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Bonne adresse : L’hôtel Maduzi, quand Bangkok a vraiment la classe

De temps en temps il est bon de se faire des petites surprises pour apporter du piquant dans son voyage comme dans son couple. Marie m’a demandé si je voulais voir des photos du Maduzi ou si je préférais lui faire confiance. Comme souvent, j’ai préféré lui faire confiance. Je sais qu’elle a bon goût. Dès que je suis arrivé dans le hall du Maduzi, j’ai su qu’elle ne m’avait pas menti. Vous voulez qu’on vous montre les photos ou vous préférez les surprises ?

L’hôtel : une bulle design et zen

La première surprise a été de découvrir un quartier de Bangkok que je ne connaissais pas (j’y étais venu il y a sept ans mais avais surtout vu les monuments principaux, Khao San road et Chinatown) et qui m’a beaucoup plu : le quartier des affaires. Sukhumvit, son métro aérien parfaitement nickel, ses buildings titanesques, ses drôles de centres commerciaux, ses rues propres mais jamais lisses où se trimballent des petites gargotes ambulantes pour que l’on puisse grignoter à toute heure. Ce Bangkok-là a de la gueule ! Ça change de Khao San Road où s’entassent les touristes noyés dans les basses de vilaines musiques aux rives d’hôtels miteux. Au Maduzi, on est à des années-lumière de cette Thaïlande de pacotille. Dès le premier pas, la porte d’entrée s’ouvre toute seule, comme dans un conte de fée qui se distille depuis le joli lobby et son ascenseur futuriste, en passant par la salle raffinée à l’entrée derrière la grande baie vitrée qui se prolonge, habillée ensuite par une dentelle métallique du plus bel effet et jusqu’au restaurant cosy qui prouve que tout ici vous invite à un séjour de charme.  On a su garder une élégance toute asiatique, dépouillé du kitsch thaïlandais pour offrir un endroit de rêve où la tradition côtoie la modernité. Aussi, l’hôtel se démarque des business-hôtels du quartier par un vrai caractère où viennent fusionner tout un panel d’influences qui, à lui seul, invite déjà au voyage.

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Maduzi Hotel – Bangkok ©voyagesadeux

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Maduzi Hotel – Bangkok ©voyagesadeux

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Maduzi Hotel – Bangkok ©voyagesadeux

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Maduzi Hotel – Bangkok ©voyagesadeux

 

 

La chambre : ne me laissez pas partir, je suis trop bien ici !

Un grand lit comme en a rarement connu d’aussi confortable, une immense baie vitrée qui rend la pièce profondément lumineuse (et de bons rideaux pour l’intimité comme pour la grasse-mat), un fauteuil dont on a plus envie de décoller un fois qu’on s’est lové dedans, un écran-plat géant, un inévitable coin bureau  (avec même une imprimante à disposition), une déco à nouveau aussi sobre qu’élégante… Le Maduzi, vous l’aurez compris, ne fait pas les choses à moitié. Ce caractère racé découvert dans les salles communes, on le retrouve dans la chambre avec toujours plus de confort. On découvre la salle de bain et là, encore une fois, une belle surprise. Dans ce grand espace très clair, en plus de la douche, une baignoire-jacuzzi où l’eau coule du plafond. Humhum… J’ai défait tout mon barda dans la grande penderie et pour la première fois du voyage j’ai rangé mes affaires dans des étagères. Nous n’allions restés que deux nuits sur place, mais j’avais ainsi l’illusion que c’était un peu chez moi. La vérité, c’est qu’un endroit comme celui-là, on ne veut plus le quitter.  En plus, le mini-bar est inclus dans le prix de la chambre. On vous prévient par contre, il est sans alcool. Pas grave, la volupté, pas besoin d’aller la chercher ailleurs : c’est ici qu’elle habite.

