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Trois jours à Bruxelles #3 : histoire, vieilles fripes et graffitis

Pour achever ce séjour à Bruxelles sur les chapeaux de roues, ou plutôt sur les rotules en ce qui me concerne, on a décidé de ralentir le rythme et de se balader un peu au hasard, en suivant les conseils de nos amis bruxellois et nos dernières envies de visites.

Au programme : un peu d’histoire, quelques vieilleries, un petit estaminet, de l’architecture, l’arnaque de la ville et des graffs.

Trouver la Licorne aux puces du Jeu de Balles

Les fans de Tintin se rappelleront que c’est sur cette célèbre place bruxelloise où l’on vient chiner des antiquités de tous poils, que le légendaire reporter trouve la Licorne. Si vous vous souvenez de la première scène du film de Spielberg, vous aurez une petite idée de l’ambiance qui y règne, surtout le week-end. Arrivé de bonheur après un petit-déjeuner sur le pouce, on se perd au milieu de quelques vieilleries qui sentent encore le grenier et la cave mal isolée. Je fantasme sur une machine à écrire (« mais tu comptes la ramener comment au juste ? » me rappelle le sage Matt) et sur quelques trucs et bidules de déco, puis on finit par faire un petit tour par l’église qui surplombe le Jeu de Balle avant de monter dans le tram. Rien de mieux pour bien entamer cette dernière journée à Bruxelles.

Sauver Raiponce à la porte de Hal

On s’arrête au pied d’un château où l’on image aisément Raiponce à sa fenêtre nous balancer sa couette géante pour grimper la rejoindre. Logique, il s’agit du musée du Moyen-Age, donc l’architecture très « princesse Disney » interpelle d’autant plus qu’il est planté au milieu d’un parc où poussent de jolies jacynthes et colchiques sauvages. Peut-on trouver plus enchanteur comme décor ? A l’intérieur, c’est plus austère mais le gigantesque escalier central en colimaçon impressionne autant que la salle des armes. C’est un peu Vertigo meets Game of Thrones. On finit par monter jusqu’au sommet de cette porte de Hal pour apercevoir la vue entre les créneaux.

Envie de déménager à Schaerbeek

Cette fois on prend le métro, direction le nord de Bruxelles. Un gentil chauffeur de bus nous indique notre chemin pour rejoindre la Maison Autrique. « Évitez de passer par cette rue, elle est… spéciale. Ça va ? » nous précise-t-il au sujet du quartier rouge de Bruxelles. C’est plus rapide et l’exotisme, ça nous connaît. Et puis le jour, finalement, on ne voit pas grand chose. On arrive rapidement dans le quartier Scharbeek au milieu duquel se situe la fameuse maison Autrique réhabilitée en musée pour conserver et exposer le patrimoine architectural de son créateur Victor Horta. Après seulement 5 minutes de visite, on aimerait déjà poser nos cartons et emménager. Imaginez : une gigantesque cuisine et une buanderie au sous-sol, trois étages avec des pièces tout en boiseries nobles, dont une chambre de maître avec un cabinet de toilette et une baignoire sur pieds ayant vue sur un grand terrain de pelouse, deux autres chambres d’enfant au dernier étage puis un grenier tout aussi spacieux, le tout dans un style art nouveau aussi chic qu’intemporel. Après la visite, on se risque à demander l’estimation d’une telle maison à la jeune hôtesse d’accueil. « Pas plus de 800.000€ ». On croirait rêver. D’ailleurs, la même hôtesse nous précise que « Bruxelles est en train de devenir la nouvelle banlieue parisienne » et nous conseille de tourner au coin de la rue Bertrand pour admirer les autres maisons du même style architectural. En route, on tombe sur un appartement trois pièces avec une grande cour privée, 80m² au bas mot, pour un loyer de 500€. Quand est-ce qu’on déménage ?! Des nouveaux projets plein la tête, on se balade dans le parc Josaphat où je m’imaginerais déjà bien faire mon jogging. Et tant pis pour la météo : je pourrais largement faire une croix sur ce soleil qui me paraît si vital dans le sud, pour faire des économies ici.

Déjeuner à L’Estaminet

Ayant déjà bien goûté les spécialités locales, on décide de déjeuner simplement et sur les conseils de l’hôtesse de la Maison Autrique, on s’arrête donc à l’Estaminet. Ce petit snack installé dans une cabane au fond de la cour de la maison des Arts propose de délicieux petits sandwichs, des soupes et des salades complètement faits maison, aux noms évocateurs comme le bacon et fromage « Obama ». On peut déjeuner sur place ou dans le jardin derrière la maison des arts. Le service est fantastique et les prix assez doux pour du fait maison. On peut aussi s’y arrêter pour le goûter : des grosses parts de gâteau attendent qu’on les déguste sous une grosse cloche en verre pour mieux se fondre à la déco tout en pièces de brocantes.

