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Goa en trois temps et trois ambiances

Avant toutes choses, comme certains peuvent parfois le penser, il est bon de rétablir une vérité : Goa n’est pas une ville, mais bien une région ! #scoopdusiècle Et comme toute région qui se respecte, elle se doit d’être un minimum diversifiée. Nous avons choisi d’y passer une douzaine de jours, pas assez pour tout voir, mais de quoi mieux la comprendre et l’apprécier.

Arambol et la loi des 3 F : freaks, fêtes et fruits de mer

Rien de méchant derrière l’appellation « freaks », c’est comme ça qu’on les appelle apparemment pour les différencier des « long stay », des « hippies » et autres marginaux qui ont choisi Arambol comme QG à Goa. Et on peut les comprendre, c’est vrai qu’il y a pire.

Mais rétablissons une deuxième vérité : Arambol, ce n’est pas l’Inde #scooptoujours.

C’est un gringoland pour doux-dingues en manque d’exotisme où s’aventurent aussi bien quelques vacanciers de Mumbai (ils sont faciles à reconnaître, il peut par exemple s’agir d’Indiens avec des chapeaux de JR dans Dallas), des touristes ou des voyageurs (pour ne pas en vexer certains) comme vous et moi et des Russes qui ont décidé de ne pas se mélanger à tout ce qui ne parlait pas la langue de Gogol. Bref, un joyeux bordel ! C’est à se demander si Ronald ne serait pas aller y chercher son fameux « venez comme vous êtes. » Et tout ce petit monde se prélasse sur la plage à différentes heures et à différents endroits. Des restaurants touristiques vous proposent d’y manger à tout moment, quasiment les pieds dans l’eau, sur des transats « paradisiaques ».

A la base, je ne voulais pas vraiment y aller, mais après trois mois en Inde du Nord, j’avoue que Goa m’a fait un bien fou.

C’était un peu une pause dans le voyage pour passer en mode vacances. On s’est fait plaisir, on a dormi à deux minutes de la plage, on a rebu un peu d’alcool (dont le très local fenny à base de pomme-cajou), on est allé aux restaurants touristiques et on a fait la fête.

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Dans les rues d’Arambol – Goa ©voyagesadeux

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Sur les plages d’Arambol – Goa ©voyagesadeux

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Streetart à Arambol – Goa ©voyagesadeux

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Coucher de soleil à Arambol – Goa ©voyagesadeux

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Sur les plags d’Arambol – Goa ©voyagesadeux

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Sur les plags d’Arambol – Goa ©voyagesadeux

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Sur les plages d’Arambol – Goa ©voyagesadeux

 

A Arambol, c’est d’ailleurs tous les soirs un peu la fête (ou presque), souvent vers le Love Temple, aux bords de l’eau où des artistes de plage viennent faire quelques numéros de cerceaux, bolas et autres boules de cristal. Des Hare-Krishna passent en chantant, d’autres vous distribuent des prospectus en veux-tu en voilà « Ce soir soirée reggae au machin-bidule, demain soirée transe au bidule-truc ». C’est de la fête alternative à tous les étages et pour s’ennuyer il faut vraiment le vouloir. Régulièrement, de grandes fêtes sont organisées, mais c’est plutôt à Vagator ou Anjuna et on vous réserve un papier sur cette expérience aux frontières du réel.

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Hippies shanti shanti ! – Goa ©voyagesadeux

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Hippies shanti shanti ! – Goa ©voyagesadeux

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Hippies shanti shanti ! – Goa ©voyagesadeux

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Hippies shanti shanti ! – Goa ©voyagesadeux

 

A Arambol, il y a aussi les pêcheurs locaux. Ils pêchent plutôt en fin d’après-midi et revendent leurs prises aux restaurants pour touristes qui écoulent ça le soir, ou le lendemain, ou le surlendemain ou… Et ça faisait longtemps qu’on n’avait pas gouté à la mer. Bon, ce n’est pas la plus belle d’Asie mais elle fait son petit effet. Des étendues de sable sur plusieurs kilomètres avec des cocotiers dans le fond : on ne dit jamais « non ». Et Goa de nous faire tourner la tête. On fait péter du calamar et des gambas. Résultat, au lieu de simplement nous faire péter en retour la nuit fut rude pour Marie qui a du hériter dans son jeu de la gambas de pic. Ce décapode nageur avait probablement arrêté de nager depuis trop longtemps déjà avant de faire la planche au fond de son estomac. Turista, ô Turista. Et des amis de nous le confirmer par la suite : « poisson à la rigueur, mais tout le reste mieux vaut s’abstenir ».

