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Bangkok, l’Asie du sud niveau grand débutant

Comparée au reste de l’Asie, la Thaïlande ne m’avait jamais vraiment attirée si bien que nous ne l’avions pas prévue au programme de notre voyage. Trop touristique, trop commerciale, pas du tout ma came. Puis Matt y était déjà allé et on voulait éviter les pays où nous avions déjà voyagé séparément pour que cette aventure soit une découverte mutuelle. Sauf qu’il nous fallait nous y arrêter de toute façon au moins trois jours pour demander nos visas pour la Birmanie. Alors on s’est dit « quitte à devoir passer par la Thaïlande, autant en profiter pour prendre quelques jours de vacances dans le sud du pays, à la plage » et de préférence du côté que Matt ne connaissait pas. En plus, des amis y étaient au même moment alors c’était décidé : j’allais fêter mon anniversaire entre sable blanc, cocotiers et cocktails !

Mais avant tout ça, nous avions trois jours pour découvrir Bangkok en ce qui me concerne et se replonger dans ses souvenirs en ce qui concerne Matt.

Petit Gotham version Mystères de Pékin

Quand j’arrive quelque part, j’associe toujours une ville à une image populaire. Ca me permet de trouver des repères. Pour Bangkok, ça a été un mélange de Gotham City et des Mystères de Pékin. Il faut dire que l’on est arrivés à 6h du matin par le quartier de Sukhumvit et que je ne m’attendais pas du tout à trouver des barres d’immeuble aussi impressionnantes qu’à New York, des avenues immenses et des écrans géants scintillant de mille lumières. Et puis il y a ce métro aérien impressionnant qui te fait voler au-dessus de la ville qui se réveille doucement, où tu scotches sur les pubs des petites télés. Qu’on se le dise : la mortadelle et le Biactol n’ont jamais été aussi swag qu’à Bangkok.

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Le Bangkok moderne – ©voyagesadeux

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Le Bangkok moderne – ©voyagesadeux

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Le Bangkok moderne – ©voyagesadeux

 

White is White

Il a beau faire moins 15 dans ce métro à cause de cette fichue clim, les petites nanas ont le moins de tissu possible sur leurs jambes longilignes d’une pâleur surréaliste. Leur visage affiche la même blancheur, contrastant avec d’épais sourcils tracés au feutre indélébile et de grosses lentilles de couleur, plus larges que leurs propres iris donnant un effet manga assez étrange. Une meuf reste une meuf : jamais contente de ce qu’elle a. Là où les « points soleil » pullulent sur l’hexagone pour tenter d’avoir une mine dorée même en hiver, les crèmes blanchissantes sont légion au rayon cosmétique des petites épiceries de Bangkok. Merci la pharmaceutique coréenne et tes patchs à la bave d’escargot à moins d’un euro d’avoir envahi toute l’Asie du sud ! En bonne aventurière, j’ai testé la chose : effet immédiat comme annoncé sur le packaging, mais tout part en un peeling. Ouf !

Et l’homme créa le 7/11

Pour trouver ces petites crèmes-miracle, il suffit donc de descendre au coin de la rue. Tous les 20 mètres, on tombe sur un 7/11, cette chaîne dont Bangkok regorge  à foison et où nous avons passé des heures. Promis, je ne me moquerai plus jamais des touristes qui traînent leurs cadis à Carrefour ou Monoprix car je comprends maintenant combien une épicerie étrangère peut avoir un effet hypnotisant. Ô doux pouvoir de consommation ! On a voulu tout acheter, tout tester. Les chips goût coquille Saint-Jacques ou chocolat, les croque-Monsieur cuits à la minute, les feuilles d’algues séchées, les têtes brûlées au tamarin, les barres céréalières estampillées par un sosie thaï de Taylor Lautner et les pâtés de bébés calamar au packaging façon Andy Warhol, les gommes à taches de rousseur et les patchs au concombre pour nos yeux fatigués, l’huile d’olive pour cheveux et la crème hydratante au vin rouge…  Pourvu que 7/11 n’arrive jamais en France.

Une fois sortis de cette ambiance kitsch avec climatisation, le changement est brutal : on se prend une bouffée de chaleur aussi impressionnante qu’à la sortie d’un avion. Ou comment choper la crève sous les tropiques. Gotham s’estompe pour une ambiance plus asiatique, plus fidèle à celle que je m’en faisais. Une atmosphère digne des mystères de Pékin. Bienvenue dans le quartier chinois ! Nos tuktuks indiens ont troqué leur bicolore jaune et vert pour un bleu pétaradant, les taxis s’affichent en rose fluo et les street-chai ont laissé place aux gargotes de brochettes plus succulentes les unes que les autres. Ahhhh, la bouffe de rue à Bangkok… Rien que de l’écrire j’en ai à nouveau l’eau à la bouche. On a voulu tout goûter (ou presque) dans le petit marché chinois qui partait de notre guesthouse et dans les rues qui entourent la gare centrale.

