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Bonne adresse : Le Bistrot des Viviers à Nice

Mon anniversaire aura été l’occasion de tester Le Bistrot des Viviers. On vous avait dit que l’on vous reparlerait très vite de Nice et quand on dit quelque-chose on a pour habitude d’essayer de s’y tenir. On remet donc le couvert, et quel couvert !

Situé juste à côté du Rolancy’s, son double gastronomique, le Bistrot des Viviers est l’une des deux adresses de Jacques Rolancy, Meilleur Ouvrier de France 1996. D’un côté donc la gastronomie et de l’autre la cuisine de bistrot. Une cuisine que Jacques Rolancy ne méprise jamais et à laquelle il s’échine même à redonner ses lettres de noblesses. Pour preuve, les deux adresses se partagent la même cuisine. Le Rolancy’s et Le Bistrot des Viviers : deux visages complémentaires pour une seule équipe. Et si le Rolancy’s propose quelques plats bien à lui comme le cannelloni de crabe et gelée de homard, mangue et asperges parfumées au combava, d’autres créations se retrouvent également à la carte du Bistrot des Viviers. Le chef Rolancy propose ainsi une cuisine cohérente déclinée sur deux atmosphères. Un cadre cosy, élégant et sobre, au Rolancy’s et une ambiance plus chaleureuse du côté bistrot. Dans les deux cas, il s’agit de travailler avec des produits frais et au rythme de la nature. Comme nous l’a confié Jacques Rolancy :

« Il faut arrêter avec la malbouffe et travailler avec des produits de saison ! »

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Jacques Rolancy, chef du Bistrot des Viviers – ©voyageadeux

Une attitude salutaire qui n’est pas sans conséquences (le chef est debout à 4h30 tous les matins pour ramener les meilleurs produits) mais qui s’avère toujours payante (le restaurant est fréquenté par beaucoup d’habitués). Et malgré un emploi du temps fastidieux et deux restaurants à gérer, Jacques Rolancy se paye le luxe de prendre soin de ses clients directement en salle. C’est peut-être là aussi le secret de sa réussite : de la bonne cuisine soutenue par une bonne ambiance. Qu’en est-il justement à ce niveau ?

Le Bistrot des Viviers évoque aussi bien certains établissements parisiens typés années 1900, comme Polidor, que les meilleurs bouchons Lyonnais auxquels il rend d’ailleurs hommage dans une de ses formules. Une atmosphère décontractée donc, qui sied parfaitement aux humeurs niçoises.

Dans l’assiette, cela se traduit par une cuisine simple et raffinée à la fois. J’ai ainsi commencé par une entrée du jour, un classique, les poireaux vinaigrette exécutés à la perfection et ici judicieusement accompagnés d’un œuf poché. Pour Marie, ce sera une entrée à la carte, une Burratina au pesto, roquette et pignons de pin. De son propre aveu « l’une des meilleures choses qu’elle ait jamais mangée » et, pour l’avoir goûtée, je confirme que l’alliance des saveurs fonctionne ici à merveille.

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Entrée du jour – Le Bistrot des Viviers – ©voyageadeux

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Burratina – Le Bistrot des Viviers – ©voyageadeux

Pour le plat principal, c’est Marie qui hérite du menu du jour avec un filet de merlu en paëlla et en prime un espuma de coquillages au goût très fin. Pour ma part, je suis tout simplement ravi par mon magret de canard rôti, une viande que je ne déguste que trop rarement n’en cuisinant jamais, vu que Marie n’en est pas friande. Accompagné de pommes de terre de Noirmoutier rissolées pour la petite touche iodée et relevé d’ail nouveau, il trône fièrement sur sa petite sauce aux pruneaux, cannelle et vin rouge. Un délice !

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Magret de canard – Bistrot des Viviers – ©voyageadeux

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Paëlla sur espuma – Le Bistrot des Viviers – ©voyageadeux

A ce niveau déjà, je n’ai plus réellement faim. La cuisine du chef Rolancy, en plus d’être abordable, est copieuse. En bon gourmand qui se respecte, il me reste néanmoins une petite place pour le dessert (peut-être cette couche au dessus des abdos dont je me demande parfois à quoi elle peut bien servir.) Dessert du jour pour Marie, le  gourmand croustillant nougatine et abricots et surprise pour moi : le fameux mille-feuilles aux fraises. Délicat, il se coupe avec une facilité inhabituelle pour un mille-feuilles et offre un rare plaisir en bouche, accompagné de son aérien sorbet, aux fraises lui aussi.

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Dessert tout en nougatine et abricots – Le Bistrot des Viviers – ©voyageadeux

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Mille-feuilles aux fraises – Le Bistrot des Viviers – ©voyageadeux

Vous l’aurez compris, Le Bistrot des Viviers c’est un sans faute à tous les niveaux, entrée, plat, dessert et jusque dans la salle. De la vraie cuisine bistronomique, authentique et savoureuse. Avec tout ça, impossible de ne pas passer un joyeux anniversaire. On a déjà hâte d’y retourner, un mercredi certainement, le jour où la bouillabaisse est au menu.

Infos pratiques :
22 Rue Alphonse Karr, 06000 Nice
Téléphone : 04 93 16 00 48
Menu du midi entrée/plat ou plat/dessert (sauf le dimanche, veille de jours fériés et jours fériés): 18,50€
Plats à la carte : de 19€ à 45€

2 réponses to “Bonne adresse : Le Bistrot des Viviers à Nice

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