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Cinétrip : Klapisch et Duris vous posent un casse-tête chinois

Pour ce cinétrip, Matt me confie le clavier afin d’écrire sur un réalisateur que j’aime beaucoup : Cédric Klapisch. Il nous revient au cinéma avec le très attendu (par moi en tous cas) Casse-tête chinois, suite des Poupées Russes et de L’Auberge espagnole qui racontent les aventures de Xavier, interprété par Romain Duris, encore et toujours à la recherche de l’amour.

Klapisch, je l’ai découvert, comme beaucoup de personnes de mon âge je pense, avec L’auberge espagnole. Complètement fan, j’ai eu moi aussi envie de partir un an à Barcelone vivre au milieu d’un joyeux bordel européen, apprendre le flamenco et parcourir les rues de cette superbe ville. Car, si j’étais plus jeune que notre héros, Xavier, au moment de la sortie du film, j’avais déjà moi aussi des envies de voyage. L’envie de bouleverser les habitudes en me mettant en danger dans un milieu étranger pour en sortir plus forte. N’est ce pas ça finalement le dommage collatéral de tout voyage ? Xavier était parti apprendre l’espagnol afin de décrocher une place dans un bureau parisien austère, il en revient grandit d’une expérience unique, obtenue au fil de ses rencontres italiennes, anglaises, belges, allemandes et surtout, avec l’envie de faire ce qu’il aime vraiment : écrire. L’Auberge espagnole est une belle leçon de vie pour les jeunes en général, et un peu paumés comme Xavier en particulier, qui ont besoin de se mette un coup de pied au cul pour se dire que « oui, vivre ses rêves c’est possible ! « . Mais surtout, ce film est une vraie invitation au voyage et rien que pour ça, il méritait qu’on en parle dans notre cinétrip.

Déjà fan de Klapisch avec ce premier épisode, je ne pouvais donc être que convaincue d’avance par le deuxième : Les Poupées Russes. Le postulat partant duquel on enchaîne les relations amoureuses jusqu’à trouver la bonne personne, la toute petite poupée cachée au fond des autres, m’a touché personnellement. Car à moins d’un coup de chance, c’est un peu ce que l’on fait tous, donc la portée des Poupée Russes sur notre génération, celle qui a grandi avec Xavier, marche à nouveau. En plus, ce film est encore l’occasion de voyager. Cette fois, on suit notre héros à Paris, Londres et Saint-Petersbourg au gré de ses contraintes professionnelles et de ses rencontres amoureuses. Va-t-il suivre Wendy, la jolie rousse britannique, ou Natacha le mannequin VIP en Russie ? Déjà à l’époque, la vie de Xavier était un véritable casse-tête chinois. Un signe prédicateur pour la suite de ses aventures !

Visiblement, à 40 ans, fraîchement séparé de sa femme et père de deux enfants, Xavier ne semble pas s’être arrêté de se poser des questions existentielles. Il nous emmène à New York où il va devoir se marier pour les papiers avec une Chinoise tandis qu’il met enceinte son amie lesbienne belge. Encore un beau bordel international qui prévoit de nous faire voyager. Mais cette fois, Klapisch nous montre une vision du voyage dans tout ce qu’il a de plus contraignant. Xavier ne part plus par choix, mais par obligations. L’occasion de découvrir aussi la complexité de s’installer aux Etats-Unis quand on est étranger. On pleure plus que l’on rit, parce que « la vie serait un drame » comme le dit son éditeur à notre héros, mais comme dans tous ses films, Klapisch nous donne une belle leçon de vie, que cette fin de trilogie termine en happy end, malheureusement un peu convenue. Mais ne souhaite-t-on pas que Xavier soit finalement heureux, une bonne fois pour toute ?

Dans Les Poupées Russes, notre héros disait « C’est en partant loin avec quelqu’un qu’on peut savoir si on est proches« . Ce Casse tête chinois l’emmènera-t-il assez loin pour le rapprocher de Wendy l’Anglaise, lui permettre-t-il de rencontrer un nouvel amour du nouveau monde ou pourquoi pas le faire retomber dans les bras de sa première copine, Martine la Parisienne ? Vous le saurez aujourd’hui en allant au cinéma !

Et pour continuer de voyager avec Cédric Klapisch, je vous conseille aussi le très bon Paris, qui offre un superbe portrait de la capitale dans ses moindres arrondissements, autour d’une galerie de personnages excellents (dont Romain Duris, encore, Fabrice Luchini, Karine Viard et bien d’autres…).

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