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Dans les nuages boliviens à La Paz

Coup de freins à mains du 4×4 devant la parada des bus ; on sort en courant ; on fout les sacs dans une malle pleine de poussière ; je galère à trouver les billets réduits à l’état de chiffons que je tends en tremblant comme une feuille à la contrôleuse ; je rassure nos compagnons de voyage argentins : ” Tout va bien, on a juste eu un accident de la route, on est restés bloqués 2h en plein désert puis on s’est fait coursé par un mec chelou en camion” ; Matt me ramène un hamburger bourré de piment, acheté à l’arrache au buibui du coin ; je crache le tout à mes pieds et fait pleurer le môme apeuré par la Blanchette qui tremble et qui vomit son burger à côté de lui ; son père explose de rire, moi aussi ; on est parti pour La Paz…

C’est donc après un contre-la montre infernal que nous avons quitté tant bien que mal Uyuni et son salar, sans même le temps de dire “ouf”. Je ne dormirai pas beaucoup sur la route, pas trop rassurée par l’état de notre monture. Finalement, ça m’aura permis de voir le lever du soleil sur les colines de cette immense citée tout en cuvette qu’est La Paz. 7h à peine mais la vie fuse déjà de partout. Les marchés ne semblent pas dormir la nuit. Notre chauffeur de taxi confirmera : “La journée, tu peux acheter tout ce que tu veux ici. Vers minuit aussi, mais les marchandises changent : tu trouveras toutes les drogues possibles.”

Arrivés à l’hôtel, je m’affale dans le lit non sans avoir pris ma première douche depuis 4 jours et je ne me relèverai tant bien que mal que le lendemain, malade comme je l’ai rarement été. Matt part en éclaireur. Je ne cesse de lui répéter de faire attention. J’ai tellement eu de retours négatifs de cette ville qu’elle me fait peur. Au final, il revient tout content et ne ce sera fait approcher qu’une fois par un alcoolo qui lui aura voulu on ne saura jamais quoi : “Tu vas voir, La Paz est magique !”.

En effet, elle me plaît cette grosse ville malgré sa pollution, son bordel, ses klaxons, ses ruelles qui grimpent et te font cracher tes poumons. Le deuxième jour, on la parcoure de long en large pour découvrir ses moindres petites places, ses églises et ses marchés dont celui aux sorcières d’où j’aurais bien ramené un foetus de lama porte-bonheur. Entre deux balades, on se nourrit auprès des petites Boliviennes en chapeau melon : jus de fruits frais pressés minute, salteñas, noix du Brésil et autres gourmandises qui ne feront pas du bien à mon ventre malade, mais c’est si bon !

Le lendemain rebelote. Parce qu’on est trop des foufous et qu’on ne se sent pas si en insécurité que ça, on grimpe avec les locaux dans un petit bus vers les collines en hauteur, celles où on te déconseille d’aller quand t’es un touriste. Mais il paraît que la vue est oufissime ! On ne s’arrêtera pas tout en haut chez Dédé le dealer, mais juste assez perchés pour admirer la cordillère royale au loin. Au retour, direction le quartier colonial supposé hanté par des fantômes et autres âmes en peine. De jour, difficile de confirmer, mais en revanche on aura visiter quatre musées bien sympa pour en apprendre d’avantage sur la vie bolivienne.

Razzia de cadeaux pour les potes et la famille, puis retour à l’hôtel avant le grand départ vers le Pérou.

S’il y a bien un pays où l’on reviendra très vite c’est la Bolivie, croyez moi !

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