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Oh mon Ambato !

Sur la route qui nous mène loin du monde et des problèmes, je fuis, comme la gazelle aimable aux grands cils de velours. Je bondis de vague en vague ; les mouettes me crient leur bonjour. Ô Ambato… il fallait bien que l’Equateur finisse par nous décevoir. Après la pluie qui nous aura un peu pénalisés à Baños, suivant les indications du Routard on évite Latacunga pour y revenir quand on aura plus de temps et on fait halte à Ambato où, le lendemain, est censé se dérouler un admirable marché aux fruits. Le résumé sur la ville n’est pour le reste pas très enchanteur… à juste titre. 

On se fait déposer dans le quartier le plus économique (on ne le sait pas encore, mais il s’agit de celui des prostituées) où, arrivés à l’hôtel, Marie me dit que le jeune qui est venu nous accueillir, s’il ne se grattait pas comme se doit de le faire de temps en temps un vrai mâle, était gentiment en train de se tripoter la nouille. Prétextant une absence de wifi (à quoi bon dans ce genre d’endroit) on s’éclipse, non sans rencontrer dans le couloir un joli couple qui doit bien se connaître depuis au moins cinq bonnes minutes. Une joyeuse lune de miel à eux ! Nous on file dans un hôtel plus mainstream, avec la wifi et des draps propres.

On regarde autour de nous : où est la ville dynamique dont parle le Routard avec ses habitants un peu plus riches que la moyenne ? Après avoir posé les sacs, on décide d’aller la chercher un peu plus loin. Rien. Tant pis. A défaut, on se rabattra sur une très bonne adresse : la Fornace. Délicieuses pizzas d’un côté de la rue, de l’autre des glaces à tomber dont peut-être la meilleure à la mangue que j’ai mangée de toute ma vie. 

Au réveil, on se hâte direction le fameux marché où de pauvres gens de la montagne sont venus vendre le(s) fruit(s) de leur labeur. On a assez  rapidement l’impression d’une tristesse générale et d’une douloureuse misère, loin du festival de couleurs annoncé. On se rabat enfin sur le musée des sciences de la place 10 de Agosto, où là au moins on est venu pour voir des monstres et où on ne sera pas déçus. Même si le prix a doublé entre-temps, on en a pour notre argent. 

On peut enfin rejoindre Quito. Ambato n’aura finalement pas été une halte inutile (ne serait-ce que pour la glace et le musée) mais c’est la première fois, dans le pays, qu’une ville nous rebute ainsi au premier abord.     

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