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Comment faire des économies en voyage ?

Après l’éternel refrain du « vous avez de la chance de voyager autant ! » qu’on a réfuté par A + B dans notre article « comment faire des économies avant de partir en voyage ? », voici quelques conseils pour faire durer le plaisir pendant le voyage. Parce que partir avec un petit pactole de côté c’est bien, mais ne pas tout dépenser en un mois, c’est mieux !

Evidemment, ces conseils n’engagent que notre expérience personnelle et implique un style de vie loin des hôtels de luxe, des treks organisés et des plages privées avec transat à louer à la journée. Evidemment aussi, tout dépendra également de votre destination de voyage, même si la plupart de ces conseils s’appliquent à peu près partout dans le monde (oui, même à New York !).

L’hébergement : du couchsurfing tu feras

Nous avons testé le couchsurfing comme moyen d’hébergement une première fois en Ecosse et avons réitéré l’expérience durant la quasi intégralité de notre aventure en Amérique du Sud. Le concept est simple : se faire héberger gratuitement chez l’habitant. Pour cela, il suffit de se connecter sur le site CouchSurfing.org, remplir son profil au mieux pour donner envie aux gens de faire votre connaissance et faire une demande d’hébergement aux habitants de la région dans laquelle on se rend. Généralement, nous faisions nos demandes une petite semaine à l’avance, en fonction des affinités que nous trouvions avec les inscrits ou juste de leur disponibilité. Cela dit, il nous est arrivé de nous y prendre la veille au soir, parfois d’ailleurs sans succès. Dans ce cas, il suffit de faire une demande d’urgence. C’est d’ailleurs comme ça que nous avons pu vivre le carnaval de Rio chez un Carioca pure souche qui est devenu un véritable ami et qui nous a même rendu visite par la suite en France. Aujourd’hui, on peut vous assurer sans aucun doute possible, que sans ces rencontres, notre voyage n’aurait pas été le même, pas aussi long et certainement moins riche. Car quoi de plus simple pour découvrir une culture que de vivre au plus près des habitants qui se feront une joie de la partager ? Chez nos hôtes, nous avons ainsi pu apprendre d’autres langues, obtenir des idées de visites loin des sentiers battus et créer de vrais liens. En échange il suffit d’un peu de disponibilités, parfois un repas (mon petit truc en plus qui permet de faire découvrir notre culture française à l’étranger) ou juste une discussion jusqu’à pas d’heures (comme sur le cinéma, le truc de Matt). Car qui dit hébergement gratuit ne dit pas forcément « chacun dans son coin ». Ou alors ce serait passer à côté de l’essence même du concept et avouez que ce serait bien dommage ! Le tout est donc d’être ouvert à un véritable échange pour passer, en plus d’une nuit gratuite, une super bonne nuit (ou deux ou trois : nous avons été hébergés jusqu’à15 jours par ce moyen en Equateur !).

Le camping sauvage ou encore les auberges de jeunesse sont aussi deux moyens, testés et approuvés, qui permettent, à défaut d’un certain confort, de faire quelques économies en voyage.

Les transports : au moins cher tu iras

Le moins cher de tous les moyens de transports reste bien-sûr le stop. Nous l’avons peu pratiqué (une fois en camion pour traverser la frontière Chili-Argentine, puis plus tard au Chili) mais nombreux sont les voyageurs au long cours qui ne voyagent que comme ça.

Notre moyen de transport privilégié pour nos déplacements reste le bus. En Amérique du Sud, on peut en trouver de très confortables (les fameux sièges « cama » qui s’allongent complètement) pour des tarifs très abordables. Il ne faut pas hésiter à comparer avant d’acheter son billet : certaines compagnies proposent la même qualité de service pour des prix beaucoup moins élevés que d’autres. En Europe aussi, le bus est un bon moyen de traverser plusieurs pays à moindre coût. Aux Etats-Unis et au Canada, il existe le réseau Greyhound lines, quant à l’Asie, on espère pouvoir vous en parler bientôt.

Parfois, l’avion s’est toutefois révélé moins cher, notamment en Colombie où le prix de l’essence est tout simplement démentiel. Au Brésil aussi, l’avion peut parfois s’avérer moins cher et surtout plus pratique pour se déplacer d’un bout à l’autre de ce grand pays. La compagnie TAM (plus grosse compagnie aérienne du Brésil) propose par exemple des vols internes abordables, surtout si on veut éviter 24 h de bus (ça sent le vécu) pour faire des kilomètres ou qu’on a peu de temps sur place.

Enfin, le bateau peut aussi être un bon moyen de transport. Nous ne l’avons pas testé, mais encore une fois, des voyageurs spécialistes du bateau-stop ont pu traverser des océans en jouant les petits moussaillons.

