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Dans les pas du Bouddha, à Bodhgaya

Après le Dalaï-Lama, on suit cette fois directement Bouddha : direction Bodhgaya. Si Marie avait choisi Bénarès comme une étape indispensable de notre « parcours spirituel » en Inde, j’avais en retour imposé la ville de Bodhgaya. Bénarès nous avait plu à tous les deux, qu’en serait-il désormais de la ville du Bouddha ?

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Selfie devant le temple de la Mahabodhi à Bodhgaya ©voyagesadeux

 

Bodhgaya est une étape de choix, relativement calme, en regard des mégalopoles indiennes particulièrement agressives. Cela dit, si le Bouddha a pu y atteindre l’éveil en son temps, pas certain que quiconque parvienne à l’imiter aujourd’hui. En effet, en dépit de l’atmosphère si particulière du temple de la Mahabodhi, la ville en elle-même est désormais une espèce de Lourdes bouddhiste où le commerce semble parfois plus efficace que le recueillement. Jusqu’à l’intérieur du temple on a essayé de nous vendre une clef USB…

Cette impression de « surenchère » religieuse est d’ailleurs appuyée, quoique de façon non désagréable cette fois, par la présence de toute une flopée de temples bouddhistes en provenance des différents pays d’Asie. Si tous les visiter prend environ entre une demi-journée et une journée complète, ce parcours, pas indispensable, est néanmoins sympathique et permet de se mettre un peu dans le bain avant d’entrer dans le vif du sujet.

Notre conseil : Si vous ne souhaitez pas ou n’avez pas le temps de tout voir, nos préférences vont à  la sobriété du Japon, à l’exubérance du Bhoutan et à la richesse picturale du temple Karmapa, un peu éloigné des autres. Enfin, la grande statue du Bouddha mérite également un petit détour.
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Temple bouddhiste à Bodhgaya ©voyagesadeux

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Temple bouddhiste à Bodhgaya ©voyagesadeux

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Temple bouddhiste à Bodhgaya ©voyagesadeux

 

Arrive enfin le temple de la Mahabodhi, dont la beauté architecturale impressionne déjà. Mais le plus impressionnant (sympathie bouddhiste aidant, je ne suis peut-être pas le plus objectif de tous les juges), c’est encore l’atmosphère particulièrement sereine qui émane des lieux. Peut-être le fait d’arriver en plein milieu du festival annuel de chants bouddhistes y est-il pour quelque chose, avec toutes les communautés de moines célébrant la tradition dans leur langue… Cela dit, le plus impressionnant à mon sens – et je n’aime pas trop parler d’énergie, les gens qui en parlent m’ayant souvent l’air de gentils excentriques – reste justement l’énergie qui se dégage de l’arbre de la Bodhi sous lequel Bouddha a atteint l’éveil (bon, le vrai à été coupé mais celui-ci est né d’une bouture de l’original). Les oiseaux et les écureuils y semblent vivre en paix, et il m’est assez difficile de mettre d’autres mots sur cette profonde sensation de bien-être que j’ai ressentie sous son feuillage. Bonnes vibrations, auto-persuasion… je vous laisse décider par vous-mêmes.

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Le temple de Mahabodhi à Bodhgaya ©voyagesadeux

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L’arbre de la bodhi à Bodhgaya ©voyagesadeux

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Le temple de Mahabodhi à Bodhgaya ©voyagesadeux

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Le temple de Mahabodhi à Bodhgaya ©voyagesadeux

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Le temple de Mahabodhi à Bodhgaya ©voyagesadeux

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Le temple de Mahabodhi à Bodhgaya ©voyagesadeux

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Rencontre au temple de Mahabodhi à Bodhgaya ©voyagesadeux

 

 

Malgré le tourisme spirituel, l’offre hôtelière n’est pas la pas la plus développée du pays et il n’est pas si évident de trouver une adresse confortable sur place. Si quelques temples proposent des solutions d’hébergements idéales pour les pèlerins, il va sans dire que le confort y est souvent rudimentaire. Pour notre part, nous avons choisi l’Hotel Tokyo Vihar, suffisamment éloigné de l’artère principale pour être au calme et très proche des visites essentielles. Il se trouve juste en face des temples japonais et bhoutanais dont on vous parlait plus haut, à mi-chemin entre la statue géante du Bouddha et le temple de la Mahabodhi, un emplacement assez idéal selon nous et qui aura été déterminant dans ce choix d’hôtel face à la concurrence. Le confort y est acceptable, mais toutes les chambres ne se valent pas. A savoir : aucun lit double de proposé, à part aux familles. Parmi les chambres que nous avons pu voir, la 105, au premier étage, avec son écran plat, son petit balcon pas trop mal exposé et sa salle de bain avec baignoire ne nous a pas déplu. Essayez donc d’en visiter plusieurs avant de vous décider. Pour le reste, si le grand hall d’accueil et les longs couloirs nous ont semblé un peu sous-exploités, l’adresse bénéficie d’un certain standing en regard des standards indiens.

Autre bon point de cette adresse : le restaurant de l’établissement. La cuisine du Tokyo Vihar est assez savoureuse et nous nous y sommes régalés d’un bon curry au poulet accompagné de riz et nan à l’ail ainsi que de nouilles sautées très bien exécutées. C’est certainement même ce que nous avons préféré concernant cette adresse.

 

 

 

 

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