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Turin jour #1 par Marie : à la découverte du coeur historique

Le week-end dernier, nous étions invités à notre premier blog-trip à Turin, par l’office de tourisme – représenté en la personne de Chiara –  le consortium des hôtels Incoming Experience – représenté en les personnes de Sylvia et Erica – et la SNCF, qui offre une ligne directe Paris-Turin. En plus d’avoir fait la rencontre de supers blogueurs français avec qui nous avons passé un très bon séjour, nous avons découvert une ville loin de l’image terne qu’on nous en avait dépeinte. On vous fait faire le tour.

L’arrivée : accueil à l’hôtel Genio et petit tour de Turin by night

Après six heures de train en première classe, nous arrivons à Turin à 15 blogueurs, accueillis par Chiara, Sylvia et leur sourire chaleureux. Elles nous emmènent directement à l’hôtel Best Western Genio par la seule et unique ligne de métro qui traverse la ville depuis 2006. Un métro très propre et surtout très calme, alors qu’il n’est que 20h30, voilà qui change de Paris ! A l’hôtel Genio, le plus beau des trois dans lesquels sont répartis les blogueurs, nous attend un apéritif dînatoire de bienvenue, composé de produits gastronomiques et de vin locaux. Petits fours, olives géantes, charcuterie à tomber, pâtes et, pour arroser le tout, la maison Cadia est venue nous présenter quelques-un de ses vins dont une cuvée à base d’Arneis, un vin blanc sec, légèrement sucré et bénéficiant d’une belle rondeur aromatique qui a mis tout le monde d’accord. Le Verduno Pelaverga avec ses belles notes poivrées et le Barbera d’Alba Palazzotto, plus éthéré, avec son élégant nez boisé ont démontré que les spécialités du rouge piémontais n’avaient rien à envier à nos bons vins Français. On se régale tout en faisant connaissance avec nos nouveaux collègues. Pour faire durer cette première soirée, on part en petit groupe pour un petit « Turin by night », en suivant les indications de Chiara qui nous a conseillé le bar de La Drogheria, sur la place Vittorio Veneto. Le cadre sympa, entre déco chinée ça et là et baby-foot mis en évidence devant le comptoir, le service aux petits soins et qui nous proposera même une soirée Erasmus la semaine prochaine (se faire prendre pour une étudiante, ça fait toujours plaisir J) et les boissons fortes en alcools locaux (cocktail vodka-ginger beer pour moi et mélange vermouth, martini, gin pour Matt) finissent de nous convaincre que Turin a d’ores et déjà de belles choses à nous faire découvrir. Extinction des feux à plus de minuit après un retour en fanfare jusqu’à notre hôtel Crimea, situé de l’autre côté des  rives du Po.

Le centre-ville historique 

Le lendemain, nous nous levons tant bien que mal de notre grand lit (qui nous change de la maison), pour descendre petit-déjeuner. Un buffet sucré-salé nous attend dans une grande pièce simple et calme. De quoi nous donner des forces pour la longue journée de visite qui nous attend ! On commence par rejoindre le groupe des blogueurs en s’offrant au passage une petite promenade en bordure du parc del Valentino, où les joggeurs les plus matinaux font leur parcours de santé. Puis commence la visite du cœur historique, commentée par les anecdotes de notre sympathique guide, la patiente Anna. On découvre une architecture remarquable, tout en vitres gigantesques et lourdes portes travaillées, cachant parfois des cours intérieures reposantes au charme secret. Turin étant une ville agencée en plusieurs blocs quasi rectangulaires, on tombe souvent sur de grandes places entourées de rues pavées, comme celles de Lagrange ou la via Roma, bordées de boutiques et de chocolateries. La place San Carlo, avec ses deux églises dominant les statues représentant le Po et la Dora (les deux fleuves qui traversent la ville), est un point de chute idéal pour s’imprégner de la vie turinoise, notamment grâce aux cafés historiques cachés sous les alcôves qui l’entourent. On peut y déguster le fameux chocolat de Turin : un pur délice. La place du Palazzo Carignano ensuite, toujours très animée, permet d’admirer une belle architecture toute en briques rouges, avant de bifurquer vers la cathédrale Saint-Jean Baptiste, qui abrite le Saint-Suaire, précieusement dissimulé au regard des fidèles. Les ruines romaines, dans la continuité de la visite, sont aussi à voir autant que les halles qui abritent le Teatro cinema nuovo Romano, ou encore la place du Palazzo Civico qui abrite tous les 4ème samedis du mois, un petit marché bio où trouver de bons produits artisanaux sans se ruiner, comme du saucisson, des fruits et légumes du jardin, ou encore des pâtisseries locales.