Ecouter les anges de Saint-Gudule

Pour digérer, on redescend  à pied, en passant par l’ancien jardin botanique, jusqu’à la cathédrale des Saint-Michel et Gudule que l’on n’avait pas eu l’occasion de visiter le premier jour. Cette fois, elle est bien ouverte et en plus, on a le droit à un petit concert gratuit d’une chorale venue tout droit des Pays de Galles : de vrais petits anges.

Saluer la meilleure blague belge de Bruxelles

On a longuement hésité mais comme je ne me souvenais pas l’avoir vu de mes yeux, il fallait bien qu’on y passe pour vérifier. Verdict : je ne comprends pas comment Bruxelles a pu en faire son symbole touristique. Pise à sa tour, on a la Tour Eiffel, Rome son Colysée, des trucs plutôt imposants et qui « ont de la gueule » si je puis dire, alors comment Bruxelles a pu asseoir sa réputation sur les épaules d’un nain qui pisse ? Si encore il faisait plus d’un mètre, je pourrais comprendre, mais on a vu des reproductions bien plus grandes que le vrai. Vous l’aurez compris, le Manneken Pis est donc la meilleure blague belge de notre séjour, et tous les touristes – nous y compris – tombent dans son panneau à coup sûr. Bravo garçon !

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Vieilles fripes et graffitis

Il nous reste quelques petites heures avant de reprendre notre IDBUS pour rentrer vers Paris alors on décide de se balader doucement en direction du palais de justice, dernier délire architectural que Matt voulait voir à tous prix. Notre périple nous fait passer par la rue des Deux Ponts, fief du street-art à Bruxelles. De quoi prendre quelques clichés de graffs qui n’ont rien à envier à ceux de Valparaiso. Un peu plus loin, je ne résiste pas au Melting Pot Kilo, une friperie au kilo où pour 17€ je shoppe un sac en cuir, un foulard et une veste en jean. L’occasion aussi de découvrir ce concept qui m’était inconnu (mais pourtant bien connu m’a-t-on dit), inspiré des Etats-Unis et qui se répand de plus en plus en Europe. La caissière me conseille même une adresse dans le Marais, que je ne retiens pas quand elle me précise que le kilo de fripes est à 30€, soit deux fois plus cher qu’ici. Bruxelles 1, Paris 0.

Sieste au palais de justice

Surplombant ma nouvelle friperie préférée, l’imposant palais de justice (et c’est peu dire puisque mon ami Wikipédia vient de me souffler qu’il était plus grand que la Basilique Saint Pierre à Rome !) nous attend pour un ultime panorama. Mais avant, visite des entrailles de ce monument. On y entre comme dans un moulin pour admirer son architecture, alors Matt en profite pour jouer les espions pendant que je m’endors les bras croisés sur une table en bois dans l’entrée, au milieu des discussions chuchotées entre les avocats et leurs clients. Il vient me réveiller, abasourdi par l’architecture de cette bête. Un dernier cliché sur la vue depuis la balustrade de la place Poalaert, puis on repart au pas de course chercher nos valises pour rentrer à Paris.

De A à Z, Bruxelles nous aura enchantés. Autant pour ses immanquables touristiques que ses musées, ses bonnes adresses, son accueil chaleureux et ses rues plus secrètes. Pourquoi ne pas y vivre dans une autre vie ? C’est un projet que l’on envisage, comme celui de retourner à Montevideo, à moins qu’on ne tombe prochainement amoureux de l’Inde ou de l’une de nos futures destinations. On garde donc l’idée dans un coin de notre tête et on continue à voyager pour le moment. Qui sait où l’on s’arrêtera ?

3 réponses to “Trois jours à Bruxelles #3 : histoire, vieilles fripes et graffitis

  • Bonjour Carole,
    C’est vrai qu’il peut faire beau dans le nord de la France ou en Belgique. J’ai habité 10 ans dans les Ardennes, donc j’exagère peut-être un peu sur la météo. Mais avouons que la pluie est plus souvent au rendez-vous que l’inverse ! En tous cas, c’est le souvenir que j’en garde. Mais pour Bruxelles, je pourrais faire abstraction. 🙂

  • Une ville aux multiples visages.

  • Toptoptop !! Je dois justement organiser un weekend en amoureux à Bruxelles !! Si vous avez d’autres idées je suis preneur !! 🙂

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