Dans les villes, évitez métro et taxi au maximum, à moins de savoir exactement où vous allez pour éviter de vous perdre, les arnaques et autres déconvenues. Rien de mieux qu’une bonne paire de baskets pour se déplacer !

Les visites : les guides tu éviteras

Si certains treks nécessitent forcément un guide, comme en Amazonie (à moins d’avoir du sang de Crocodile Dundee dans les veines, ou d’avoir été élevé dans la jungle) la plupart peuvent cependant être entrepris sans passer par la case trek à réserver en agence. D’une, beaucoup se feront une brave commission sur votre dos, commission qui ne paie même pas les guides qui vous accompagnent. De deux, ces mêmes guides peuvent parfois s’avérer de  simples chauffeurs qui n’ont pas plus d’infos que celles que vous trouverez vous-même sur Internet (big up à notre « chauffeur-guide » à Uyuni qui nous répondait une fois sur trois quand on lui posait une question et qui a fini par nous perdre dans le désert avec une roue crevée et une roue de secours… crevée aussi).

Faites un petit tour par l’office de tourisme de la destination de votre voyage, munissez-vous d’une carte si l’office le propose, pour visiter gratuitement les essentiels et demandez tous les conseils qui vous apparaissent importants.

Les city-tours en bus peuvent parfois apparaître intéressants parce que plus pratiques, mais on peut largement visiter une ville tout seul à raison d’une bonne paire de baskets (encore et toujours) et un peu de patience.

Le travail : en vacances tu ne seras pas (tous les jours !)

En plus de vos économies, ou si vous n’en avez pas non plus énormément voire pas du tout, vous pourrez aussi travailler un peu. Le woofing est un moyen très répandu dans le monde entier qui permet d’être logé par l’employeur et de se faire un peu d’argent, en échange de menus services (cueillettes, gardiennage, mécanique, cuisine, etc.). Un autre site tout aussi bien, Workaway, propose le même type de service. Le bénévolat est aussi une bonne expérience humaine et un autre moyen d’être logé gratuitement en échange d’un peu de disponibilité pour divers services. Renseignez-vous auprès des associations existant dans le pays où vous envisagez voyager pour vous inscrire au préalable.

Le travail en freelance permet aussi de travailler à distance. La rédaction, la création de sites web… nombreux sont les domaines professionnels où l’on peut exercer sans être assigné à résidence ou dans un bureau. Une bonne connexion internet sera le seul paramètre essentiel.

L’artisanat  peut aussi être un bon moyen de vous faire quelques ronds si vous avez un quelconque talent artistique. Des bijoux à vendre sur les marchés, la chanson, la danse, ou même la photo (vos clichés « carte postale » peuvent être de vraies mines d’or si vous avez l’œil !) sont autant de possibilités à ne pas mettre de côté pour prolonger votre voyage.

En créant un blog et en le professionnalisant, vous pourrez également recevoir des propositions de différents partenaires. Voyages presse, nuitées gratuites dans les hôtels parfois de luxe, insertions de liens sponsorisés, tests de produits sont autant de petits plaisirs que votre blog de voyage pourra vous apporter. Pour savoir comment le  créer et le professionnaliser, il suffit de vous balader sur la toile pour suivre quelques tutoriels de formation.

En plein travail dans le salon arty de nos hôtes de Couch-Surfing à Valparaiso

En plein travail dans le salon arty de nos hôtes de CouchSurfing à Valparaiso ©voyagesadeux

La nourriture : dans les marchés tu mangeras

En Amérique du Sud, nous n’avons mangé quasiment que sur les marchés ou alors dans les petites auberges proposant des « almuerzos » (déjeuners) entre 1 et 4 € par personne pour un repas complet. En Asie, Matt s’est régalé en Chine ou en Thaïlande pour parfois dix fois moins cher (bon, c’était il y a quelques années…). Si sur d’autres continents cette solution certes économique s’avère moins pratique, vous pourrez toujours trouver des solutions pour manger moins cher. A New York, un restaurant chinois à Brooklyn (en plein Williamsburg qui plus est !) nous proposait ses nems et beignets pour 1$ avant la fermeture. Les fast-food, bien que loin d’être très bons pour la santé, ont au moins le mérite de proposer des menus pas trop chers. Et si vous voulez vous faire un restaurant, jetez d’abord un œil sur Cookening , un site qui permet de dîner chez l’habitant, parfois comme aux plus grandes adresses.

On ne vous promet pas de revenir aussi riche qu’en partant en suivant tous nos conseils. Sinon, riche d’expériences nouvelles plus que sur votre compte en banque… Mais peut-être qu’en envisageant votre voyage, au long cours ou plus court, en suivant ces quelques tuyaux, votre aventure pourra durer plus longtemps et pourquoi pas, vous faire adopter une autre vision du voyage !

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