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Un peu de salsa à Cali

Quand j’ai lu sur je ne sais plus quel site qui recense les pays les plus dangereux du monde que la Colombie était encore en 2012 classée 144ème sur 158 (vous aurez compris que le 1er est le moins dangereux !), j’avais fait une croix sur l’idée d’y mettre ne serait-ce qu’un orteil. Mais ça, c’était avant qu’on rencontre un tas de gens sympas pendant le voyage, qui nous ont vanté les mérites de ce pays que les préjugés, véhiculés par nos chers médias, entachent pourtant avec brio. Evidemment, en bonne angoissée que je suis, je n’ai tout de même pas pu m’empêcher de lire scrupuleusement, à la veille de passer la  frontière, des forums de voyage témoignant des pires atrocités (pillage dans les chambres d’hôtels, prises d’otages, viols…) sans parler du site de l’ambassade qui encourage “nos chers compatriotes” à n’aller en Colombie que pour obligations professionnelles. De toutes façons, nos billets d’avion de retour passant par Bogota, il fallait que je me fasse une raison : on était obligés d’y aller. Et après une première nuit d’insomnie à Popayan à guetter un agresseur potentiel qui n’est jamais venu, j’en suis arrivée au même constat que nos rencontres de voyage : la Colombie, ce n’est vraiment pas mal.

Alors oui, tu as un peu un flic ou un militaire tous les 100 mètres, quand ce n’est carrément pas un tank, ce qui aide à te sentir en sécurité ou du moins t’en donne l’impression ; mais il nous aura surtout suffi de rencontrer Leonardo et sa maman Veronica à Cali, nos deux hôtes de CS, et de déroger à toutes les règles de sécurité (sortir à minuit dans la rue, prendre un taxi au pif…) dans cette troisième plus grande ville du pays, pour s’y sentir très vite à l’aise.

Débarqués en plein embouteillages – de quoi nous rappeler combien on est heureux de ne pas rentrer vivre à Paris – dans le quartier résidentiel La Independencia, on est très vite assommés par la chaleur qui va devenir notre plus fidèle compagne sûrement jusqu’à notre départ du pays. Le lendemain de notre arrivée, on part à la conquête du centre où il n’y a rien à voir de très intéressant à part le quartier de San Antonio. A chacun de nos pas ou presque, on nous conseille de ne pas aller plus loin. Et c’est vrai que le dimanche, quand la ville ressemble à une Silent Hill tropicale habitée par quelques rares âmes errantes pas très fraîches, il faut bien avouer que tu n’as pas vraiment envie de te retrouver seul dans certaines rues… D’une à l’autre on tombe sur un bidon-ville intra-muros puis dans la perpendiculaire, sur une série d’édifices flambants neufs. Témoignage d’une ville à double visage, dont la triste histoire pas si vieille, faite de violence et guerre civile, a laissé des traces…

Comme le tour du périmètre autorisé aux petits touristes que nous sommes est très vite fait, on s’offre trois jours dans la région pour aller chercher du bon café et un après midi au centre culturel pour découvrir le cinéma…. africain. Aucun rapport, certes, mais je vous rappelle que je voyage avec un bouffeur de films. Côté culture, la vraie belle découverte qu’on est content de ne pas avoir ratée, c’est le fameux festival gratuit de musique du Pacifique : Petronio Alvares. Pendant quelques jours, la foule est au rendez-vous autant pour la cuisine créole que pour l’ambiance sur scène qui déborde largement sur la pelouse.

Après nous être un peu entraînés tout seuls au milieu de milliers de personnes, une virée dans les environs de Cali pour danser la salsa avec nos hôtes avant le départ nous aura mis à l’épreuve. Même si je me suis un peu sentie comme Bébé qui découvre Johnny et Penny pour la première fois, l’ambiance et le spectacle de fessiers refaits valaient largement le détour… Merci Cali !

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