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Visite express de Madurai

C’est moi, Matt, qui voulais visiter Madurai et c’est donc moi qui ai hérité de la lourde tâche de vous confectionner ce papier. Madurai et son temple… me voilà bien embêté. Je vous aurai bien parlé de notre hôtel mais nous avons déjà écrit tout un papier dessus. Reste Madurai… Madurai et son temple.

Madurai où l’on apprend que tu payes plus cher tes consos quand tu les commandes dans la salle climatisée. Madurai on l’on apprend… non, on l’où apprend rien d’autre en fait. On nous avait prévenu que le Tamil Nadu ce n’était pas le Kerala. C’est vrai. Le Tamil est un peu moins soigné. Il sent un peu plus la rusticité, c’est-à-dire un peu plus mauvais. Comme j’en ai un peu marre de vous raconter des villes pas belles ou des villes-poubelles je passe rapidement sur Madurai. Ville d’une « insolente prospérité », dixit le Routard, elle n’en reste pas moins aussi potentiellement vilaine et crasseuse que ses voisines moins insolentes. Alors certes, il y a des immeubles rutilants sans une chiure d’oiseau où l’on te vend des bijoux ou des vêtements sur quatre étages. Il y a même des ascenseurs. Ils ne manquent rien, rien ou presque, peut-être des clients.

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Dans les rues de Madurai ©voyagesadeux

 

Pour le délire (et surtout parce qu’on ne savait pas où aller, le drame des villes en Inde) on est entrés chez Pothys. Il y avait tellement de vendeurs qu’on aurait pu les confondre avec les trois péquins qui faisaient office de clients. Dès qu’on s’approchait d’un rayon quelqu’un venait pour nous renseigner. On faisait un pas, il faisait deux pas dans la même direction. Une drôle de danse, surtout pour nous qui ne supportons pas qu’on nous colle aux baskets quand nous traînons dans les supermarket. Il y avait même un homme dont le boulot était d’appuyer sur les boutons de l’ascenseur. Du coup on a pris deux fois l’ascenseur, pour qu’il se sente utile et parce qu’on aimait bien sa compagnie ; il n’avait rien à nous vendre.

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Gourou superstar – Madurai ©voyagesadeux

 

Ensuite on a trainé dehors et comme il faisait chaud on a squatté l’église Saint-George dont on s’est fait virés parce qu’on parlait trop fort. Et c’est vrai qu’on parlait fort, mais c’est parce qu’il n’y avait personne.

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Eglise Saint-George – Madurai ©voyagesadeux

 

Cherchant de l’ombre, on a trainé dans le Pudu Mandapam, le marché religieux mais pas que, en face  du temple Sri Meenakshi. Il y avait là une mendiante avec des pustules partout sur tout le corps et j’étais content qu’elle ne nous ait pas touchés. Il y avait aussi des commerçants miséreux qui voulaient à tout prix et pour tous les prix nous vendre un morceau de tissu. Par contre il n’y avait personne pour appuyer sur le bouton de l’ascenseur, mais ce n’était pas très grave puisque de toute façon il n‘y avait pas d’ascenseur. On a mangé un bout, et puis le temple a ouvert ses portes et on s’est enfoncé dans les plis de la foule pour pénétrer dans le Sri Meenakshi.

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Vache sacrée à Madurai ©voyagesadeux

 

Si Madurai ne nous a pas laissé une impression inoubliable, on doit bien vous avouer que c’est tout le contraire avec le Sri Meenakshi Temple. Ce temple labyrinthique est une petite ville dans la ville. Si les non-hindous n’ont pas accès à tous les recoins du sanctuaire, on peut néanmoins déambuler une bonne demi-journée sans jamais s’ennuyer. Entre les couleurs et la richesse architecturale, cette visite est une vraie bouffée d’oxygène dans une ville où nous commencions justement à suffoquer gentiment.

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Temple Meenakshi de Madurai ©voyagesadeux

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Temple Meenakshi de Madurai ©voyagesadeux

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Temple Meenakshi de Madurai ©voyagesadeux

 

On ne s’est pas amusés à compter les milles colonnes du musée des milles colonnes pour savoir s’il portait bien son nom. On s’est égarés au moment de ressortir du bon côté pour récupérer nos claquettes et notre appareil photo (le portable, lui, est autorisé, mais pas les tablettes non plus) et on a acheté des lingettes pour se laver les pieds mais aussi parce qu’on devrait toujours avoir des lingettes en Inde. Si vous voulez éviter d’avoir l’air con en demandant “a kind of sanitizer, like a soap but in paper to clean the hands or the face” ça s’appelle des multi-use wipes, ce qui sous-entend au passage qu’elles ont peut-être d’autres utilités encore que celles précitées.

Je disais au début de cet article que nous n’avions rien appris de plus que le fait que les consos étaient plus chères sous la clim, j’avais omis qu’on y avait aussi appris comment demander en anglais une espèce de savon comme les savons secs, mais en papier, du genre pour se nettoyer les mains ou le visage. Voilà pour Madurai et voilà pour son temple. On ne regrette pas d’y être venu (merci le Sri Meenakshi). Est-ce qu’on y retournera ? Pour l’hôtel peut-être…

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