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Bucarest, la capitale… pas capitale.

Disons que notre arrivée à Bucarest n’a pas été des plus enchanteresses. Tout a commencé dans le bus qui devait nous conduire au centre ville (la gare d’Eurolines étant assez éloignée), quand deux agents de contrôle ont essayé de nous escroquer sous prétexte que notre billet était mal validé. Comme il était impossible de s’expliquer, nous avons été contraints de prendre la fuite devant la menace d’un éventuel recours à la police. On s’est alors retrouvés à errer à la recherche d’un taxi au beau milieu du secteur 3, parmi des femmes ramassant des ordures au milieu des décombres d’immeubles abandonnés et des enfants pieds-nus qui faisaient leurs besoins directement dans la rue. Bienvenue en Roumanie !

Autant dire qu’on était heureux en arrivant à notre premier hôtel, même si on s’est vite demandé s’il ne s’agissait pas d’un hôtel de passe au vu des quelques prospectus équivoques de l’accueil et plus encore des petits gémissements féminins qui traversaient les murs de papier. On a laissé la nuit faire son affaire et on a attendu la première vraie journée pour juger sur pièces.

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C’est par ici la Dolce Vita ? – Bucarest ©voyagesadeux

De notre premier jour de visite, on n’aura malheureusement pas retenu grand chose. On aurait peut-être pas dû choisir de commencer par les alentours, notamment le quartier universitaire et jusqu’au jardin botanique qu’on n’a pas pris le temps de visiter. A pieds, c’est long et ce n’est franchement pas la joie. Restent, en se rapprochant du centre, des géants de béton qui finissent de mourir au bord du macadam, comme la Casa Radio, témoignage d’un gigantisme d’autrefois que la réalité semble avoir toujours refusé.

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Bucarest ©voyagesadeux

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Bucarest ©voyagesadeux

Dans le même genre, il nous faudra néanmoins avouer que le Parlement nous aura tout de même surpris par ses proportions et son architecture massive. A défaut d’être particulièrement élégant, il impressionne grandement.

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Le Parlement de Bucarest ©voyagesadeux

 

Pour la beauté, il faudra donc attendre un jour de plus. Le cœur historique de Bucarest est en effet beaucoup plus mignon que le reste de la ville. Mais il n’est pas bien grand et en une demi-journée on en a vite fait le tour. La plupart des bâtiments historiques sont aujourd’hui occupés et on ne peut en apprécier que l’extérieur, tandis que d’autres, comme le pourtant charmant passage Villacrose, déçoivent à cause d’une mauvaise stratégie touristique et de fatiguants rabatteurs.

Les églises, de leur côté, nous surprendront par leur lourde dévotion autant que par leur architecture. C’est déjà plus intéressant. Quant aux parcs, si celui, très central, de Cismigiu nous aura laissés sur notre faim, on se sera rattrapés plus volontiers dans l’immense Herastrau et son pittoresque musée des villages roumains.

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Le parc Herastrau – Bucarest ©voyagesadeux

C’est certainement la visite que l’on a préféré de toute la ville.

En dehors des sentiers battus, Bucarest nous aura tout de même réservé quelques jolies surprises comme l’Ograda, penchant agri-culturel du labyrinthique magasin Carturesti ou encore l’atelier Pegas et son univers street-art, tous deux situés sur le vilain boulevard GheogheMagheru. Comme quoi, il faut parfois creuser un peu. Pour nous, malheureusement, c’est à peu près tout.

A moins de vouloir profiter du tourisme sexuel (ce que l’on vous déconseille), difficile donc de vous motiver franchement à découvrir Bucarest par rapport à toutes les autres villes que nous avons traversées en Europe. Par contre, ce n’est pas forcément représentatif de toute la Roumanie, puisque nous avons par exemple adoré la Transylvanie. Comme vous y passerez en revanche certainement avant de vous enfoncer dans le pays, on vous conseille de vous attarder à Bucarest deux petits jours seulement avant de partir profiter enfin des richesses véritables de ce beau pays.

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Bucarest ©voyagesadeux

Disons simplement concernant Bucarest, qu’on aura été plus contents de la quitter que d’y arriver.

Et pour la quitter pour de bon, on a pris l’avion depuis l’aéroport Henri Coanda, assez éloigné du centre, après s’être fait escroqués une dernière fois– un premier taxi nous avait déjà fait une entourloupe -par un taxi qui en plus d’une surfacturation a essayé de nous faire payer sa course de retour (oui, il y en a qui n’ont peur de rien).

Bon, dans ce contexte, il faut bien avouer, que Bucarest n’aura pas été la ville la plus accueillante nous concernant. On vous souhaite de tout coeur une meilleure expérience ! Bref, comme même la météo avait décidé de gâcher les festivités, on a finalement profité d’une offre à 170€  sur Hotels.com pour se relaxer deux nuits au RIN AirportHotel (un quatre étoiles très abordable) et plus particulièrement dans son spa. Quoi de mieux qu’une petite séance de jacuzzi en fantasmant déjà sur l’Inde pendant que la neige recouvre lentement le paysage ?

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Le Rin Hotel – Bucarest ©voyagesadeux

 

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