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Sous le soleil de Cartagena

Qu’y a-t-il de pire qu’une jolie fille, qui, consciente de ses charmes, pense avoir le monde à ses pieds ? Cartagena a tout pour plaire. Un centre ville rustique en façade où le luxe se cache derrière des murs rongés par le temps, la mer a deux pas pour balancer avec les températures et partout des couleurs qui donnent envie d’être heureux.

Pourtant, un peu comme à Cuzco, le sentiment est double. Passé l’émerveillement, la tristesse gagne du terrain. D’abord il y a la misère, plus visible, avec son cortège de prostituées et de crackmen. Ensuite, loin de la chaleur (humaine) de Cali, Cartagena n’a que celle du thermomètre pour attiser le brasier. La mer, on a connu mieux. Le rêve des Caraïbes est à chercher ailleurs. Même Playa Blanca déçoit, sale et très touristique. Là, les gens ne sont pas les moins désintéressés du pays. Jusqu’à la table, entre le poisson et la citronnade, on essaie de te vendre des coquillages…

Et puis tout est cher, très cher, sur la plage comme dans la rue, du tour de calèche (normal me direz-vous) à la simple carte postale. Alors quand le service ne suit pas, la chaleur nous monte à la tête et au bout de sept mois de voyage, on fait peut-être la fine bouche, mais on tire la gueule. A l’hôtel Marlin sur Medialuna, le personnel est scandaleusement mauvais et il nous faudra aller taper à la porte d’à côté, chez Mamallena, pour trouver un service digne de ce nom et une ambiance véritablement chaleureuse.

Au final on ne sera restés que quatre jours sur place, dont deux à Playa Blanca avec en prime la pire nuit du voyage, en camping encore, heureusement atténuée par un réveil, soyons-franc jusqu’au bout, assez magique, et s’il faut bien l’avouer, nous n’avons pas fait que de mauvaises rencontres, nous écartant un peu du charme en toc pour des quartiers plus traditionnels comme la plazuela de la Santisima Trinidad, Cartagena est loin de nous manquer. Pour les gens, on a préféré Cali, pour la plage, Tayrona. Cartagena, que te reste-t-il ? Une beauté lépreuse le long des murs rongés par le temps.

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