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Ambiance post-apocalyptique à Pisco et Paracas

Dès la sortie du taxi, sur la place des armes de Pisco, deux agences essaient de nous faire du pied. On va au plus offrant pour éviter la valse interminable des propositions. A Pisco, le temps nous est compté, du coup on préfère éviter d’inutiles palabres. Petite réduction chez Gino pour la nuit, et “prix spécial” pour les “amigos” à ne pas divulguer aux autres “gringos” qui nous accompagneront sur le bateau. Malgré l’emphase et lassés d’espérer un tourisme plus humain, on signe en bas de la feuille. Au déjeuner on ne dégustera pas le meilleur Pisco Sour mais le meilleur Algorrabina, un cocktail à base de pisco certes, mais surtout de dulce de leche et de sirop d’érable.

L’après-midi se passe à la découverte de la ville, encore déchirée par le tremblement de terre de 2007. Partout la désolation. Mais la vie reprend ses droits, un peu anarchiquement, dans un Pisco défiguré. Depuis la terrasse de l’hôtel, le spectacle est effrayant. Entre la tristesse et l’espoir, l’aube nous cueille, notre chauffeur nous attendant dès sept heures du matin. La côte, dans la continuation de la ville, a des airs de désert post apocalyptique. D’autres airs, marins eux, nous réveillent violemment les narines.

La visite commence par les îles Ballestas dont ont fait le tour en bateau. Après avoir fait sagement la queue deux par deux pour ne pas se perdre au milieu d’un autre groupe de touristes, on embarque enfin pour les Galapagos du pauvre. On passe devant le candélabre – un dessin taillé dans le sol comme à Nazca – et, traversant une majestueuse armée de méduses, on arrive une demie-heure plus tard en face des îles surchargées d’oiseaux : Peruvian Booby, Inca Tern, pelicans, pingouins de Humboldt et même quelques guanay, gros producteurs, comme leur nom le laisse présager, de guano, cette drôle de matière fécale, toute blanche, à l’odeur sensiblement agressive et qui s’exporte très bien dans les milieux agraires quand elle ne repeint pas tous les rochers du coin. La visite est fort plaisante, les lions de mer terminant le spectacle, même si nous n’aurons pas la chance d’apercevoir des dauphins.

L’après-midi, nous visitons la réserve où l’on peu contempler un peu trop rapidement les plages parmi les plus belles du pays. Recueil devant la “cathédrale”, à moitié amputée depuis le dernier tremblement de terre et qui ne ressemble donc plus trop à une cathédrale, cueillette de coquillages, dégustation de sel naturel, almuerzo aussi tardif que maritime et photos à la manière des cartes postales sont au programme. La journée aura été bien remplie et les îles Ballestas auront tenu toutes leurs promesses : divertir les pauvres que nous devenons un peu plus de jour en jour.

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