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Week-end à Londres #2 : un dimanche en douceur

Ça devient une habitude chez nous, il faut croire, de tout donner le premier jour sans s’économiser pour la suite. Londres n’a pas échappé à la règle, physiquement et jusqu’au porte-monnaie. Sauf que quand on ne passe que deux jours sur place, il faut bien improviser.

Aller saluer Sherlock

Après quelques péripéties pour parvenir à changer de l’argent un dimanche, cette deuxième journée à Londres commence sur les traces de Scotland Yard avec la maison de Sherlock Holmes. Rien qu’en avançant sur le trottoir de Baker Street on croise d’abord le Sherlock Holmes Grill, le salon de coiffure de Sherlock Holmes, l’hôtel, la blanchisserie… il faut croire que ce bon vieux Sherlock faisait vivre tout un quartier !  Etrange pour un personnage fictif… mais l’économie se moque bien de savoir si vous êtes réel ou non : l’argent est un grand mystificateur. Elémentaire mon cher Watson. Nous arrivons vers 11h devant une belle queue de touristes répartie sur une bonne longueur du trottoir, devant un faux bobby (le fameux policier anglais) bien vivant et qui se prête volontiers au jeu des séances photos. On fait la nôtre, deerstalker à l’appui et, manque de temps, on file directement dans le magasin sans passer par la queue pour avoir tout de même un petit aperçu de la baraque. Les vendeuses sont vêtues comme des soubrettes d’époque et l’on s’attendrait presque à croiser, s’il n’y avait pas autant d’anachroniques touristes, cette bonne vieille Mrs Hudson. Pas le temps de traîner, on repart juste avec la carte de visite du fameux détective (on ne sait jamais… et surtout c’est la seule chose gratuite) puis on file à l’autre bout de la ville, pour visiter le marché de Brixton.

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Déjeuner haut en couleurs à Brixton

En sortant du métro, on se perd un peu avant de trouver le Brixton Market d’abord, puis le Brixton Village ensuite. Le quartier de Brixton, très coloré, est riche d’une vie qui n’a rien à voir avec celle de Piccadilly Circus. Ici, Londres à un autre pouls, quelque chose de plus authentique, une vraie vie de quartier. Dans le premier marché, on ne trouve rien qui, gustativement parlant, nous fasse vraiment envie, même si l’endroit ne manque pas de charme et semble assez « vrai ». De mon côté, le petit déjeuner est encore trop présent : sacré porridge, il tient vraiment au corps ! Du coup, au fil de notre errance on arrive au deuxième marché. Le Brixton village market nous semble encore plus typique. Surtout, c’est le seul où l’on peut grignoter sans se poser. Malheureusement, on est dimanche et beaucoup de stands sont fermés. On vous conseillera donc d’y passer plutôt en semaine si vous le pouvez, entre le mercredi et le vendredi par exemple, quand se déroule le food corner. Mais même le dimanche, les marchés de Brixton offrent l’occasion d’une visite surprenante. C’est véritablement un autre Londres, populaire et sympathique, décontracté et contrasté, où viennent s’encanailler les hipsters. Peut-être notre coup de cœur dans ce petit weekend. Au milieu des restaurants de toutes les nationalités, des petites boutiques vendent des vêtements ou différentes babioles. Comme en cuisine, le monde entier est à l’honneur. Dommage qu’on n’ait plus de place (ou presque) dans nos valises. Marie craquera tout de même pour un petit bol. Après avoir gouté à tout ce que nos estomacs pouvaient accepter, on se garde un petit creux de rien du tout (celui qu’on appelle plus simplement « gourmandise ») pour le dessert, direction Notting Hill.

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Balade, cupckake et bière à Notting Hill

L’après-midi est déjà bien entamé quand on arrive à Notting Hill et, la digestion aidant, nos forces commencent déjà à décliner. Dire qu’on avait prévu d’enchaîner avec le Tate Modern… il va nous falloir revoir notre programme à la baisse. On en profite pour faire les boutiques pendant que Marie regrette de n’avoir pas pris de bagages en soute. Malgré le monde (on vous rappelle que c’est dimanche et qu’il fait beau) le quartier de Notting Hill est vraiment reposant. On se laisse aller à flâner là où les bobos croisent les amoureux transis. On cherche un parc où s’allonger un peu, mais tout est cadenassé. Un cupcake donc de plus au compteur (dégusté assis sur le trottoir, épuisés d’avoir cherché un coin d’herbe), on se pose finalement au pub The Castle pour siroter une petite bière. Camden Hells pour Marie et Innis Gunn pour moi. 16h et des poussières, on est scotché sur notre siège. Ce n’est pas la faute du match de rugby et de l’effervescence des supporters, ni celle du Puissance 4 à moitié cassé que nous avons emprunté au bar, nous sommes tout simplement à bout de forces et profitons donc du cadre pour passer une fin d’après-midi plus reposante.

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week end Londres

©voyagesadeux

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Retour aux aurores par Luton

Après un petit détour par Shepherd’s Bush, on arrive finalement en métro à Old Street, direction le Fifteen, chez Jamie Oliver, avec une bonne demi-heure d’avance. Plus de détails sur notre article Food Tour ICI ! C’est déjà la fin. Le temps d’un petit bain au Durrants Hotel et l’on entame notre (moitié de) nuit. Réveil à 3h15 pour prendre le taxi jusqu’à King Cross où passe à 4h21 le seul train qui nous permettra d’arriver à l’heure à l’aéroport de Luton. Youpi ! On n’a même plus un kopeck pour le groom qui nous aide à ranger nos bagages dans le taxi. On donne au chauffeur nos derniers pounds en gardant de quoi prendre le bus qui sert de liaison entre la gare et l’aéroport de Luton. Apparemment ce n’est même pas assez, mais il ne nous en tient pas rigueur. Le pauvre, il paye un peu involontairement pour tous les chauffeurs de taxi qui nous auront gentiment arnaqués (en Amérique du Sud surtout) alors qu’il n’était, et de loin, pas le moins sympathique. Le trajet en train se passe dans un état de semi-réveil. La navette est plus chère qu’à l’aller, 1£60 par personne contre 1£ tout rond la première. Si l’Angleterre t’accueille volontiers, peut-être n’a-t-elle pas envie que tu t’en ailles ? Au final, il nous reste moins d’un pound, autant dire rien du tout, et deux petites heures à patienter, le ventre vide, en attendant que l’avion décolle à 7h15. On fait chauffer une dernière fois la carte bleue. Marie qui se plaignait encore la veille de n’avoir pas eu son Starbuck’s… Tout est bien qui finit bien. Sauf peut-être pour notre porte-monnaie !

Une chose est sûre : Londres, c’est super, mais c’est cher. Au final, on en retiendra surtout le côté super. Et pour ne pas l’oublier, une panoplie de souvenirs dispersée allègrement dans le désordre du salon…

2 réponses to “Week-end à Londres #2 : un dimanche en douceur

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