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Paris chic 1e partie : les meilleurs restaurants gastronomiques

Après quelques années à Paris, où j’ai pu grâce à mon ancien boulot tester de grands restaurants, je vous confie cinq bons plans gastronomiques pour déjeuner ou dîner dans un cadre ultra chic.

L’Agapé Substance

71889_136013673224686_643802742_n(© Agapé Substance)

(66, rue Mazarine, Paris 6e)
 (Ticket : entre 45 et 100 € par personne selon le menu)

Organisé tout en longueur autour d’une grande table d’hôte que l’on partage avec son voisin de déjeuner comme dans les vieilles cantines françaises d’autrefois, perché sur des chaises hautes ultra- design, le petit restaurant de l’Agapé Substance se cache derrière une baie-vitrée fumée pour offrir aux convives une véritable intimité et envelopper l’adresse d’une aura de mystère. La cuisine ouverte, au bout de la table unique, fonctionne comme du papier à musique. Chacun connait parfaitement sa partition et le chef d’orchestre – le jeune chef Laurent Lapaire, qui a fait ses armes avec Passard à L’Arpège – n’élève jamais la voix pour se faire comprendre. Pas de brouhaha dans ce tout petit espace donc, seulement des odeurs enivrantes qui mettent en appétit. A la carte ? Une série d’ingrédients inscrite sur un carton blanc des plus minimalistes. En vrac, nous ont été proposés lapin, chèvre, benoîte, persil, Saint Jacques quand nous y avons déjeuné. On précise au serveur nos allergies et préférences pour ne pas avoir de mauvaises surprises et on laisse opérer la magie. Chaque produit est retravaillé d’une façon innovante et créative,  aux influences asiatiques et parfois moléculaires. Le résultat est aussi surprenant que succulent. La présentation soignée nous invite à découvrir des goûts uniques pour peu qu’on écoute les conseils de dégustation du chef. Résultat ? Une explosion de saveurs à chaque plat. Ceux-ci différent en nombre selon le menu choisi, mais, comme bien souvent dans les restaurants gastronomiques, la qualité prime sur la quantité. Ici, chaque plat s’avale littéralement en deux bouchées maximum. On ne ressort pas pour autant affamé du déjeuner – surtout si on choisit le menu Carte Blanche qui propose une dizaine de mets – le repas s’étalant assez longtemps pour nous mettre en appétit et y répondre sans nous donner l’impression de ne pas avoir assez mangé. Un coup de cœur des plus marquants à découvrir en amoureux ou accompagné d’un vrai gourmet qui n’a pas peur des mix de saveurs.

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L’Atelier Etoile

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(© Atelier Etoile)

(133, avenue des Champs-Elysée, Paris 8e)
(Ticket : entre 16 et 50 € la petite portion)

On s’attable encore une fois au comptoir face à la cuisine ouverte de ce restaurant situé dans le sous-sol du Publicis, tout en haut de la plus belle avenue du monde. Même s’il propose aussi une vaste salle avec des carrés de banquettes confortables, observer la valse des chefs et des barmaids joue dans la mise en bouche. Nous blaguons ainsi avec le fils Perrier, ici sommelier qui nous fait déguster ses meilleurs champagne avant de nous annoncer la carte. Le choix est cornélien et tout attise nos papilles. On fait confiance aux conseils du chef Joël Robuchon lui-même, venu nous serrer la main comme il le fait avec chacun de ses clients quand il est dans son restaurant. « Les petites portions », propices à la dégustation, permettent de goûter un large panel des talents culinaires que nous réserve l’Atelier Etoile. Les produits les plus fins sont traités sous formes de tapas hautement gastronomiques : caviar, truffe, foie gras, jambon ibérique… Le must ? Le Roseval, soit un véritable orgasme culinaire mêlant copeaux de parmesan et truffe blanche d’Alba. Viande, poisson, ou veggy, il y en a pour tous les goûts. Les desserts aussi laissent rêveur avec leur présentation et leurs mélanges des saveurs, le Soufflé chaud aux fruits de la passion et le Mikado aux graines de pavot en tête. On ressort largement rassasié malgré le nom du menu, (bien qu’il faille avoir le budget de s’offrir plus d’une petite portion pour manger à sa faim) et surtout le sourire aux lèvres. L’endroit est en effet propice à la relaxation, avec ses jolies couleurs rouges et noires, sa lumière tamisée et son ambiance bon enfant due à un staff aux petits oignons qui a toujours le mot pour rire. La preuve qu’un restaurant gastronomique peut rester décontracté !