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Maduzi Hotel – Bangkok ©voyagesadeux

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Maduzi Hotel – Bangkok ©voyagesadeux

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Maduzi Hotel – Bangkok ©voyagesadeux

 

 

Le petit-déjeuner : et si on restait une nuit de plus ?

Ce fut-là ma seule déception, ne pouvoir rester que deux nuits alors qu’il y avait quatre formules (cinq en fait, mais la dernière était de chez nous et c’était la plus simple) pour le petit-déjeuner… Américain, japonais, canadien ou chinois. Le choix était d’autant plus cornélien que chacun des petits-déjeuners étaient profondément différents. Le premier jour je me laisse tenter, le chef étant japonais, par le petit-déj de son pays natal. C’est un pur délice. Le poulet vapeur est juste une merveille. Toute la finesse de la cuisine japonaise au service d’un réveil en douceur mais plein de saveurs. Le deuxième jour, une longue journée s’annonce et comme j’avais pu gouter la veille à la formule canadienne dans l’assiette de Marie, j’opte pour la formule américaine, classique mais trop tentante. Quelque chose qui tient au corps. Je me ressers même au buffet (parce qu’il y a un petit buffet en plus pour les ogres et les gourmands) une rafraichissante salade dont je ne sais laquelle des trois vinaigrettes maison je vais choisir en guise de sublimation. Une fois de plus c’est très bon. Pas de regret, le formule chinoise, avec son œuf de cent ans (un mauvais souvenir) m’attirait moins… mais ça c’était avant que je la découvre dans l’assiette du voisin. Il faudra que je revienne la gouter un de ces jours, même si sera certainement difficile de ne pas recraquer pour un réveil à la japonaise.

Le truc en plus : le restaurant, un gastro à prix doux

Le Maduzi a plus d’un tour dans son sac mais puisqu’il nous faut en choisir un seul, alors nous choisissons le restaurant. Après l’un des meilleurs petits-déjeuners de tous les temps on était bien curieux de gouter aux autres propositions du chef. Il faut croire qu’il nous a pris au mot, parce qu’il nous en a fait gouter des propositions : après un amuse-bouche déjà plein de promesses, pour Marie ce sera un potage de pommes de terre façon capuccino pour lui mettre l’eau à la bouche et pour lui mettre la larme à l’œil (tellement c’était bon) un mille feuille de crabe des neiges avec sa sauce au beurre, fenouil et crabe Kanimiso. En plats de résistance et comment leur résister ? Une huître d’Hiroshima au consommé de congre dans sa nage de citron glacé (peut-être une prémonition d’un voyage à venir ? #spoiler) suivi d’un pavé de bœuf argentin avec un confit d’échalote au vin rouge. Oh les jolis souvenirs d’un précédent périple ! De mon côté, je retourne un peu à la maison avec le foie gras fumé et les rouleaux de jambon de Parme fourrés au pâté de canard où danse une farandole de fruits rouges avant de craquer pour la poitrine de canard fumée et sa marmelade de figue avec une salade de truffes noires.  Arrivent alors, pour mêler la terre et la mer, la gambas rôtie et son coulis de champignons aux truffes noires. Comme disais Ferré, « c’est extra » ; pour le deuxième plat, je m’envole au paradis avec le succulent pigeon du chef. Pour tous les deux enfin, un gâteau éponge au thé vert fourré à la crème fouettée accompagné de glace à la noix, tuile au sésame, pâte de haricot, châtaignes et fruits confis. Un délice final tout en douceur automnale.  Du début jusqu’à la fin, c’est un festival de couleurs, d’odeurs et de saveurs. Dîner au Maduzi, c’est plus qu’une simple expérience gastronomique, c’est un voyage où fusionnent l’Asie et l’Occident, une aventure merveilleuse en somme et que nous ne sommes pas prêts d’oublier.

 

Infos pratiques :

Maduzi Hotel

9/1 Ratchadaphisek – Bangkok

Tarif : 137€ la nuit en chambre classique, petit-déjeuner inclus

Merci au Maduzi pour son invitation

 

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