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Deux jours à Cannes, tout est possible

Barbara Carlotti chantait qu’en quinze jours à Cannes, tout était possible. En deux jours aussi.

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Sans accréditation (je m’y suis prise trop tard et trop mal), je savais qu’il me serait difficile d’accéder aux films en compétition. Je m’étais donc résolue à faire un tour sur la Croisette en pure touriste, et sans Matthieu, habitué au manège dont il voulait passer volontiers son tour cette année. Et puis vivre pour la première fois si près de Cannes sans voir même de loin le festival, ça aurait été trop bête ! Me voilà donc partie pour rejoindre une amie sur place, plus chanceuse que moi et accréditée pour voir les films. Après diverses péripéties avec le bus et le train qui me font arriver une heure en retard, bouchons obligent, je prends vite peur devant la foule, le bruit et le vent. Heureusement, je trouve facilement mon amie et nous observons le petit monde qui nous entoure, depuis une pelouse en plein soleil. Des étudiants en costume et noeud-pap’ qui brandissent des pancartes à la recherche d’une invitation pour voir un film quel qu’il soit, contre un bisou, rien ou leur virginité ; des ballots par milliers qui se prennent en photo devant les divers animations de la Croisette ;  des clowns ; des mimes ; des danseurs et surtout une foule de gens badgés qui courent dans tous les sens pour attraper leur séance de cinéma, quand ils ne sont pas en train de les critiquer en petits groupes. Le tout au milieu d’immenses tentes où acheter une glace ou un souvenir hors de prix, quand elles n’abritent pas les attachés de presse cinéma du monde entier. Cannes en plein festival et Cannes le reste de l’année, ça n’a donc rien à voir.

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Les éternelles cagoles de la Croisette n’ont pas pour autant déserté le pavé et y traînent toujours leurs talons de 18 cm et leurs habits de lumière à deux heures de l’après-midi, sauf qu’elles passent presque inaperçues au milieu des stars et journalistes forcées de porter la même tenue pour gravir les fameuses marches du palais des festivals. Contre toute attente et grâce à un ami que je ne remercierai jamais assez pour l’invitation qu’il m’a dégotée, je me retrouve moi aussi sur le fameux tapis rouge pour assister à la projection de ce qui s’avérera être l’un des meilleurs films que j’ai vu cette année : La vie d’Adèle. Trois heures sexuelles, sensuelles, bouleversantes, que je ne suis pas prête d’oublier. La magie du festival de Cannes n’en serait-elle pas un peu responsable ? Voir un film dans ces conditions plutôt que dans son cinéma de quartier change-t-il la donne ? Peut-être, bien que la salle du Grand Théâtre Lumière, aussi grande et impressionnante soit-elle, ne vaut pas selon moi celle du Grand Rex. La qualité du dernier Kechiche aura donc parler d’elle-même.

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Alors que je sors encore secouée par ce que je viens de voir, le soleil est toujours au rendez-vous et la Croisette semble plus clairsemée. Le festival de Cannes vit ses derniers instants et, à la veille de la remise des prix, chacun y va de son petit pronostic sur la future Palme d’or. Mon verdict à moi est tout aussi brillant : j’aurais pris de beaux coups de soleil, entre deux averses de pluie qui se sont invitées sans prévenir, croisé aussi bien Lulu de Charlie et Lulu, les frères Bogdanov, que James Franco et Gaspard Noé, parlé de cinéma plus que jamais en si peu de temps et le tout en très bonne compagnie. Pour sûr, en deux jours à Cannes tout est possible.

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