Pause déjeuner au M ** Bun

Si M** Bun a perdu les « a » et « c » du premier mot de son nom, à cause d’un certain géant américain pas très content qu’on lui vole la vedette, il n’en a rien perdu de son bon goût. Cette chaîne de slow-fast-food (et non fast-food, car ici on prend son temps pour apprécier les bonnes choses !) a à cœur les produits régionaux et le respect des producteurs locaux. Tout, du pain à la viande en passant par les légumes, est made in Italia et 100% écolo. Pas de bêtes abattues à la chaîne ou élevées en batterie mais des animaux habitués au grand air, pour l’assurance d’une chair tendre. Pas d’OGM dans la salade, mais une bonne laitue bien verte qui pousse dans la région du Piémont. Même le coca, ici appelé Mole Cola, est fabriqué en Italie et 30% des bénéfices de vente sont reversés à des associations venant en aide aux enfants. De quoi être sûr de manger sain tout en faisant une bonne action. Si mon burger spécial M**  Bun manquait légèrement de saveur – mais quand on est habitué au gras du fast-food, difficile de se passer de sauce qui dégouline – celui de Matt, malgré un nom quasi-provocateur (Sensa Cognisiun, l’équivalent de « tête brûlée » ) agrémenté d’une sauce très typique de la région à l’ail et aux anchois, était délicieux. Nous avons aussi goûté les fromages fondus, parfumés à la truffe et à la poire, ainsi que les tartares, façon Piémont (aux olives), à la Française ou nature et c’était un vrai sans faute. Une bonne adresse pour échapper au fameux restaurant américain et qui permet de manger italien sans passer par la case pasta-pizza. Depuis Bembo’s au Pérou on n’avait pas trouvé de concurrent aussi sérieux au clown préféré des amateurs de restauration rapide.

Le quartier populaire et la basilique di Maria Ausiliatrice

Plutôt que d’accompagner certains blogueurs pour une visite du Palazzio Madama, nous nous aventurons tous les deux vers le quartier populaire qui longe la Dora, un peu sans le savoir. Nous souhaitons rejoindre un couvent situé tout au nord, et qui pourrait être celui où la grand-mère de Matt a fait ses études. Sur la route, on se retrouve au milieu de l’énorme marché Place della Repubblica, le Barbès local, après être passé sur les bords de la fameuse Dora, petite sœur du Po, moins large et moins aménagée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce côté de Turin est coloré, métissé, vivant. Un détour payant donc pour apercevoir un autre visage de cette grande ville, avec ses tags gigantesques, ses cours délabrées où la vie déborde et même ses immeubles abandonnés qui ne manquent pas d’un certain caché. Nous finissons par trouver le fameux couvent, qui sert aussi de collège, et en profitons pour visiter l’imposante basilique di Santa Maria Ausiliatrice, à laquelle il est rattaché. Sur le chemin du retour, on passe par le café qui a créé le fameux bicerin, la collation à base de chocolat, crème et café, originaire de Turin. Une véritable institution qui a fêté cette année son 250eme anniversaire.

Le Palazzo Madama et la Meranda Reale

Arrivés en retard pour avoir mal enregistré l’heure de rendez-vous donnée par Chiara, on traverse au pas de course le Palazzo Madama, un beau musée d’art classique sur 3 étages et une tour avec une vue panoramique assez époustouflante.   Le groupe nous attend pour la Meranda Reale, le goûter turinois par excellence. Servi dans un salon du XVIIIe siècle au 2e étage, avec musiciens et serveurs gantés au programme, la Meranda Reale se compose d’une tasse de chocolat chaud façon turinoise – sans lait mais avec de l’eau –  et de petites douceurs telles que des marrons glacés, des meringues…  et encore et toujours plus de chocolat ! Un vrai délice qui selon la légende, assurait une santé de fer à l’aristocratie italienne, à raison de dix tasses par jour. Le breuvage étant crémeux et épais, je me contenterai d’une seule… mais volontiers par jour !

 Le musée égyptien

Bien rassasiés, on se dirige au musée égyptien situé à deux pas ou presque, que l’on avait repéré depuis longtemps. En vrai égyptophile, Matt est aux anges. Et pour cause, le musée abrite la deuxième collection la plus importante au monde après celle du Caire. Deux bâtiments bien aérées exposent des objets rares parmi lesquelles des statues et des parchemins, ainsi qu’une belle collection de sarcophages et momies très bien conservées. Vingt et unes statues de la déesse Sekhmet, retrouvées sur le même site, des amulettes en pagaille, de la poterie… une vraie belle visite inratable pour tout amateur de l’Egypte qui se respecte mais qui saura aussi séduire les curieux.

Le restaurant La Locanda del Sorriso et le quartier San Salvario

C’est les pattes en coton, les yeux lourds et l’estomac encore bien rempli de la Meranda Reale que l’on se dirige vers le restaurant La Locanda del Sorriso dont on vous parlait déjà ICI. Un bon dîner entre blogueurs à se partager des anecdotes de voyage  avec les joyeux lurons de Votre tour du monde et déguster des spécialités locales que l’on n’oubliera pas de si tôt. Pour finir la soirée, la plupart d’entre nous se dirige, encore une fois sur les conseils avisés de Chiara, vers le bar le Petit Baladin. Si la veille, la ville semblait encore étrangement calme mis à part sur la place Vittorio Veneto, le samedi soir est tout d’un coup très animé. Les facultés n’étant pas ce qui manque à Turin, qui compte d’ailleurs la meilleure école polytechnique du pays, les étudiants sont au rendez-vous. On se partage une dernière bière artisanale – une Isaac,  blanche et légère,  pour moi et une Dona, blonde, douce, équilibrée sans manquer de caractère, pour Matt – avant d’abandonner le petit groupe pour rentrer avec _Xtinette vers notre hôtel.

Cette première journée à Turin aura réuni tout ce que l’on aime dans un voyage : gastronomie, culture, histoire, découvertes et rencontres inoubliables. Rien que pour ça, je ne pourrais que trop vous conseiller d’y passer quelques jours, mais Matt a encore plein de raisons de vous convaincre dans une deuxième partie à venir très vite sur le blog !

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