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Week-end à Londres #1 : redécouvrir la City

Je vous le disais ICI, cela faisait 14 ans que je n’étais pas allée à Londres. Je me souvenais d’un cruel couple de retraités qui nous avait hébergées ma camarade de classe et moi en échange scolaire, du pont de Londres qui m’avait impressionnée parce qu’il s’ouvrait, des Beefeaters de la Reine (« on nous appelle comme ça parce qu’on mange de la viande, ma petite ! » m’avait sorti l’un d’entre eux) , d’une légende prêtant aux corbeaux une aile coupée pour ne pas s’envoler et préserver ainsi le maintien de la monarchie, des pigeons qui s’étaient soulagés dans les cheveux de ma camarade en plein milieu de Trafalgar Square et c’est à peu près tout. Matt avait quant à lui un souvenir de Londres plutôt flou puisque ses derniers séjours entre potes furent bien arrosés. Nous avions donc tout à redécouvrir. Alors quand Visit Britain nous a proposé un petit blog-trip au début du mois, nous n’avons évidemment pas refusé !  

Deux jours pour nous imprégner de la culture londonienne, faire les touristes, marcher sans s’arrêter dans les rues de cette capitale effervescente et même ensoleillée pour le coup. Vous nous suivez ?

Mettre sa montre à l’heure de Big-Ben et saluer la Reine à Buckingham

Comme nous n’avions que deux jours, il a fallu être efficace pour en voir le plus possible. Nous avons donc noté ce que nous voulions voir dans les différents quartiers, à commencer par celui de Westminster. Avouez que ça ne se fait pas de snober la Reine quand on marche sur ses Terres ? Alors en sympathiques gueux que nous sommes, nous avons commencé notre visite de Londres par un tour du quartier royal. Nous sommes passés devant la maison du 1er ministre, assaillie par des manifestants pro-Ukraine le taxant de colabo-russe à grands renforts de photos suggestives comparant Poutine à Hitler. On s’est demandé si un tel setting serait possible devant Matignon ? Plus loin, nous avons pris en photo les touristes qui prenaient en photo les gardes à cheval. Et en bon touristes que nous sommes également, nous nous sommes faufilés dans la foule pour filmer la relève de la garde en fanfare. Toute appréciation politique mis à part, on ne peut pas retirer aux monarchies le fait que leurs défilés militaires ont quand même un certain panache !

Profiter du soleil, de (Hyde) park en (Green) park

Plus loin, notre balade nous a fait atterrir au parc Saint James où on a croisé pêle-mêle des chiens, des écureuils des canards et même un pélican. On a freiné un peu notre visite pour s’asseoir au milieu des fleurs et profiter du moment. D’un parc à l’autre, il n’y a qu’un pas… ou presque. En passant par le quartier plutôt bourgeois de Belgravia, on se retrouve face au gigantesque Hyde Park où tu dois avoir, certes, pas mal de place pour te cacher. On fonce directement vers le lac Serpentine pour grignoter un hamburger puis on reprend notre promenade. Avec ce soleil au rendez-vous, toutes les jeunes-filles sont en jupes et les garçons en petits shorts.  Quelques-uns encore étaient en rollers, avant d’arriver finalement devant encore un autre parc : Green Park. On ne pourra pas dire que Londres est une ville étouffante avec tous ces espaces verts ! On s’arrête à l’entrée où sont vendues des reproductions d’œuvres d’art et surtout des affiches aux messages politico-sulfureux. Cette liberté d’expression me bluffe de plus en plus.

 Petites puces et chinoiseries sur Piccadilly

Toujours tout droit, toujours où nous mènent nos pas, on se retrouve en un clin d’œil sur Piccadilly. Ce mini Times Square londonien me fait moins mal aux yeux que dans mes souvenirs de collégienne. On s‘égare d’abord sur le marché aux puces de l’église Saint-James. Je résiste aux téléphones vintage puis plus loin à l’appel des M&M’s dans la boutique géante. Le temps d’un afternoon tea japonais et on bifurque directement dans le quartier chinois après s’être posé deux minutes au square Leicester, le Broadway de Londres, où on croise d’ailleurs un groupe d’ados au style si démarqué qu’ils auraient tous pu jouer dans un remake à l’anglaise de Glee. Au carrefour avec Lisle Street, on croirait avoir quitté Londres. C’est rouge et doré un peu partout, on n’entend même plus beaucoup parlé anglais. On entre dans une boutique pour acheter une bouteille d’eau. Une chose est sûre : les produits asiatiques coûtent moins chers à Londres qu’en France et les menus des restaurants sont plus alléchants !

