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Trois semaines à Quito

Je ne sais pas comment s’en sort Matthieu, mais le fait est que j’arrive toujours à me farcir les « gros morceaux » sur le blog. Mauvais tirage de cartes dès le départ, c’est donc à moi que revient la lourde tache de vous résumer Quito ici bas, la capitale de l’Equateur où nous sommes restés près de trois semaines.

S’il était prévu que nous y restions aussi longtemps c’était pour travailler bénévolement au sein d’une association venant en aide aux enfants des rues. Finalement, suite à des événements indépendants de notre volonté (des manifestations politiques faisant blocage), nous n’aurons participé qu’une fois aux fameuses activités. Une seule et unique journée qui aura toutefois confirmé mon impatience légendaire : travailler avec des enfants demande une énergie redoutable, d’autant plus quand ceux-ci ne parlent ni ta langue ni espagnol, mais quechua ou qu’ils ne parlent pas du tout. Si Matt a eu la chance de pouvoir jouer avec des enfants en âge de lire ou compter,  je me suis retrouvée à faire des dessins avec les plus petits, que leur mère abandonne la couche sale comme à une garderie, pour aller travailler. Cette journée de bénévolat m’aura toutefois permis de me prendre une bonne claque, moi qui ai plutôt honte des plans sociaux et de la mentalité française en général : il faut bien reconnaître qu’on a de la chance dans notre beau pays, quand on voit la misère dans laquelle vivent certains enfants quiténiens…  En attendant, Lucile, frangine chérie, je te tire bien bas mon chapeau, tu m’expliqueras comment tu as fait pour tenir deux ans.

Ne pouvant donc travailler comme prévu, nous avons fait ce que nous savons faire le mieux : du tourisme. Si Quito me faisait un peu peur avant qu’on y arrive (des amis rencontrés en voyage s’y sont faits dépouiller jusqu’aux baskets en plein après-midi) je m’y suis vite sentie très à l’aise grâce à Juan-Pablo, notre hôte de couch-surfing. Ce cuisinier et chocolatier de talent ouvre sa porte en permanence aux routards de passage en attendant de partir s’installer au Québec. Ce fut donc pendant trois semaines, à l’instar de notre expérience chez Gloria en Patagonie, la maison du bonheur où nous avons croisé de nombreux Français, quelques Norvégiennes, un Mexicain, trois Américains et un gentil couple d’Argentins. Entre petits plats et longues discussions, Juan nous a donné ses bons conseils pour arpenter la ville en toute sécurité.

Du Quito colonial, le cœur historique avec ses mille couvents encore en fonction et ses rues pavées qui grimpent comme à La Paz, au Quito moderne et sa foire aux gringos du côté des bars de La Mariscal en passant par ses nombreux parcs verts ou jogger et faire la sieste, Quito nous aura séduits tout entier. Nous aurons pu y souffler un peu, chose rare vu qu’on baroude d’une ville à l’autre en permanence, découvrir un peu de cinéma local grâce à la journée de la culture et quelques uns des meilleurs photographes équatoriens via des expos en plein air, mais surtout, déguster le meilleur chocolat du monde, décliné à tous les goûts : au sel, au lemon grass, à la maracuja…

Loin de l’image dangereuse qu’on lui prête, Quito est une ville qu’il faut prendre le temps de découvrir. Il ne faut pas nier la présence d’une certaine misère dans les rues et que certains quartiers sont encore à éviter (comme le Panecillo), mais passer à côté de la capitale de l’Equateur aurait été une belle erreur.

Après un passage par Otavalo, petite ville au nord connue avant tout pour son marché artisanal, il est temps maintenant d’aller vérifier ce qu’on dit sur la Colombie. Pays de tous les dangers ou beauté trop peu explorée ?

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