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(©Gilles Pudlowski)

Le Chardenoux des Prés

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(©Chardenoux des Prés)

(27, rue du Dragon Paris 6ème)
(Ticket : entrée-plat-dessert entre 40 et 100 € par personne)

Retour dans le 6e arrondissement pour ce restaurant bistronomique installé dans un ancien bouchon incontournable de Saint Germain des Prés. Bebel, Delon et les autres pontes du cinéma français  y avaient leurs habitudes et le nouveau propriétaire – Cyril Lignac – a su conserver l’ambiance et la décoration d’époque – du papier-peint fleuri, un vieux comptoir en bois, des photos vintage – en y apportant son savoir-faire en cuisine. Dans la salle de quelques tables seulement, se croisent serveurs et cuisiniers aux petits soins. On retiendra d’ailleurs le chef pâtissier venu proposer aux clients, entre deux plats, des madeleines toutes chaudes, à peine sorties du four et encore dans leur moule. Une attention qui donne le ton. La carte suit dans le même esprit. Les incontournables de la cuisine de brasserie française sont donc ici revisités de façon gastronomique. La preuve avec des ravioles de langoustines au piment d’Espelette tout bonnement divines, ou encore la cote de cochon fermière cuisinée au saté. Le vin s’accorde bien aux plats grâce aux conseils du maître d’hôtel qui nous fait découvrir des crus triés sur le volet. Parfait pour y déjeuner comme pour y dîner, le Chardenoux des Prés est une bonne adresse pour s’offrir un restaurant de qualité sans trop se ruiner.

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Le Kei

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(©Francois Simon)

(5, rue du Coq Héron Paris 1er )
(Ticket : 45 ou 75 € par personne selon la composition n°1 ou 2)

C’est près du Louvre que l’on se rend cette fois pour déjeuner au restaurant Le Kei dans un cadre on ne peut plus chic. Ici, le service est à la russe et le groom service presque oppressant. Pas de musique mais une ambiance protocolaire à faire passer les dîners de la reine d’Angleterre pour des raves sous acide. La petite salle d’une dizaine de tables seulement s’offre une décoration des plus épurée. Bref, à première vue, pas facile de se mouler au décor quand on n’a pas l’habitude de ce genre d’endroit en huis clos, mais heureusement, la carte en vaut la chandelle, surtout quand on sait que c’est Kei Kobayashi (d’où le nom de l’endroit), l’un des maîtres de la cuisine japonaise, qui office aux fourneaux après avoir fréquenté les cuisines du Plaza Athénée auprès du grand Ducasse. Notre maître d’hôtel nous installe autour d’une grande table ronde à la nappe aussi immaculée que ses gants, avant de nous présenter le chariot des bouteilles de vin dont il nous énonce consciencieusement chaque historique. Sans autre indication que « poisson pour la composition 1 ou viande pour la 2 », nous sommes servis. On comprend donc que le menu est unique mais ce n’est pas pour nous déplaire. S’enchaîneront cinq plats (compter trois de plus pour le dîner) aux influences japonisantes mais tous revisités à la française avec une précision jamais vue. Chaque ingrédient est à sa place, la cuisson tout simplement parfaite et la présentation digne d’une finale de Top Chef. On se délectera de l’émulsion au parmesan et du bar sur son lit d’asperges avant d’être émerveillé par la cage de meringue et ses petites fleurs comestibles qui nous arrivent en dessert. S’il faudra compter au moins trois bonnes heures pour avoir le temps de déguster ce repas, et donc passer outre l’ambiance très bourgeoise, c’est une véritable parenthèse enchantée que l’on offre ici à nos papilles.

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Le 39 V

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(©Le 39 V)

(39, avenue George V, Paris 8ème)
(Ticket entre 39,50 et 49,50 € au déjeuner par personne)

Prenez de la hauteur au 39 V en déjeunant perché au 6ème étage d’un des plus beaux bâtiments de l’avenue George V, dont la carte vous fera quant à elle monter jusqu’au 7ème ciel. On pourra profiter d’une jolie vue sur tout Paris grâce à la terrasse en deck où savourer un cocktail avant de passer à table. Le must ? Le patio intérieur installé en contrebas autour d’une sculpture très design, baptisée Géoluminescente. On profitera de son côté artistique surtout la nuit tombée, puisqu’elle retranscrit en un magnifique ballet de couleurs les différents pics de chaleur qu’a connu la Terre dans la journée. Concept ! Autant que l’architecture futuriste de la salle du restaurant. Complètement circulaire, elle s’articule autour de la cuisine ouverte. On pourra d’ailleurs choisir la table toute proche pour mieux observer le chef Frédéric Vardon au travail. Autre prodige tout droit sortit de chez Ducasse, il propose une cuisine française simple et savoureuse qui remet aux goûts du jour certains produits du terroir oubliés, comme sa fameuse poulette accompagnée d’une verrine de foie gras.  Un endroit véritablement surprenant qui semble tout droit sorti d’un film de science-fiction et dont l’unique ascenseur pour y accéder nous donne des airs d’agent secret en mission.

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5 réponses to “Paris chic 1e partie : les meilleurs restaurants gastronomiques

  • Hum ça donne faim! 🙂 bon ce n’est évidemment pas toujours pour les petits portes-monnaie mais de temps en temps ça ne fait pas de mal! Et puis il n’y a pas à dire c’est bien dans notre bonne vielle capitale qu’on retrouve meilleurs restaurants

  • Super article! Ca me donne des bonnes idées pour inviter mon chéri qui rentre d’une expatriation en Allemagne et je crois que la gastronomie francaise lui a manqué !
    A bientôt Solene

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