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Que voir à Delhi ? Nos 10 conseils pour profiter (rapidement) de la capitale de l’Inde.

On ne vous cachera pas que nos cinq jours à Delhi ont été éprouvants et que, tout bien réfléchi, on aurait aimé rester moins longtemps. Nous n’en étions pas prisonniers rassurez-vous, on aurait tout aussi bien pu lever le camp le lendemain de notre arrivée, mais nous nous sommes dit que quitte à y être, autant voir ce que nous voulions y voir et, si possible, ne pas y revenir.

Pour cela, deux jours nous semblent suffisants, à moins d’aimer particulièrement la ville. Nous y avons, c’est sûr, raté plein de choses  et nos propositions de visites ne sont pas exhaustives, mais voilà ce que nous avons préféré à Delhi :

Que voir et faire à Delhi en deux jours ?

Prendre la température au marché de Chandni Chowk

Outre ses visites touristiques, c’est aussi (et surtout) pour le ressenti unique au monde que l’on éprouve face à cette ville tentaculaire que Delhi mérite qu’on s’y arrête au moins deux jours. Pour bien appréhender cette atmosphère singulière, rien de mieux qu’un bain de foule au marché de Chandni Chowk. Imaginez un dédale de rues étroites où absolument tout se marchande, recouvert d’un entremêlas infernal de fils électriques, parfois dénudés et souvent suintant d’une eau qui goutte d’on ne sait où. Au milieu, du monde à n’en plus finir, des rickshaw, des voitures, des vaches sacrées (mais surtout sacrément maigres), des mendiants et toujours ce bruit et cette pollution dont on vous parlait déjà ICI. Après avoir négocié nos premiers achats, on s’est arrêtés sur les marches d’une boutique et on a simplement regardé la ville vivre sous nos yeux. C’est incroyable les scènes auxquelles on peut alors assister.

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Le marché de Chandni Chowk – Delhi ©voyagesadeux

S’initier aux traditions hindoues au temple d’Hanoumân

Une fois l’épreuve du métro assimilée, direction la statue géante d’Hanoumân, ce dieu mi-homme mi-singe qui surplombe la voie ferrée du haut de ses 34 mètres, pas très loin du quartier de Connaught Place. Entre ses jambes musclées, on peut visiter son temple auquel on a trouvé des airs d’attraction de fête foraine. C’est coloré, labyrinthique et c’est éclairé dans tous les sens. Une belle entrée en matière avec les croyances hindoues. A l’intérieur, on peut se faufiler tête baissée et pieds nus par la gueule des monstres qui protègent le temple, pour découvrir les différentes divinités devant lesquelles de nombreux croyants viennent se recueillir chaque jour. Au passage, quelques prêtres hindous, proposent un point coloré sur le front, un bracelet en fil, une cuillère d’eau bénie et trois billes de sucre. C’est un rituel sacré que l’on peut reproduire devant chaque divinité du temple, contre une petite offrande. Dix roupies en théorie, mais on a essayé de nous en réclamer 100. Temple sacré ou pas, on est toujours en Inde !

Notre conseil : si vous voulez suivre un rituel, mettez votre offrande dans l’urne dédiée à chaque divinité plutôt que dans la main du prêtre qui vous dira de toute façon que ce n’est pas assez. Autre astuce : essayez de lui dire que vous avez déjà donné une offrande à l’un de ses collègues, vous verrez qu’il perdra tout de suite son sourire enjôleur et tout intérêt pour vous. Dernier test ultime du grand savoir des prêtres brahmanes : demandez-leur à quoi correspond chaque divinité, ils vous répondront toujours « la protection ».
Temple d'Hanouman - Delhi ©voyagesadeux

Temple d’Hanouman – Delhi ©voyagesadeux

Aller dire bonjour aux chauves-souris au fond du baholi Agrasen

Après un petit tour à Connaught place (quartier riche de Delhi où on peut faire du shopping de luxe), nous nous sommes rendus à pied au Baholi Agrasen.

