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Guayaquil de nuit

Notre séjour en Equateur n’était jusqu’alors synonyme que de bonnes rencontres qui nous ont fait découvrir avec passion leur ville. Il n’y avait pas de raison qu’il en soit autrement à Guayaquil, malgré ce que voulait bien essayer de nous faire croire le Routard, et il n’en fut en effet pas autrement grâce à Rafael, notre hôte pour trois jours dans cette grande ville effrayante.

C’est vrai qu’elle a de quoi faire peur rien qu’avec son terminal de bus presqu’aussi grand que notre aéroport à Roissy où, pour peu qu’on y arrive un vendredi soir, comme nous, on soit pétrifié à l’idée de se faire piétiner. Je n’avais pas ressenti une telle oppression depuis Paris, ou du moins San Paulo. C’est à deux autres villes brésiliennes que Matt a comparé la ville : Rio et Belo Horizonte. Certainement pour l’humidité tropicale ambiante et l’envergure de l’architecture, autre atout effrayant de Guayaquil. Heureusement donc que notre nouvel ami Rafa a été là pour nous aider à envisager notre courte visite avec le sourire.

Il aura tout pris en main, mieux que certains guides que nous avons pu rencontrer depuis le début du voyage, des bons plans pour petit-déjeuner « local » jusqu’aux lieux immanquables avec explications historiques en prime, en passant par une peña sympa où on boira une girafe de Pielsen entre couch-surfers le samedi pendant que la ville est en fête.

Toute la semaine de notre passage, Guayaquil célébrait en effet l’anniversaire de sa fondation. Ses rues étaient donc anormalement encore plus bondées que d’habitude, surtout de nuit. Cela n’a rien enlevé à son charme, parce que, comme vous le savez : « c’est beau une ville la nuit ». Surtout quand on l’observe depuis le phare du cerro Santa Ana, malgré les horribles discothèques qui redoublent de décibels pour vous attirer à l’intérieur. Ou encore quand on se cache derrière les vitres du Malecon 2000 toutes droites sorties de Matrix, pour jouer avec la lumière verte. A moins qu’on ne préfère les spots bleus et roses qui illuminent les fontaines du fleuve le long du Malecon del Salado.

Voilà, Guayaquil est une ville de lumières qu’il faudra préférer tamisées, comme un vampire, plutôt qu’au soleil de l’après-midi qui vous brûle les yeux. On aura quand même sorti un peu notre nez dehors la journée du dimanche pour visiter le parc historique en slalomant entre les touristes et les perroquets, puis le parc des iguanes où on a failli s’en prendre un sur la tête, tombé d’un arbre.

Nous repartons encore plus convaincus que l’Equateur est un pays rudement chouette. Pourvu que ça dure !

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