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Déclaration d’amour à Valparaiso

Tu en as connu des hommes, des célèbres et des moins célèbres, des marins beaucoup aussi, de ceux qui ont le cœur qui ne chavire pas facilement. Tous avaient ce point en commun, d’aimer la mer avant de t’aimer toi. Certains ont tout plaqué pour tes beaux yeux, d’autres te font voyager dans leurs récits et donnent au reste du monde l’envie de venir s’encanailler sous tes jupes. Ton nom seul est déjà une invitation au voyage et il y a de la magie dans les mots quand on parle de toi. Tu n’as pas d’âge. Les vieillards comme les jeunes te prennent pour amante. Ta colonne vertébrale suit une trajectoire improbable et malgré tout, tu te tiens droite, souple comme les chattes. Tu t’offres à tous, au riche comme au pauvre, à l’aventurier, au pêcheur et jusqu’au dernier voyageur ; et sans aucune distinction tu te donnes d’égale façon, et toute entière à chaque fois. Fidèle comme les chiennes, pour une nuit ou pour la vie, pour le meilleur et pour le pire, tu laisses l’autre écrire l’histoire à l’encre noire des sentiments sur la blancheur de ta mémoire. Pour chacun donc sa vérité, ton visage a trop de secrets pour qu’on puisse n’en faire qu’un portrait. Les peintres et les poètes ont essayé de te croquer et chacun a laissé de toi, comme une pièce d’un grand puzzle, un témoignage indispensable. Et si le cadre est trop étroit pour te contenir toute entière ou la page jamais suffisante pour faire le tour de ton éloge c’est que tu échappes à toute définition, facile à attraper comme une étrange fièvre, difficile à saisir comme le caméléon.  Malgré le poids des années et une histoire pas toujours simple, tu as su rester étonnamment jeune, et qu’importe si la pollution te maquille un peu tristement aujourd’hui. Peinte et repeinte, sous le fard gris du mauvais temps, l’arc en ciel de ton sourire est une éternelle chanson d’amour. Toujours changeante mais jamais mauvaise, tu es de celles d’une autre époque, sauvages et imprévisibles, belles jusques au bout des ongles. Ta chevelure a mille reflets, du blond au roux, parcourue au gré de tes rues en de douces ondulations bleues, lumineuse comme la mer où tu aimes t’abandonner. Lascive, effervescente, le pouls de la vie en tes artères est une musique merveilleuse où les accords de nostalgie évoluent sur une partition toujours neuve. Tu n’as pas volé ta réputation, cité sublime, pour peu qu’on t’ait connue un peu, dès que l’on foule une autre terre, dès que nos yeux se perdent à peine sur un éden imaginaire, tu hantes la mémoire des cœurs et nous rappelles en tes doux bras. Tu connais bien mes sentiments, point besoin de s’éterniser, tu me battrais à ce jeu là… Et tant pis donc pour les grands mots, ton nom seul nous mène en bateau, jusqu’à tes bords, Valparaiso.

 

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