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Alicante, la petite perle du sud

Comme une dernière bifurcation sur notre planning qui n’en était pas vraiment un, Alicante est venue finir en beauté notre roadtrip espagnol sur une touche pleine d’espoir pour le pays. Surtout après notre légère déception à Carthagène. Nous n’avions qu’une journée et demie pour la découvrir et pas vraiment d’envies particulières si ce n’est de pouvoir peut-être enfin goûter à la mer. Finalement, on y serait bien resté plus longtemps tant Alicante nous a enchantés en tous points.

 

Que faire en une journée à Alicante ? Suivez le guide

 

Vue depuis le château Santa Barbara ©voyagesadeux

Vue depuis le château Santa Barbara ©voyagesadeux

 

Se balader sur le port

Arrivés près de la mer en bus, nous avons juste pris le temps de poser nos sacs à l’hôtel (l’un des moins chers que l’on ait trouvé à la dernière minute, le CouchSurfing nous ayant fait défaut à cause de la Semaine Sainte) pour y retourner immédiatement. C’est qu’Alicante sait mettre sa côte en avant. Elle lui doit même beaucoup. A elle, mais aussi à son port, principal attrait touristique et économique de la ville, et l’endroit parfait pour se balader en fin de soirée tout en profitant du coucher de soleil. On y a croisé un surfeur d’argent marchant sur l’eau comme un autre super héros, un énorme navire du XVIIIe siècle aux allures de bateau de pirates reconverti en restaurant et un bout de dock un peu moins attirant, avec une flopée de restaurants touristiques, mais qui n’ont pas réussi à enlever son charme à la muelle (le fameux ponton qui longe tout le port). Au bout ? La mer pour seul horizon, où que l’on regarde. Un vrai shoot de bleu qui nous a donné à nous aussi l’impression de marcher sur l’eau.

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Port d’Alicante ©voyagesadeux

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Le surfeur d’argent d’Alicante ©voyagesadeux

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La muelle d’Alicante ©voyagesadeux

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La muelle d’Alicante ©voyagesadeux

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Le bateau de pirates d’Alicante ©voyagesadeux

Se perdre dans le centre-ville

Notre activité préférée en voyage. Marcher au hasard des rues pour s’enfoncer dans des recoins secrets, loin de la foule et des sentiers battus. Difficile de s’y tenir à Alicante, surtout en pleine semaine sainte. La ville fourmille, des abords des églises jusqu’aux petites places les plus intimes. On se faufile entre les touristes et les croyants venus assister aux processions pour mieux entrer dans la Cathédrale Saint-Nicolas, une œuvre d’art baroque impressionnante flanquée d’un joli cloître reposant. En face, dans un petit bar plein à craquer, j’assiste en live à un but de Ronaldo pour le Real, retransmis à la télévision. Si je me contrefous du foot, me dire que j’ai assisté à ça en Espagne me fait tout de même sourire. Plus loin, l’euphorie laisse place au silence des musées. Celui du MUBAG nous fait découvrir joyeusement l’œuvre d’André Lambert, ainsi que quelques œuvres d’art moderne qui nous laissent, comme d’habitude, assez perplexes. Nous préférons largement l’art qui s’inscrit sur les murs des rues à grands renforts de messages politiques poignants.

Manger une vraie paëlla chez El Merengue

Pas qu’on en avait ras le bol des tapas, mais un peu quand même. Et puis on ne pouvait pas se résoudre à quitter l’Espagne sans avoir goûté une vraie paëlla. Pour savoir si elle est bonne, elle doit être frémissante, limite brûlante, et elle doit être servie après au moins 20 minutes d’attente. Si elle est servie dans la minute, vous pouvez être sûr que vous mangerez du réchauffé, sinon carrément du surgelé. Et il n’y a rien de plus décevant qu’une paëlla passée au micro-onde. Non, la nôtre a bien été cuisinée à la minute. Une poêle pour deux personnes largement garnie en riz, écrevisses et moules arrive au centre de notre petite table. On n’en fait une bouchée et on se dit qu’on aurait bien fait d’El Merengue notre nouveau QG. Une bonne adresse, pittoresque et vivante, où tout le monde a les yeux rivés sur l’écran géant au fond pour ne rien rater du match, où les habitués ont leurs petits surnoms et leurs petites attentions du service. Une adresse comme on les aime.