Bon à savoir : Il est difficile de se déplacer à pied à Delhi, même si point de départ et destination ne sont pas trop éloignés l’un de l’autre, notamment à cause du bruit et de la pollution. Personne ne marche, tout le monde roule ou se fait amener quelque part en voiture/rickshaw/pousse-pousse. Mais si on vous dit que l’on peut facilement marcher depuis Connaught Place jusqu’au Baholi, c’est que la distance n’est pas trop désagréable. On traverse un marché puis un quartier résidentiel et calme, bordé de parcs squattés par des singes. Ça vaut donc le coup de ne pas rajouter une couche à la pollution en faisant marcher ses jambes !

Ce baholi (puits) est impressionnant de par son architecture tout en marches (103 en tout !) descendant  jusqu’à quinze mètres sous la terre. On se croirait presque dans un décor tout droit sorti de Tomb Raider ! Si le lieu est peuplé de centaines de pigeons, au centre, un bruit strident et continu plombe la tranquillité du lieu : des centaines de chauve-souris ont profité de l’obscurité dans l’arche principale pour installer leur nid. S’y aventurera qui voudra…

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Le Baholi Agrasen – Delhi ©voyagesadeux

Se promener pieds-nus dans la mosquée de Jama Masjid

La mosquée du vendredi, telle qu’on la surnomme, est l’une des plus impressionnantes visites de Delhi. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs s’il s’agit de la plus grande mosquée d’Inde. Il paraît qu’elle peut contenir jusqu’à 25 000 visiteurs en même temps. Quand nous y étions, la foule heureusement était moins nombreuse et nous pouvions circuler tranquillement dans son enceinte sereine et profiter de la jolie vue sur le fort Rouge.

Notre astuce : si la visite est gratuite, il vous sera demandé un droit de 300 roupies par appareil photo (le portable compte) lors de votre passage. A moins de vouloir a tout prix ramener un cliché souvenir, les baroudeurs au budget les plus serrés pourront venir sans appareil photo. Sinon, si vous êtes plusieurs, vous pouvez encore faire (comme nous) la visite en différé et laisser l’un d’entre vous, ou un groupe, à l’entrée avec les appareils.

Admirer la démesure du Fort Rouge

Situé tout au bout de l’allée principale de Chandni Chowk et de sa cacophonie à réveiller les morts, trône le majestueux Fort Rouge. Tel un rempart à l’épreuve du son, on retrouve au moins vingt dixième à chaque oreille dès son immense porte principale passée. Ce fort rouge, surnommé ainsi à cause de la couleur de son architecture impressionnante, est un havre de paix au milieu du chaos où l’on pourra visiter les petits musées installés dans les anciens appartements royaux de la dynastie moghole, ou juste se balader au calme avant de replonger dans la foule.

Le Fort Rouge - Delhi ©voyagesadeux

Le Fort Rouge – Delhi ©voyagesadeux

Manger dans la rue pour tester la résistance de son estomac

Vacciné contre l’hépatite E ou pas (ce que l’on vous recommande quand même), la plupart des gens vous le déconseillera. Pourtant, ce serait passer à côté d’une super expérience. Il faut savoir que de toute façon, les restaurants ne proposent pas forcément une meilleure hygiène, voire carrément tout l’inverse ! Nous avons testé deux fois de manger dans la rue à Delhi, nous n’avons eu aucun problème (digestif ou autre). Evidemment, il faut s’attendre à la fête au piment, même en demandant « no spicy » (ce qui risque au passage de faire rire le cuistot qui ne connaît pas autre chose). On trouve de nombreuses propositions qu’il faudra goûter les yeux fermés (à moins de savoir lire l’hindi) ou en observant ce que les autres clients ont commandé pour savoir à quoi s’attendre.

Notre conseil : dirigez-vous toujours vers un étal entouré de monde, c’est le signe que la cuisine y est bonne et propre. Ca marche partout dans le monde et aussi pour les restaurants.