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Le streetfood à Bangkok ©voyagesadeux

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Le streetfood à Bangkok ©voyagesadeux

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Le quartier chinois de Bangkok ©voyagesadeux

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Le quartier chinois de Bangkok ©voyagesadeux

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Le quartier chinois de Bangkok ©voyagesadeux

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Le quartier chinois de Bangkok ©voyagesadeux

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La streetfood à Bangkok ©voyagesadeux

 

Pour vivre heureux, vivons couché

Les premiers jours, nous avons déambulé au hasard des rues après avoir rempli les formalités administratives relou qui nous avaient obligés à atterrir à Bangkok. Nous n’avions rien prévu ni d’envies particulières. Alors on observait tout ce petit monde étendu chez soi la porte grande ouverte, le ventilateur poussé à fond, en train de faire la sieste ou papoter gaiment. Toujours un sourire à notre passage ou un coucou accueillant. Jusque dans les rues, devant les commerces ou dans les marchés, la position bipède était rarement adoptée. Même le beau Bouddha doré du Wat Pho est représenté en position allongée. Comme on le comprend ! Je ne pensais pas connaître un jour une chaleur plus infernale que celle du Paraguay. Mais ça, c’était avant. Dur de ne pas se jeter dans les klongs pour se rafraîchir ou de ne pas passer plus de temps dans les endroits fermés pour profiter de la clim. On retourne au 7/11 ?

Et la Thaïlande pittoresque dans tout ça ?

Oui, c’est vrai, entre la cité moderne de Bangkok et le quartier chinois, on pourrait croire que nous n’avons pas vu une once d’authenticité locale. Si, on a bien fait les touristes. Au pas de course, on a grimpé dans plusieurs temples dont le fameux Wat Pho, le joli Wat Arun et l’impressionnant golden moutain qui offre une superbe vue sur toute la ville. On a fait une balade au vert dans le joli parc ? puis en long-boat sur le canal en évitant une arnaque grosse comme une maison (merci l’entraînement en Inde). On a trainé nos tongs au marché aux  fleurs et réfréné des envies de shopping à Chatuchak. On s’est baladé de nuit au City Hall et on a fini par aller goûter de loin l’euphorie de Khao San Road. Une sainte horreur que ce bout de rue où on ne trouve que 10% de Thaï pour 90% de touristes venus dépenser leurs baths dans un débardeur bon-marché ou un massage des pieds fait à l’arrache sur un transat au milieu de ce joyeux bordel. D’un côté comme de l’autre, les pubs irlandais ou australiens crachent leur mauvaise musique à fond les ballons. Un vrai parc d’attractions qui pue le fric et le fake dont on est partis presque aussi vite qu’on était arrivés.

 

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Les temples de Bankok ©voyagesadeux

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Les temples de Bankok ©voyagesadeux

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Les temples de Bankok ©voyagesadeux

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Les temples de Bankok ©voyagesadeux

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Les temples de Bankok ©voyagesadeux

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Les temples de Bankok ©voyagesadeux

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Les temples de Bankok ©voyagesadeux

 

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Le marché aux fleurs de Bangkok ©voyagesadeux

 


Quand le Bangkok de nuit te prend par les sentiments

Pour finir en douceur, on a préféré mangé traditionnel au vraiment pittoresque marché de la mairie, prendre un bus pour retourner vers le marché aux fleurs de nuit et rentrer à pieds jusqu’au quartier chinois pour goûter au Bangkok nocturne en longeant les klongs, un jus d’aloe vera à la main. Cette première immersion (car il y en aura d’autres, j’en suis sûre) m’a fait revoir ma copie sur la Thaïlande et principalement Bangkok. Si on ne se cantonne pas aux quartiers touristiques, cette ville de folie est un petit bout d’Asie tout ce qu’il y a de plus charmant où je me suis même vue vivre pour en découvrir d’avantage. Comme pour nous dire au revoir en  beauté, nous avons même eu droit à un superbe feu d’artifices depuis le toit de notre guesthouse.  Décidemment, tu sais comment me parler Bangkok !

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Bangkok de nuit ©voyagesadeux

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Bangkok de nuit ©voyagesadeux

 

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Où dormir à Bangkok pour les petits budgets ?

On vous confie rapidement une adresse que notre copine nous avait dégotée dans le quartier chinois, à deux minutes à pieds du canal : le River View guesthouse. Nous avons payé 500 baths (15€) pour une chambre double avec la salle-de-bain partagée. Certes, c’est plus cher qu’un taudis sur Kaoh San Road, mais dormir au milieu de poivrots dans une ambiance digne de Sodome et Gomorrhe, no way José ! En prime : un restaurant sur le toit avec une vue imprenable et la possibilité de louer des vélos.

 

Une réponse to “Bangkok, l’Asie du sud niveau grand débutant

  • Un conteur amusant plein d humour..une decouverte rapide et surréaliste de cette ville qui semble prenante par sa diversité. ..ah si je n avais pas mon âge et mes maux

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