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Venise, l’incroyable Sérénissime

Il y a peu de temps, nous nous demandions quelle était la plus belle ville d’Italie et nous étions arrivés à la conclusion que Florence avait la première place dans notre cœur. Tout en émettant la réserve, bien sûr, d’être à nouveau bluffés et notamment par Venise, que je rêvais personnellement de visiter pendant le carnaval. Notre trip Eurolines nous a permis d’aller vérifier si la Sérénissime portait bien son nom, même sans se cacher derrière un masque de plumes et de paillettes. Verdict.

Nous l’écrivions sur notre post « bonne adresse à Venise », nous n’avions rien prévu du tout (ou presque) sur ce premier arrêt, faisant confiance à l’image populaire que nous avons tous en mémoire : des gondoles, une place Saint Marc légendaire et un dédale labyrinthique de ruelles dans lesquelles se perdre pour mieux découvrir la ville. Matt, un peu plus consciencieux, avait ajouté quelques musées et églises à découvrir lors de notre petit séjour de 5 jours dont le fameux Palais des Doges. De quoi avoir le temps d’être surpris et laisser place au hasard comme nous aimons le faire en voyage.

Tâter le terrain en commençant à Mestre

Arrivés avec deux heures d’avance, nous avions eu la confirmation par notre gentil chauffeur espagnol que la haute saison battait son plein et qu’il allait être compliqué de trouver un hôtel pas cher à Venise (ce qui, vous l’avez lu ICI, n’était finalement pas impossible). Nous avons donc décidé de nous arrêter à Mestre, petite ville faisant partie de la même province mais située à dix minutes de train ou bus, pour trouver un premier pied-à-terre plus abordable. Cette décision nous a permis de découvrir un côté un peu plus pittoresque de Venise, résidentiel et pas du tout touristique. Si on y trouve quelques canaux, Mestre n’a rien à voir avec le cœur de Venise. Ici, on déambule dans de grands espaces (pas que Venise en soit totalement dépourvue, on le verra plus tard…), des rues plus larges et de jolies maisons de banlieue. Une belle entrée en matière pour les premiers pas italiens de notre trip Eurolines, qui s’est terminée dans un restaurant typique autour d’un plat de seiches dans leur encre (le truc qui tâche bien les dents) et de spaghettis aux palourdes.

Se fondre dans la foule, du Rialto à la Place Saint Marc, puis fuir

Notre première journée à Venise a commencé plus tard qu’on l’aurait souhaité, grève de train oblige. Mais contrairement à la France, « ici elle dure un jour et point final » nous a assuré un agent de TrenItalia, non sans un certain sourire ironique. On se demande encore si les revendications ne sont donc pas étouffées dans l’œuf… Nous avons donc dû nous rabattre sur le bus qui s’arrête à deux pas de la gare Santa Lucia et attaquer rapidement la visite en commençant par chercher un hôtel et un gentil propriétaire de bateau pour nous amener à Poveglia (mais Matt vous racontera ça prochainement en détails #teasing).

La découverte de Venise est toujours saisissante. La première impression me rassure, il semblerait que la haute saison n’ait pas encore tant pris ses marques et on peut apprécier tout le charme vénitien sans piétiner… enfin, avant d’arriver au Rialto.

Plus nous nous enfonçons dans les « rues de la claustrophobie » (comme je les ai rebaptisées, rapport au petit mètre de largeur qu’elles laissent pour passer) et plus la foule se fait compacte. Ceux qui me connaissent bien, connaissent également ma patience légendaire dans ce genre de situation qui me donne envie de me transformer en héroïne de GTA pour avancer plus vite. J’ai pris mon mal en patience en rusant pour éviter le monde. Passer sur les côtés, apprécier les arches de la galerie qui précèdent le Rialto plutôt que de passer par la zone en plein air, longer les Canaux pour éviter les ballots et ne pas être assaillis de toute part par le regard vide d’un masque de carnaval qui ne demande qu’à finir sur notre mur de souvenirs, autant d’astuces pour ne pas relayer Venise à la première place des « villes attrapes touristes ». Non, laissons cette qualification à Barcelone, elle le mérite peut-être encore plus.