Aller honorer Gandhi comme il se doit

Gandhi est la figure emblématique de l’Inde. Passer à Delhi sans visiter les monuments qui lui rendent hommage revient forcément à rater une part essentielle de la visite. Vous n’aurez peut-être pas l’occasion de faire tout le circuit. Nous-mêmes avons par exemple raté le Gandhi Smriti (l’endroit où il fit ses derniers pas). Dans tous les cas, pour mieux découvrir cette figure charismatique de la nation, le Gandhi National Museum offre une super entrée en matière avec de nombreux clichés en noir et blanc et une collection d’objets ayant apartenu au Mahatma. Une visite d’autant plus touchante que l’on y croise jusqu’au vêtement taché de sang qu’il portait lors de son assassinat. Enfin, le Raj Ghat où a été incinérée la dépouille de Gandhi, détonne dans une ville richement ornementée comme Delhi par son humilité. Une simple dalle noire dans au centre d’un grand parc, devant laquelle les visiteurs défilent pour honorer sa mémoire.

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Hommage à Gandhi – Delhi ©voyagesadeux

Tenter de voir du vert sous la poussière au parc Lodi

Avec un nom aussi mignon que Lodi, on imaginait un parc verdoyant plein de jolies fleurs où les amoureux se donnent rendez-vous au coucher du soleil. Certes, les amoureux s’y retrouvent bien mais pour ce qui est de la verdure, il faudra repasser ! En même temps, comment pouvait-on s’imaginer que le poumon d’une ville polluée comme Delhi ne soit pas atteint d’un cancer en phase terminale ? Chaque feuille est recouverte d’une épaisse couche de poussière, les fleurs ont disparu depuis longtemps et impossible de trouver à ce parc un quelconque charme romantique. Pourquoi vous le conseiller alors ? Pour les deux mausolées principales qui abritent les dépouilles d’anciens sultans, dont celle de Sikandar Lodi qui a donné son nom au parc . Ces deux bâtiments sortis d’un conte des milles et une nuit valent à eux seuls le détour. Au coucher du soleil, dans les formes tout en arabesques, on a aimé jouer aux ombres chinoises avec nos silhouettes.

Le parc de Lodi- Delhi ©voyagesadeux

Le parc de Lodi- Delhi ©voyagesadeux

Succomber face à la hauteur du minaret de Qûtb Minâr

Première visite de notre séjour à Delhi (le matin même sans avoir dormis de la nuit) le Qûtb Minâr est le troisième plus haut minaret du monde. Et ça se voit. Malgré le jetlag, je me souviens lui avoir trouvé des airs de tour de Babel et m’être demandé ce qu’aurait du donner la deuxième tour en construction (jamais achevée) qui aurait du faire le double. Pour le coup, j’imagine que les musulmans auraient peut-être réellement réussi à chuchoter leurs prières directement à l’oreille d’Allah ?

Qutb Minar - Delhi ©voyagesadeux

Qutb Minar – Delhi ©voyagesadeux

Faire une pause dans l’enclave tibétaine de Majnu-Ka-Tila

Une amie nous l’avait conseillée pour rester au calme et découvrir une autre ambiance que celle de la culture indienne. On y a donc réservé notre dernière nuit à Delhi et, gros hasard, c’est exactement l’endroit où nous devions prendre le bus pour notre prochaine destination : Dharamsala. Pas si étonnant quand on sait que cette enclave tibétaine est justement le pied-à-terre à Delhi des réfugiés tibétains et du Dalaï Lama quand ils sont en déplacement depuis Dharamasala, leur siège en Inde ! Pendant deux jours, nous avons donc pu nous acclimater avec cette autre culture qu’est celle du Tibet en exil, et bien au calme en effet. Une fois passé le pont qui surplombe une quatre voie infernale, finis les klaxons à tout bout de champs. Majnu-Ka-Tila est interdite au rickshaw ou aux voitures. Seules quelques motos échappent à la règle, mais on se sent tout de suite plus tranquilles. On aura remarqué cependant beaucoup plus de mendiants qu’ailleurs (sûrement à cause de l’affluence de nombreux moines et de personnes spirituelles) et beaucoup de chiens errants. On s’y est cependant vite habitués et on a pu profiter de la petite place principale où se trouve un joli petit temple, déguster nos premiers momos (raviolis tibétains) et même se balader sous les guirlandes de drapeaux de prière de toutes les couleurs.

Majnu Ka Tila - Delhi ©voyagesadeux

Majnu Ka Tila – Delhi ©voyagesadeux

 

Prochaine étape donc : McLeod Ganj, au nord de Dharamsala, le cœur du nouveau Tibet libre !

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