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Cuzco, #1 : églises en or et marché de fruits

Première étape péruvienne, Cusco nous en aura fait voir de toutes les couleurs. D’abord il y a l’altitude qui fait tourner la tête et coupe le souffle. On a choisit un hôtel sur le cerro San Cristobal. La vue est merveilleuse, mais s’y rendre tient à chaque sortie du calvaire. De là, on peut admirer la plaza des armas, une des plus belles du continent, entourée d’églises. C’est à Cuzco que s’est opérée de la façon la plus digeste l’amalgame de la culture inca par l’architecture coloniale. La moindre petite balade dans le centre ville est un plaisir pour les yeux. Mais, bémol, Cuzco souffre de sa beauté. Ses charmes attirant de nombreux étrangers, c’est là sans doute que le tourisme se fait le plus oppressant. Dix pas dans la rue et on vous propose de vous vendre un bonnet, onze des lunettes, douze un dessin, treize un trekk… ça devient vite insupportable. Si bien que traverser la fameuse place des armes sans se faire alpaguer trois quatre fois par un type qui vous court après malgré vos “non merci” tiendrait presque du miracle.

Quand on s’éloigne un peu du centre, Cuzco redevient vite cette ville merveilleuse où il fait bon s’arrêter un certain temps. Si on s’éloigne un peu trop, il faut rectifier le tir ; comme souvent en Amérique du Sud la banlieue est rarement très jouasse. De ces premiers jours, on découvrira surtout la richesse des monuments religieux, parmi les plus impressionnants du continent. Puis arrive le Quollur ritty et nous nous enfonçons dans les terres…

Arrivés sur place, un petit village perdu dans la montagne à 4h de bus de Cuzco, c’est le gros bordel : des bus partout (le nôtre renverse quasiment un cavalier en essayant de se garer), des stands qui vendent de tout et des gens par paquets qui montent le chemin de terre jusqu’à disparaître dans la montagne. On suit la foule dans ce petit pèlerinage de neuf kilomètres qui enchante Marie, elle qui adore marcher dans la montagne. On arrive finalement au coeur de la manifestation et là nos yeux ne sont pas loin de quitter leurs orbites.

A quasi cinq mille mètres d’altitude, pas moins de trente mille personnes environ sont regroupées sur un petit plateau recouvert de tentes et entourées par la chaîne de montagnes. Depuis deux jours non-stop, ils font la fête sans s’arrêter. On plante notre tente à côté d’un campement et en apprenons un peu plus sur les festivités. Plusieurs groupes de danseurs viennent ici rendre hommage au seigneur de Quollur ritty et lui font offrande de leur danse, lui qui aimait tant voir danser son jeune fils. De là aussi une procession partira vers les sommets enneigés pour ramener la glace sacrée qui permet de célébrer le rite. De la synchrétisation des religions andines avec le christianisme est né, à la suite d’un miracle en ces lieux, la plus grande manifestation religieuse de toutes les Andes. Le soir, sous les détonations des feux d’artifice, nous contemplerons les danses jusqu’à l’intérieur du temple. Plus tard, impossible de s’endormir, ici la fête ne s’arrête qu’au bout de quatre jours. Entre le froid et le bruit, la nuit n’est pas des plus agréables, d’autant que quelques problèmes sanitaires (la montagne se transforme peu à peu en toilettes géantes) ternisseraient presque l’éclat de l’événement.

Malgré ces quelques difficultés, cette incroyable fête restera un des moments forts du voyage, avant de retourner à Cuzco pour finalement rejoindre Thomas et Clémence dans la selva.

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