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Retour dans la montagne à Baños

La montagne me manquait tellement que j’ai sauté de joie quand nous avons décidé d’aller à Baños. Une ville perchée à 1800 kms d’altitude avec un nom qui veut dire « toilettes » en espagnol ? Chouette ! En vérité, vu ce que j’avais lu des autres plages de la côte équatorienne et comme nous étions attendus le 31 du mois à Quito, il valait mieux de toutes façons remonter au nord. Et finalement, même si le fait d’avoir voulu jouer la warrior en tongs sous la pluie m’a valu un énième rhume, cette petite Baños m’a bien plu.

Arrivés à 5h du mat au lieu de 7 (merci au chauffeur pressé) nous nous sommes rabattus sur le premier hôtel que nous avons trouvé, à 2 mètres de la sortie du bus, pour dormir. Première grasse mat du voyage en ce qui me concerne, puis direction le cœur de Baños en quête d’une laverie et d’un endroit où déjeuner, après s’être fait réveillés à grand fracas par le veilleur de nuit. Pour info, Baños est située près d’un volcan très nerveux, prêt à péter à tout moment. Imaginez donc notre trouille quand ledit veilleur de nuit s’est mis à tambouriner à notre porte comme un fou sous Redbull ! Finalement c’était juste pour nous donner du papier-toilettes. Certainement une coutume d’accueil locale… Baños, PQ ? Bon, si vous ne suivez pas, j’arrête mes blagues de papas français.

Si les rues résidentielles ne vendent pas du rêve, la place centrale relève le niveau avec sa mairie en pierre de lave et ses petits restos suisso-français (oui oui oui J) où nous ne mangerons pas, préférant les spécialités locales au marché du coin, bien moins chères et plus authentiques. Après le llapingocho et ses petites saucisses, c’est la malcocha à laquelle je ne peux pas résister : une sorte de guimauve au sucre de canne qui a le goût de barbe à papa, tout ça étant 100 % naturel et artisanal, soit un rêve pour mes papilles.

L’après-midi, on découvre encore une spécialité mais qui ne se mange pas, le tagua, soit de l’ivoire végétal très joli, puis on repère un bon resto argento-français pour le soir (« La closerie des lilas » comment ne pas y résister ?) et on apprend qu’on devra changer d’hôtel dans la foulée. Le weekend, tous les djeuns viennent teufer dans les horribles discothèques de Baños et réservent donc les ¾ des chambres de la ville. On arrivera quand même à trouver un nouveau nid d’amour dans un coin de la ville bien plus sympa, avec vue sur la cascade de la Virgen.



Les eaux de cette chute pas très impressionnante mais jolie, auraient des vertus curatives et la vierge qui lui a donné son nom (Nuestra Señora del Rosario de Agua Santa, oui, tout ça) aurait sauvé d’une mort in extremis un paquet de gens dans le coin. Mwouais… En tous cas, ses miracles sont racontés dans la jolie église de la ville –  elle aussi en pierre de lave – sous forme de gigantesques peintures. En parlant d’art, l’autre côté sympa de Baños se sont ses jolis tags. Il y en a un peu partout, pas autant qu’à Valparaiso au Chili, mais assez pour prendre plein de photos.

Le lendemain, la pluie toujours au rendez-vous nous empêchera de faire la randonnée que nous avions prévus (Oh, mince alors !) mais sûrement pas de nous envoler. Littéralement.

Un peu plus d’un kilomètre de zipline à 180 mètres de hauteur au dessus d’une cascade de l’enfer. Ce gros délire à seulement 10$ chacun aura valu à lui seul le détour par Baños et maintenant que nous avons fait cooooooooomeeeeeeeeeee l’oiseau, nous sommes prêts à rejoindre Quito.

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