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D’Haridwar à Rishikesh, balade le long du Gange

Si on voulait être complètement honnêtes avec l’ordre chronologique de notre voyage, on aurait du titrer ce post « de Rishikesh à Haridwar », sauf que le Gange ne coule pas dans ce sens là. Après nos quinze jours à l’ashram Anand Prakash dans la capitale du yoga, nous sommes donc remontés plus au nord de la région de l’Uttarakhand pour découvrir Haridwar… puis mieux redescendre par la suite vers Bénarès, tout au sud. Non, comme d’habitude, nous n’organisons rien à l’avance  pour vivre nos voyages le plus librement possible !

Haridwar, un avant goût de Bénarès

On est allés à Haridwar pour deux raisons : l’Har-ki-Pauri, la cérémonie d’offrande au Gange à laquelle nous voulions assister et tout simplement sa proximité géographique avec Rishikesh qui nous la rendait facile d’accès. La veille du jour où nous nous y sommes rendus, nous avions déjà pu avoir un petit aperçu de la ville au retour de notre excursion en campagne dans l’école fondée par notre yogi Vishva. Nous avions alors gouté aux pâtisseries produites grâce au sucre de canne de la ferme et visité un premier temple. Le lendemain, nous avions la chance d’être logés au Haveli Hari Ganga, certainement le meilleur hôtel de la ville (dont on vous parlera bientôt). Si Haridwar en elle-même, en dépit de quelques havelis plus ou moins bien conservés, s’organise de façon assez chaotique autour de la bruyante Upper Road, le plus intéressant consiste à s’enfoncer dans son bazar où le bruit des klaxons est beaucoup moins violent. Si nous n’y avons fait aucun achat, nous y avons dégusté ce qui reste à ce jour, le meilleur lassi de notre voyage, au modeste Prakash Lok qui ne paye pourtant pas de mine. La cérémonie d’offrande au Gange reste quant à elle assez spectaculaire. Si le lieu mérite une petite visite en journée, c’est vraiment à la nuit tombée que l’endroit devient magique. Pour l’avoir revécu plus tard à Bénarès, l’Har-ki-Pauri d’Haridwar nous aura semblé moins touristique (nous devions être une dizaine d’étrangers maximum au milieu de la foule), plus pittoresque, plus sincère et donc plus sacré (ce qui n’empêche pas les prêtres de vous réclamer de l’argent à la moindre occasion… on reste en Inde).

 

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Le bain dans le Gange -Haridwar ©voyagesadeux

 

Bain dans le Gange à Haridwar  ©voyagesadeux

Bain dans le Gange à Haridwar ©voyagesadeux

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Bain dans le Gange – Haridwar ©voyagesadeux

Une fois la balade dans le bazar, le lassi dégusté et l’Har-ki-Pauri découvert, nous avions déjà vu l’essentiel d’Haridwar. Il ne nous restait qu’à voir le temple de Mansa Devi perché sur la colline qui surplombe la ville. L’aller-retour se fait aisément en téléphérique (c’est assez sympa d’autant qu’a pied la route ne fait pas rêver) et le temple (constitué en fait de plusieurs micro-temples) vaut surtout pour son ambiance plus que pour sa beauté, toute relative. Vous l’aurez compris, nous n’avons pas trouvé cette visite profondément indispensable et nous avons surtout profité de la vue en sortant de l’enceinte du temple.

