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Direction Perpignan pour un weekend au centre du monde

Arrivés en covoiturage sur la place de Catalogne aux alentours de midi nous nous rendons dans le coeur historique pour manger un bout (oui, comme vous avez pu vous en rendre compte dans le food-tour on était venu essentiellement pour s’en mettre plein la panse !). Notre premier choix, la rue Paratilla, au niveau de la place des poilus, avec ces quelques troquets typiques et pleins à craquer en face du marché aux poissons. Tellement pleins à craquer d’ailleurs, qu’on est obligé de rebrousser chemin pour trouver une table à El Serrano. Une seconde option qui s’avéra toute aussi charmante. Mais cela, vous le savez déjà.

Le samedi nous n’avons donc fait que manger : charcuterie catalane et ibérique, fromages, pâtisseries locales (Alicante et tarte aux pignons chez Espi) jusqu’au soir où nous avions rendez-vous chez une amie de Marie pour… manger ! Entre temps, nous avons tout de même eu le temps de faire une courte sieste pour digérer les kilos ingurgités et laisser retomber les effluves du vin. Nous avons aussi pu apprécier la vue du Castillet, qui servit jadis de porte pour entrer dans la ville (c’est d’ailleurs par lui que nous sommes arrivés), l’architecture massive et élégante de la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste et du Campo Santo, La Loge de mer, joli bâtiment construit en 1397 et qui n’abrite aujourd’hui qu’une simple brasserie, avec dans son prolongement l’hôtel de ville et le palais de la députation. Nous sommes aussi passés devant l’ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle qui abrite aujourd’hui les colletions du musée des beaux-arts Hyacinthe Rigaud.

Au détour des rues, souvent piétonnes, parfois étroites, Perpignan m’a rappelé certains souvenirs de Lyon avec ses traboules secrètes. Même en coup de vent, le coeur historique de Perpignan ne manque décidément pas de charme.

Le lendemain, coupables d’avoir si bien mangé, nous décidons de marcher toute la journée. En fait, c’est notre façon préférée de visiter : à pieds. Mais là, ça nous faisait une excellente excuse pour les excès de la veille. Nous décidons de commencer par l’imposant Palais des Rois de Majorque. Sans faire la visite complète, nous profitons de la vue depuis les remparts avant de redescendre par les quartiers populaires depuis L’arsenal et le collège Jean Moulin jusqu’à l’église Notre-Dame de La Réal, malheureusement fermée à l’heure de notre passage.

Nous passons chez le traiteur prendre des forces pour l’après-midi (je ne pouvais me résoudre à terminer ce weekend à Perpignan sans avoir goûté aux fameuses boulettes de Picoulat dont Marie et sa famille m’avait vanté les mérites) mais ici ce n’est pas évident de trouver des commerces ouverts le dimanche. A force de chercher, on trouve finalement notre bonheur, jusqu’au dessert, avec une pâtisserie locale à base de confiture de gingérine, une pastèque que je ne connaissais pas.

2013-10-20 13.00.22

Nous repartons de plus belle faire un tour dans les quartiers arabes et gitans où le linge pend au fenêtres, où l’on est assis dans la rue plutôt que chez soi, où les enfants jouent dehors et où la vie prend une couleur décidément tout autre. Malgré des bâtiments souvent plus délabrés, cet autre Perpignan ne manque ni de charme, ni de caractère.

Nous bifurquons à la place du Puig pour passer devant l’église Saint-Jacques puis le couvent des Minimes où nous visitons longuement la sympathique exposition provisoire Métamorphose(s).

Dans la foulée nous enchaînons avec les différents édifices religieux qui peuplent le quartier : l’Eglise des Dominicains, la Chapelle du Tiers-Ordre et celle du Saint-Sacrement. Impossible de rentrer à l’intérieur mais nous profitons à nouveau de l’architecture et du calme des rues.

Place de la République, nous nous arrêtons devant un petit groupe entouré de quelques danseurs, au gré des balcons, nous levons la tête pour admirer du dessous les magnifiques parterres carrelés, nous faisons et refaisons le tour du centre ville de briques rouges, nous nous perdons un peu, agréablement et nous admirons aussi la fresque un peu abîmée mais néanmoins impressionnante de la casa Xanxo, riche drapier du XVIe siècle qui devint propriétaire de ce bel hôtel particulier.

Enfin, nous terminons l’exposition Metamorphose(s) avec la visite du centre d’art contemporain Walter Benjamin (qui nous aura cette fois moins convaincue). Pour rentrer nous longeons calmement le chemin bordant la Bassa depuis l’allée Maillol où nous avons découvert notre caviste du coin préféré, jusqu’aux jardins Terrus beaucoup plus anecdotiques (et c’est peu dire), en passant par le petit pont de l’écluse, plutôt élégant.

Un dernier détour pour apercevoir le centre du monde, encore en travaux, la fameuse gare de Perpignan, rendue célèbre par les facéties du peintre Dali. D’autres maisons, notamment celle d’Emile Drancourt sur l’avenue du Général de Gaulle qui redescend à la place de Catalogne valent, à mon sens, plus le détour que la gare qui n’a, avouons-le, rien d’exceptionnel. Nous reprenons un nouveau covoiturage depuis cette même place de la Catalogne et nous terminons ce weekend à Perpignan comme nous l’avons commencé : avec quelques kilos en plus et des souvenirs pleins la tête.

Si la visite de Perpignan peut tout à fait se faire en un weekend – la plupart des habitants d’ailleurs vous le diront – cette petite ville vaut décidément le détour pour son architecture et sa gastronomie. Les spécialités catalanes auront ravi nos estomacs gourmands et nous savons désormais que faire à Perpignan, même un dimanche. Seul bémol : la propreté. Souvent au hasard des rues, votre nez se sentira agressé par des odeurs assez repoussantes. Plus d’une fois on a eu l’impression que le pavé remplaçait ici les toilettes publiques. Dommage, mis à part ça, Perpignan c’était presque un sans faute.

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