas avoir la surprise de devoir payer 5$ chacun de taxe de départ, réévaluée comme un gag pile le 1er avril par une junte gourmande qui semble avoir malgré tout de moins en moins d’emprise sur son peuple et la manne touristique, mais il en aurait fallu beaucoup plus pour nous faire regretter notre passage au Myanmar.

2 réponses to “Rangoun, une petite vieille pleine d’avenir

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