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Forever Young à Vilcabamba

J’avais à peine feuilleter le guide de l’Equateur et Marie, plus sérieuse, m’en avait dépeint ces derniers jours un abominable portrait. Quelle ne fut pas ma surprise au moment d’arriver à Vilcabamba ! Comme dans un conte, le bus venait de nous déposer sur l’avenue de l’éternelle jeunesse. Au détour d’un petit-déjeuner sur une des terrasses de la place centrale, nous croisons Tom, notre hôte qui nous accompagnera jusqu’à sa maison. Le temps de faire connaissance et de se reposer un peu (la seule compagnie proposant la liaison Piura-Loja n’étant pas super confortable, la nuit de la veille ne fut pas des plus reposantes) l’après-midi, il nous fera visiter le chantier de la communauté qu’il est en train de monter.

Il n’est pas le premier à essayer de créer son paradis en ces terres merveilleuses. La communauté Pisco Huasi, pour ne citer que la plus connue, l’a devancé de quelques années. Qu’importe, le projet de Tom est déjà bien avancé (il devrait arriver à terme dans sept mois) et nous invite déjà à partager son rêve : celui d’une société à échelle humaine où l’harmonie a encore toute sa place. Entre les discussions sur le consensus, l’architecture écologique, les végétariens (dont il fait partie) et la société américaine (qui ne lui manque guère), l’après-midi défile, rattrapé par la nuit équatorienne qui arrive presque sans prévenir. Malgré les moucherons suceurs de sang qui nous ont défiguré les jambes, c’est une charmante première journée qui s’achève à la lumière des chandelles de la terrasse, autour d’une délicieuse salade du jardin.

Le deuxième jour est amputé par le travail de Marie et nous oblige à décaler notre balade, initialement prévue après le déjeuner, au lendemain. Nous visitons un peu mieux le village et dînons au Shantar’s, une des institutions du coin, réputée pour sa liqueur de serpent  (qu’en bon gourmets nous goûterons) et ses frites, les meilleures de Vilcabamba. La soirée est aussi savoureuse que la précédente.

Le troisième jour, la montagne nous gagne à nouveau et nous partons tôt pour une randonnée de quasi deux heures sur le sentier menant au parc Podocarpus. A la troisième porte, nous bifurquons sur la gauche où un autre portail fermé à clef, sous laquelle nous nous faufilons, dissimule l’accés à une charmante cascade. Dommage que l’eau soit glacée et le soleil aux abonnés absents. Le temps de pique-niquer et nous rentrons pour accompagner Tom à une soirée organisée dans l’une des plus belles propriétés de la vallée, pour célébrer la vie du jeune Michael parti trop tôt. Au départ un peu mal à l’aise à l’idée d’arriver là sans connaître personne et sans savoir que dire à la famille, l’expérience s’avérera finalement la plus bouleversante du voyage. Ce fut réellement une très belle soirée, inoubliable, pleine d’amour et de musique. 

Un ultime jour pour se balader une dernière fois dans ce petit coin de paradis et il est déjà l’heure de se rendre à Loja. Nous n’aurons rencontré que des gringos, mais quels gringos !  Vilcabamba, réputée pour l’étonnante longévité de ses habitants, d’où le nom véridique de la fameuse avenue centrale, a très tôt attiré nombre d’Américains plus ou moins allumés du bulbe, en quête de l’éternelle jeunesse. Nous l’avons dit souvent mais, plus que jamais, Vilcabamba nous manquera à tous les deux. 

PS: Si vous souhaitez rencontrer Tom et découvrir sa charmante communauté, n’hésitez pas à le contacter sur mofwoofoo1@yahoo.com

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