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Paëlla chez El Merengue ©voyagesadeux

Grimper au château de Santa Barbara

Des affiches dans la rue informaient d’une énorme exposition Star-Wars au château Santa Barbara, dominant la ville du haut de sa montagne de 170 mètre d’altitude. Pas forcément des fans invétérés de la fameuse saga, on s’est dit que le cadre devait être assez atypique pour aller y jeter un œil : des objets de science-fiction dans un décor historique, il fallait voir ça ! Et puis de toute façon, la visite du château est immanquable, presque autant que le visage qui s’inscrit sur le flanc de la colline : la fameuse cara del Moro. Pour ne pas se fatiguer, on emprunte l’énorme ascenseur creusé  au cœur de ladite colline. Une belle entrée en matière pour une expo de science-fiction, que ce tunnel très futuriste. Finalement, on constate rapidement que ce qui est annoncé comme un bel hommage à Star Wars n’est que la collection d’un fan. On rebrousse chemin pour visiter le château Santa Barbara en lui-même. Très bien conservé malgré les nombreux assauts des Anglais il offre un point de vue imprenable sur la mer d’un côté et la ville de l’autre.  De quoi nous donner un aperçu de ce qui nous attend dans la foulée.

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La cara del Moro ©voyagesadeux

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Vue sur les arènes d’Alicante depuis le château Santa Barbara ©voyagesadeux

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Le château Santa Barbara ©voyagesadeux

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Vue sur la mer depuis le château Santa Barbara ©voyagesadeux

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Le château Santa Barbara ©voyagesadeux

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Le château Santa Barbara ©voyagesadeux

Aller à la plage

Se baigner, enfin ! On aura attendu tout le séjour. Déçus par la mar Menor à Carthagène, nous avions une revanche à prendre à Alicante. Avec ses plages presqu’aussi belles que celles du Brésil, elle ne nous a pas vendu du vent… Enfin, façon de parler, puisqu’une fois arrivés, c’est tout ce qu’on a trouvé. Des bourrasques à te faire te rhabiller aussi vite que tu t’es mis en maillot de bain. La frustration ultime. Si près de l’eau et impossible d’y plonger un orteil. Quitte à avoir fait trente minutes de tramway, on ne se laisse pas démonter et on part se balader seuls sur le sable, les yeux dans l’eau. Le rêve était trop beau, mais on aura au moins la certitude que la Méditerranée, sud de l’Espagne ou pas, a la même température en avril que sur notre belle côte d’azur.

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Plages d’Alicante ©voyagesadeux

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Plages d’Alicante ©voyagesadeux

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Plages d’Alicante ©voyagesadeux

Acheter de la vraie charcuterie espagnole

Si on s’est ramené de l’alcool de Murcie, on ne voulait pas partir sans un peu de charcuterie pour faire goûter nos découvertes à nos proches. On a opté pour un énorme morceau de porc séché (une espèce de saucisson gigantesque en moins gras) et un chorizo. Un vrai de vrai. Made in Spain. On aurait bien voulu prendre tout ça au marché central, mais c’est finalement à la boucherie la plus courageuse (puisqu’ouverte tard le soir) que nous avons fait nos achats. La visite du marché, à l’instar de ceux de Murcie, vaut largement le détour, même sans rien y acheter, rien que pour l’ambiance typique de ce genre de lieux.

Dîner chez Jumillano

On vous en parlait plus en détails ICI donc on ne va pas s’étaler mais dîner chez Jumillano, c’est un peu un rite de passage obligatoire à Alicante, comme pour la remercier et lui dire que l’on a bien compris où étaient cachées ses meilleures adresses.

Prendre de la hauteur au quartier de Santa-Cruz

Et pour finir notre balade, et avec elle tout notre roadtrip espagnol, on s’offre un dernier point de vue à couper le souffle, nocturne cette fois, dans les hauteurs du quartier Santa Cruz. Le quartier d’un blanc immaculé. On l’avait entraperçu depuis le château, on ne voulait pas repartir sans l’avoir vu de près. L’avantage en ce jeudi saint, c’est que la ville entière est à la procession du silence. Nous avons le quartier pour nous. Même les chats ont quitté les grosses marches en pierre et seules les lumières jaunes nous accompagnent pour éclairer nos pas entre l’ermitage et les petites maisons, sur lesquelles chaque famille a fièrement inscrit son nom en mosaïques. On aurait bien rajouté notre « casa de Maria & Mateo », mais on a déjà trop de maisons imaginaires en Uruguay et en Colombie. Ça commence à faire beaucoup.

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Le quartier Santa Cruz ©voyagesadeux

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Le quartier Santa Cruz ©voyagesadeux

Notre roadtrip en Espagne s’achève donc là, après une semaine d’exploration dans le sud du pays qui nous aura ouvert l’appétit, comme l’envie d’en voir plus, ailleurs, dans une autre région sûrement. Oui, sûrement… et surtout très prochainement… Stay tuned !

 

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