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Les pêcheurs de Goa ©voyagesadeux

 

 Mandrem, à quelques mètres de là, la tranquillité

Après Arambol il y a Ashwem et après Ashwem il y a Mandrem. Autant vous dire qu’en une petite heure à pied seulement on s’était trouvé un second pied à terre. Si Mandrem est un peu plus chère que sa voisine, elle est surtout beaucoup plus calme. Quelques bonnes adresses, dont la nôtre : le Banyan Tree Yoga, où nous sommes allés nous ressourcer un peu en souvenir de notre périple à Rishikesh. Pour l’anecdote, on y a d’ailleurs croisé, pile en sortant de l’établissement, notre yogi Vishva (de Rishikesh) qui passait par là en scooter – le monde est petit, mais l’Inde, j’aurais pas dit  – et on lui a demandé s’il aimait Goa. Il nous a répondu à l’indienne en dodelinant de la tête, avec son grand sourire contagieux qui commençait à nous manquer et en ajoutant simplement : « Pas tout ». Et comme on ne va pas contredire notre yogi, on doit vous avouer que c’est un peu la même chose de notre côté. La Turista par exemple, on a eu beau se la refiler, au final on s’en serait bien passé. Pour le reste, on ne va pas se plaindre. Quid de Mandrem dans tout ça ? La plage toujours et la tranquillité. Ah, la tranquillité… et cette vieille turista qui refuse elle aussi de faire ses valises.

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A Mandrem, même les chiens sont relax – Goa ©voyagesadeux

 

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Les plages de Mandrem – Goa ©voyagesadeux

 

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Coucher de soleil sur la plage de Mandrem – Goa ©voyagesadeux

Old Goa, où Dieu se posa autrefois avant de réaliser qu’il devait faire trop chaud

On a rarement vu autant de lieux saints dans un si petit périmètre. Old Goa c’est une cathédrale en face d’une basilique entourée d’églises et de chapelles. Pas de doute, Dieu y connut ses heures de gloire et le site a encore de beaux restes, mais d’une manière générale ça ne vaut pas forcément l’exubérance de certains temples hindous ni la beauté de certaines églises européennes. Aussi bien les petites églises que les deux temples principaux sont dans l’ensemble assez vides. Des fresques d’époque on ne voit plus grand-chose à cause des moussons et, de l’église Sainte-Augustine, peut-être la plus impressionnante de toutes, ne demeure plus, au pied des ruines, qu’une tour abandonnée comme un ultime vestige d’une chrétienté jadis plus florissante. Malgré cela, la visite d’Old Goa est plutôt agréable. Parfois étrange avec ses supérettes religieuses et ses hindous venus se mêler aux chrétiens pour se prosterner avec autant de ferveur devant Jésus qui n’est pour eux « qu’une» énième incarnation de Vishnu. Souvent reposante, avec son tourisme religieux relativement calme et plutôt souriant et surtout essentielle pour mieux comprendre l’état de Goa à travers certaines pages de son histoire. En une demi-journée, on en avait visité la quasi-totalité et, la chaleur mis à part, on a plutôt apprécié le déplacement.

 

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Les églises d’Old Goa ©voyagesadeux

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Les églises d’Old Goa ©voyagesadeux

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Les églises d’Old Goa ©voyagesadeux

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Les églises d’Old Goa ©voyagesadeux

 

Pour finir, on a fait un petit détour par Madgaon pour acheter un billet de train en « quota touristique » qui nous a obligés à passer une nuit sur place. Du coup, on en a profité pour visiter mais Madgaon est plus une ville de passage qu’une ville de visite. On n’y a d’ailleurs pas vraiment constaté d’ambiance particulière. Sans la détester, cette fois on n’était pas mécontents de ne pas lui consacrer plus de temps, ce même temps qui nous aura pourtant manqué ailleurs.

En effet, on aurait pu en passer beaucoup plus à Goa. En fait, on aurait même vraiment aimé. On reviendra, qui sait, un jour peut-être, mais sans la turista.

 

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