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Moment de répis à Loja

Matt l’a dit dans son dernier post, le portrait de L’Equateur dépeint par le Guide du Routard ne me donnait pas trop envie d’y aller : plages poubelles, vagues indomptables, villes ghettos… Sans compter le fait qu’un couple rencontré en voyage s’est fait agresser et dépouiller à Quito ! Heureusement, il a suffi d’un court séjour à Vilcabamba pour me rassurer. Comme quoi, mieux vaut toujours vérifier par soi-même, sinon tu ne voyages jamais. C’est donc après une pause détente chez les hippies que nous retrouvons la ville en commençant petit : Loja. Considérée comme la troisième cité la plus écologique du monde (après deux villes suédoises évidemment), Loja est située à tout juste 40 minutes en bus de notre premier point de chute. On y arrive de nuit, chez Antonio, notre nouvel hôte de couch surfing.

Il adore Chrétien de Troyes (il à même baptisé son fils aîné Percival !) et le cinéma d’horreur, des classiques à « Brain Dead ». Autant dire qu’on était fait pour se rencontrer ! Nous passerons notre première soirée à papoter de cinoche en se goinfrant de pizzas et à échanger des courts-métrages (Franck Badamax, ça y est, tu es une star en Equateur !) puis je laisserai Matt, intarissable de ce côté-là, découvrir des pépites de cinéma « bastardo » dont il vous parlera bientôt dans un post dédié.

Le lendemain, Antonio s’improvise guide de sa ville qu’il adore. On le suit jusque dans les musées et parcs un peu excentrés entre deux rencontres avec sa grand-mère, une adorable petite mamie qui nous fera la cuisine midi et soir, et un de ses amis peintres qui nous offrira un recueil de ses œuvres. Antonio, poète, écrivain et réalisateur à ses heures, nous apprendra qu’aussi petite soit-elle, Loja connaît une vraie effervescence culturelle et même si on ne voit pas très bien son aspect écolo – à part en effet que ses rues sont très propres – on admettra qu’on puisse aimer sa tranquillité puisqu’elle n’attire pas beaucoup de touristes.

Le surlendemain, rebelote, on repart à la conquête de la ville toujours accompagné d’Antonio qui nous confie ne pas aimer voyager : « Quand on est bien quelque part et qu’on peut voir la Joconde sur Google Images, à quoi ça sert ? » Il faudra que j’y songe pour faire quelques économies dans le futur… Un dernier passage par Catamayo, un village un peu plus au sud de la ville, sensé ressembler à Vilcabamba, mais je n’ai pas été convaincue, puis nous voilà repartis vers Cuenca, la troisième plus grande ville du pays.

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