Vue sur Haridwar ©voyagesadeux

Temple de Mansa Devii à Haridwar ©voyagesadeux

Rishikesh, dans les pas des Beatles

On l’écrivait plus haut, Rishikesh est donc la capitale du yoga. Cette petite ville étendue sur les deux berges du Gange regorge d’ashrams. Nous en avons d’ailleurs testé un pendant quinze jours, comme on vous le racontait ICI. Une renommée que l’on doit aux Beatles qui ont lancé la mode auprès des occidentaux dans les années 70, en venant puiser l’inspiration de leur légendaire White Album à l’ashram du gourou Maharishi. Les fans du groupe et les hippies du monde entier (ou juste les curieux comme nous) affluent encore aujourd’hui à Rishikesh pour les imiter ou marcher dans leurs pas. Le Maharishi Mahesh ashram où les quatre garçons dans le vent sont restés pour s’initier à la méditation transcendantale est aujourd’hui un véritable petit paradis des amateurs d’urbex. La jungle a repris ses droits sur la pierre et l’ancienne salle de méditation est devenue une petite cathédrale des Beatles. Tags à gogo, paroles des chansons du groupe, citations de Lennon… nous y avons évidemment pris quelques photos avant de nous aventurer dans les anciennes chambres puis sur les toits. Un endroit ulta peace où s’échapper des rabatteurs hyper lourds du marché au centre-ville. Le centre-ville de Rishikesh n’est d’ailleurs qu’un très grand marché, mais les rickshaws et les voitures ne peuvent y circuler et ça, on aime. Comme dans toute ville touristique de l’Inde, impossible d’échapper aux propositions incessantes des commerçants. Mais on s’est vite rendu compte qu’ils n’étaient pas les pires du pays !

Beatles cathedral - Rishikesh ©voyagesadeux

Beatles cathedral – Rishikesh ©voyagesadeux

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Vue sur le Gange – Rishikesh ©voyagesadeux

 

Autre façon de leur échapper : la balade vers Neer Garh, la petite cascade située à quelques kilomètres à pieds (3 ou 4) du centre-ville. C’est d’ailleurs plus pour la randonnée au vert que pour la cascade en elle-même que l’on a apprécié de couper notre emploi du temps à l’ashram pour nous y rendre.

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Cascade de Rishikesh ©voyagesadeux

Après cette mise en bouche, on vous fait plonger au cœur du Gange la semaine prochaine : direction Bénarès !

4 réponses to “D’Haridwar à Rishikesh, balade le long du Gange

  • Et niveau « ambiance », ça donne quoi Rishikesh ? Je n’y suis jamais allé, mais on m’avait décrit ça à plusieurs reprises comme un lieu rempli de touristes soi-disant « très cool » et complètement déconnecté d’une certaine réalité indienne. Vous l’avez ressenti ou pas ?

    • Si par « réalité indienne » tu entends pollution, misère et corruption, je crois qu’il est impossible d’en être complètement déconnecté à moins de le faire exprès et ne pas vouloir la voir. A Rishikesh, on croise des gentils hippies qui viennent se détendre et s’enferment donc dans une bulle comme un ashram, mais celui où nous étions a eu la bonne idée d’organiser une sortie loin des sentiers battus, dans une ferme/école inaccessible aux touristes normalement pour nous rappeler que faire du yoga, c’est bien, ne pas oublier que l’Inde c’est aussi un pays inégal à de nombreux égards, c’est mieux. Donc il ne faut pas généraliser, à Rishikesh on trouve certes des gens très baba-cools mais loin d’être cons.

    • Je me suis peut-être mal exprimé, je ne pense pas qu’aller dans un ashram veut nécessairement dire qu’on s’enferme dans une bulle et qu’on est déconnecté, loin de là. On peut-être très connecté tout en souhaitant faire de la méditation, du yoga ou je ne sais quoi d’autre. Mais j’avais souvenir par exemple à Mac Leod Ganj ou à Manali de croiser sans cesse des touristes qui t’expliquaient qu’en Inde, tout est coooool … etc. J’adore voyager en Inde et je m’y sens bien, mais bon …

      • Ah ça par contre, on en rencontre partout. « India is so amaiiiiiiizing ! » on l’entend à tout bout de champ, mais uniquement de la bouche de touristes qu l’on rencontre dans les jolis hôtels. J’ai envie de leur répondre « yes, India is always better with a chauffeur, isnt’it ? » en référence au fait qu’ils traversent un tout petit bout du pays en voiture, sans jamais prendre le train, ou le temps de marcher dans un bazar pour se confronter à cette fameuse réalité. Evidemment, quand on met le prix, on peut toujours trouver tout cool et magnifique et au bout de deux mois, je peux aisément les comprendre : un peu de confort dans ce pays, ça permet d’être beaucoup plus cool justement. Mais les backpakers que nous croisons sont bien plus lucides et arrivent à faire la part des choses sur la soit disant coolitude de l’Inde.

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