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Trek à Arequipa et au canyon du Colca

A peine remise de mes deux jours d’agonie au lac Titicaca – merci les effets secondaires de la Malarone – et nous voilà repartis pour de nouvelles aventures. Direction la très jolie Arequipa, plus au sud, loin de l’aspect fake et foire à touristes de Cuzco. Une petite balade entre les superbes bâtisses coloniales qui ornent cette troisième plus grande ville du Pérou, juste le temps de goûter à la soupe de langoustines (délicieuse spécialité locale) et de découvrir le volcan Misti dont le sommet enneigé offre un vrai décor de carte postale aux environs, puis nous repartons déjà pour… 

Un trek de trois jours dans les tréfonds du canyon du Colca !

Situé à trois petites heures en bus d’Arequipa, que nous ferons aux aurores pour mieux profiter du vol des condors entre mille touristes, ce canyon est le deuxième plus profond du monde (3400 mètres) après son voisin, le moins accessible Cotahuasi. De prime abord, on ne s’en rend pas vraiment compte. A vrai dire, vu du dessus, il ressemble plus à une énorme vallée qu’à une vraie tranchée dans la roche. Mais c’est quand on descend tout au fond, jusqu’aux villages qui l’habitent, qu’on peut constater toute son impressionnante ampleur.

Séparés du reste des autres touristes (ouf!), nous nous retrouvons juste à huit à descendre jusqu’au premier village du canyon, guidés par Remi, un local dont la devise ressemble à celle des marines : “personne derrière, on reste ensemble, pas de compétition”. Vu les heures de marche qui nous attendent, ça me va. Trois heures tout en descente plus tard, après un million de photos de fleurs sauvages, de cochenilles écrasées et surtout de points de vue à couper le souffle, nous voilà arrivés à San Juan de Chuccho où nous allons dormir chez l’habitant, dans une sorte de ruka (hutte mapuche) très rudimentaire, mais tellement pittoresque qu’on s’en fout complètement.

La famille locale vit de ses cultures et n’a besoin de rien d’autre, ou alors elle le troque avec les autres villages alentour. De l’avocatier au quinoa en passant par le chirimoya (nouveau fruit préféré de Matthieu) et les œufs de la “poule-condor” (un horrible animal qui semble être né avec un testicule cancéreux sous la tête), tout le nécessaire pour bien manger est à disposition. Tom tombera amoureux des avocats bio de ce jardin d’Eden, tandis qu’on fera la sieste au soleil sur la pelouse pour récupérer de cette première journée de marche.

Le paradis serait donc au fond d’un trou ?

Bien reposés nous quittons San Juan pour remonter le flanc sud du canyon, tout doucement, le temps de découvrir d’autres villages bientôt amenés à disparaître puisque les jeunes sont tous partis à la ville. Dommage, même si l’idée d’un village fantôme au fond d’un canyon pourrait inspirer de super westerns, non ? Nous arrivons vite à l’oasis Sangalle, un point d’eau créé par quelques promoteurs bien-pensants qui ont trouvé leur compte en installant leur éco-lodge avec piscine sur la route des touristes. Un plongeon entre les rochers, c’est original qui plus est, mais de courte durée : le désavantage d’être au fond d’un canyon, c’est que le soleil ne fait pas long feu !

Tant pis pour mon bronzage, on profitera plutôt de la lumière des étoiles pour écouter les histoires secrètes de notre guide avant de rejoindre notre bungalow en bambou à la lueur de la bougie, pour une très courte nuit.

Dernier jour, debout à quatre heures du matin pour entamer la remontée du canyon avant le lever du soleil. Le ventre vide, autant vous dire que j’ai râlé tout le long du chemin et que je me suis ruée sur une banane et un empanada froid à peine arrivée au sommet.

Nous petit-déjeunons tous chez notre guide et retrouvons notre bus remplis de touristes, qui ne nous avaient pas manqué. Surtout ceux qui, dans les villages qu’on croisera au retour, posent en photo avec des lamas déguisés en fille ou des aigles apprivoisés.

On ne profitera pas du colca-sour – sorte de pisco sour arrosé d’un jus de chirimoya – pour garder nos derniers soles et se détendre dans les bains naturels. Finalement, devant l’odeur d’oeuf pourri, la taille du site et le nombre de touristes, on renoncera aussi aux bains.

Une dernière photo, à près de 5000 mètres d’altitude des volcans qui entourent Arequipa et nous voilà rentrés à la ville, juste à temps pour dîner au Balcon, le restaurant d’une cuisto hors-paire chez qui on a mangé… français !

Toutes nos photos du trek dans le canyon du Colca ICI !

 

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