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Un peu d’histoire à Trujillo et Piura

Cela faisait à peu près deux mois que je cassais les oreilles de Matt avec mes envies de plage. Après lui avoir concédé une dernière (tu parles !) randonnée dans le froid à Huaraz, nous voilà donc de retour sur la côte en quête de sable fin et cocotiers. Vous savez, ces trucs qu’on n’a pas vu depuis… le Brésil ! Il était temps de reprendre des couleurs, surtout moi. Mais manque de bol, ce n’est ni à Trujillo ni à Piura qu’on a trouvé ça.

Dans mon post sur Lima, j’ai oublié de vous parler de ce phénomène de brouillard qui envahit la côte à la manière de celui que l’on trouve à Londres. Une épaisse purée de pois grise qui vous file des coups de cafars plutôt que des coups de soleil. Du coup, la plage de Trujillo est assez moche, sans parler des courants contraires qui démontent la mer pour le plus grand plaisir des surfeurs et celui de Humboldt qui rend l’eau gelée.

On se contentera finalement de notre passage dans cette jolie ville on ne peut plus coloniale (encore) pour découvrir la culture Chimu à travers le site archéologique Chan Chan qui borde la ville et pour fêter l’anniversaire de Matt devant une chiffa péruvienne et deux ou trois cocktails au coeur d’un joli balcon colonial (encore et toujours), après une journée à essayer d’acheter nos billets de retour. Joyeux anniversaire mon amour !

Je me dis que je pourrai enfin lézarder à Piura où, si l’on en croit les prospectus de l’agence de bus avec qui nous faisons le voyage, une superbe plage nous attend. Mais non, toujours pas. La plage la plus proche et la plus jolie est à 1h15 de la ville, accessible pour 70 soles aller simple (21 € tout de même !) de bus ou 10 soles de combi, aller-simple toujours et quelques kilomètres à pieds. Devant la réduction de notre budget, on abandonnera l’idée d’aller se baigner et on repartira presque aussitôt arrivés pour l’Equateur, non sans glisser au passage de la frontière un joli petit billet de 20$ au douanier.

Pour la petite histoire, tu demandes le nombre de jours que tu veux à ton arrivée au Pérou et, allez savoir pourquoi, je n’en ai demandé que 30. Comme nous sommes restés 11 jours de plus, je devais payer 1$ par jour de “clandestinage”. Sauf que le fameux douannier n’avait, comme souvent, pas de monnaie… Sacrés Péruviens !

C’est un peu pour ce comportement mercantile face au bon étranger vu comme un tiroir-caisse sans fond, qui doit toujours allonger sa thune pour un oui ou pour un non, que le Pérou, mine de rien ne me manquera pas des masses. Espérons que nous serons mieux reçus en Equateur !

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