Prendre un bain de foule et se perdre au milieu des robes de Camden

L’après-midi est déjà bien entamé quand on décide de faire chauffer enfin notre Oyster Card pour aller plus rapidement jusqu’à Camden. Ce quartier, c’est un peu un must quand on vient à Londres, surtout pour faire du shopping. Alors on se laisse tenter nous aussi… et nous ne sommes visiblement pas les seuls ! A notre arrivée, on lutte pour sortir du métro. Un vrai bain de foule qui nous offre une entrée en matière plutôt violente. On essaie de se fondre rapidement dans la ronde, de passer au travers du bruit, pour finalement se réfugier dans le labyrinthe des petites robes et des débardeurs cheap du Camden Market. Au milieu, un stand propose des albums pirates de minimal. Un joli melting-pot de sons et de couleurs. Puis d’odeurs, même. Plus loin, on arrive sur un autre marché et ses stands de cuisine du monde. Tout Londres est de sortie et se retrouve pour profiter des derniers rayons de soleil sur les petits ponts qui passent d’un côté et de l’autre du Regent’s Canal. On cherche une adresse réputée pour  ses cupcakes que l’on ne trouvera finalement jamais puis on repart nous confronter à nouveau à la foule du métro. Une entrée est fermée, on se retrouve à faire une queue de 20 bonnes minutes. Même Matt en perd son calme légendaire et m’entraîne à gruger tout le monde. On passe les tourniquets tout compressés, comme des vaches à l’abattoir. Dans le métro, le conducteur détend l’atmosphère : « There is no rumor of a free bar at the end of this train, so please, take the next one ». Ah, le sacré flegme britannique…

 Marcher plus pour acheter plus sur Oxford Street

Nous arrivons finalement à bon port, enfin, sur Oxford. Je ne pouvais pas quitter Londres sans découvrir ce mythe qu’est Primark et que mes belles-sœurs, amies… tout le monde en fait, m’a vanté à tour de bras ! Sauf qu’entre l’arrêt de métro et la sacro-sainte boutique il nous faut marcher environ 15 bonnes minutes.  On avance au pas de course, l’enseigne turquoise lumineuse en ligne de mire, semblant à des années lumière de nous, surtout quand on a déjà marché toute la journée. Mais vu les prix défiants toute concurrence, on ne va pas se faire prier. En arrivant, on se croirait en plein jour des soldes ! C’est le chaos. Toutes les touristes françaises se sont donné rendez-vous ici. Je passe mes yeux en mode « scan de Terminator ». Ne pas faire de chichis, envisager une tenue ou tergiverser sur le pourquoi du comment mettre ces petites ballerines et avec quel sac. Non, on n’a pas le temps. Je scan, je jette dans le panier, j’avance. On s’en sort pour 80£, une nouvelle garde-robe (dont un petit short 3 fois trop grand), des cadeaux pour tout le monde, et un dépucelage de Primark en bonne et due forme. Merci London !

 Finir en beau-thé ou avec un whisky entre Soho et Carnaby

On rejoint notre amie Coralie à Soho pour dîner thaï et pratiquer un peu notre anglais avec son ami, avant de nous frotter à la gay-night de Soho. Quelques groupes fêtent des enterrements de vie de jeune-garçon à grand renfort de déguisements phalliques et surtout de quelques litres de bière. On rigole beaucoup devant les premiers vomis de certains avant de rejoindre encore la foule underground du métro pour ressortir au calme dans un super bar d’hôtel : le Golden Arrow. Comme une récompense à notre longue journée, nous savourons nos verres dans un cadre de rêve, donc Matt vous donnera plus de détails bientôt : le spécialiste du whisky après tout, c’est lui ! Un dernier thé pour la route et nous voilà repartis en taxi. Pas noir, mais gris et tout droit sorti de l’appli Uber que nous découvrons en passant.  Sept pounds plus tard, nous voilà de retour à notre hôtel à 2h du matin.

A l’heure où j’écris cet article, où je me remémore chaque instant, je pense pourvoir dire que nous avons rarement vécu de journée aussi intense dans nos voyages. Ce véritable concentré de découvertes, à en donner presque le tournis, restera l’un de mes plus beaux moments de vie, me rappelant pourquoi j’aime voyager et comment. Je sais dorénavant que je ne pourrai jamais vivre à Londres pour plein de raisons (trop chère, trop pleine de monde), mais je pense qu’elle restera LA City où je pourrais revenir tous les ans, pour revoir les mêmes choses, vivre les mêmes moments, sans me lasser et toujours avec le même enthousiasme. Londres, je te dis donc d’ores et déjà à l’année prochaine, ma grande ?

 

 (Et encore un grand merci à Sabrina et Florence pour avoir tout organisé)

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