Oui, Venise est une ville capable de se prostituer jusqu’à l’os pour que tu l’aimes, à 80€ la passe de 30 minutes en gondole, mais ses beautés naturelles n’ont pas besoin d’autant de poudre aux yeux. Un simple regard au Campanile ou à la Basilique San Marco suffit à se dire que Venise en impose d’elle-même.
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Les masques de Venise ©voyagesadeux

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La Basilique San Marco – Venise ©voyagesadeux

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Place San Marco – Venise ©voyagesadeux

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Le lion de Venise ©voyagesadeux

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Les gondoles – Venise ©voyagesadeux

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Place San Marco – Venise ©voyagesadeux

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Vue depuisVenise ©voyagesadeux

Se balader d’îles en îles, du Lido à Burano et rentrer sous la grêle

Après avoir passé une journée entière à déambuler dans le cœur de Venise (j’ai calculé qu’on était resté 7h d’affilé debout !), nous avons voulu prendre le large pour les îles des alentours. Le Lido d’abord, le « Long Island de Venise » avec ses jolies bâtisses bourgeoises, puis ses quartiers plus pittoresques, Poveglia ensuite, (mais Matt vous en parlera plus tard j’ai dit ! N’insistez pas !) puis Burano. Pour faire simple : c’est notre coup de cœur à Venise. On ne pensait pas trouver aussi coloré que le quartier de la Bocca à Buenos Aires avant de découvrir cette petite ile italienne. Ajoutez-y ces fameux canaux qui transforment n’importe quel décor lambda en carte postale de charme et vous obtiendrez le « village » le plus mignon d’Italie.

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Le Lido – Venise ©voyagesadeux

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Place San Marco – Venise ©voyagesadeux

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Burano – Venise ©voyagesadeux

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Burano – Venise ©voyagesadeux

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Burao – Venise ©voyagesadeux

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Place San Marco – Venise ©voyagesadeux

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Burano – Venise ©voyagesadeux

Sans prévenir, le temps de prendre en photo trois éclairs dans un ciel noir que l’on imaginait loin de nous, de voir tomber à nos pieds trois gouttes de pluie de la taille d’un mini verre d’eau et de trouver un bar typique où nous réfugier, nous avons vécu un épisode météorologique épique. Une pluie de grêlons s’est abattue sur Venise et ses îles, nous trempant de la tête aux pieds. On se demandait même si le réseau de vaporetto ne serait pas suspendu, imaginant que le Grand Canal serait démonté (et il l’était !) mais la serveuse du Palmisano nous a assuré dans un grand éclat de rires qu’on pouvait rentrer à Venise par tous temps. Bon. Alors buvons un verre de vin pour nous donner du courage. Et il nous en a fallu. Matt est parfois sujet au mal de mer et j’ai une trouille chronique de l’eau. Je vous laisse imaginer la scène ! Mais on en rigole déjà, même si nous avons mis 1h pour rentrer depuis le port jusqu’à l’hôtel, en glissant dans la grêle qui avait tapissé les rues comme une couche de neige.

Prendre de la distance en vaporetto et finir par le vif du sujet : le Palais des Doges

Notre billet 24h de vaporetto et bus nous laissait encore quelques heures pour profiter des deux dernières iles que nous voulions visiter : celle de San Giorgio avec son monastère éponyme (et gratuit, ce qui à Venise tient presque du miracle) qui offre une vue imprenable sur la ville, ainsi que Giudecca où nous sommes restés 20 minutes chrono. Deux visites sympathiques, mais dispensables.

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Vue sur Venise – Venise ©voyagesadeux

En revanche LA visite immanquable, reste bien celle du Palais des Doges. D’une démesure architecturale sans pareil, ce monument est l’une des plus belles œuvres d’art que l’ont ait eu l’occasion de voir à Venise et même en Italie plus généralement. Impossible de décrire en détails les toiles immenses qui ornent ses murs, les hauteurs de plafond, les splendeurs de l’ « escalier d’or », les innombrables prisons et le mythique pont des Soupirs que l’on peut observer de l’intérieur. On ne pouvait pas rêver mieux pour finir notre séjour à Venise en apothéose.

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Palais des Doges – Venise ©voyagesadeux

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Palais des Doges – Venise ©voyagesadeux

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Pont des Soupirs – Venise ©voyagesadeux

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Palais des Doges – Venise ©voyagesadeux

S’il nous est difficile de retirer à Florence son titre de plus belle ville d’Italie, nous reconnaissons néanmoins à Venise une magie et un caractère uniques.  Matt rêve d’y retourner hors saison pour observer de loin des petits êtres en K-way rouge (il est fan du film Ne vous retournez pas) et moi j’ai déjà hâte de la retrouver dans l’espoir d’assister un jour à son carnaval. Oui, je sais, il y aura encore plus de monde, mais cette fois, je suis certaine que je le supporterai beaucoup mieux.

 

 

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