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Immersion dans l’Araucanía et la région des lacs

Si on n’avait pas su que nous quittions le Biobìo pour une autre région, nous aurions certainement eu du mal à nous en rendre compte par nous même. Certes, le Pacifique est loin derrière nous maintenant – et encore, pas tant que ça, le Chili étant assez fin en largeur – et nous avons troqué les vagues salées pour l’eau douce des lacs qui parsèment l’Araucania.  -un joli nom aux sonorités mapuches (indiennes), que l’on doit aux pins millénaires qui sont maîtres de la région – cependant, les paysages restent assez similaires. Comprenez par là assez époustouflants, verts et valonés. Un petit coin de paradis qui, paraît-il, est encore plus beau en été, mais personnellement j’ai pris plaisir à le voir en automne, quand les feuilles de toutes les couleurs envahissent les chemins et que l’air froid vient trancher avec les chaleurs que nous avons essuyées jusqu’alors. Par endroits, je me serais même crue en Ecosse !

Un passage express par Temuco, triste ville où les Mapuches se sont rassemblés en grand nombre mais que nous verrons juste le temps de chopper un bus pour rejoindre Villarrica. Sur le papier, elle s’annonce plus calme et moins touristique que sa voisine Pucon. En réalité, les deux se valent en avril, puisque les vrais touristes – des Chiliens pour la plupart, venant profiter des loisirs qu’offrent le lac et le volcan Villarrica (oui, tout a le même nom ici, c’est pratique) – ne sont là qu’en été, soit trois mois plus tôt. On pourra donc se balader tranquilles le long du fameux lac, avec le volcan en ligne de mire et quelques tags peints d’une main de maître sur la promenade. Le lendemain – le tour de la ville étant vite fait – direction Pucon pour l’ascencion du volcan qu’on vous a déjà racontée ici

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Après l’effort, le réconfort : pour apaiser les courbatures dues à l’escalade, rien de mieux que les thermes de los Pozones, ouverts aussi en nocturne mais que nous ne ferons que de jour. S’imaginer les pieds dans l’eau chaude, la tête dans les étoiles à toutefois de quoi laisser rêveur. On aura droit à un beau soleil en ce qui nous concerne, qui nous accompagnera jusqu’à Valdivia, notre destination suivante et la porte de la région des lacs.

Encore une fois, les paysages restent assez similaires, même si cette fois on retrouve le Pacifique, encore impratiquable à la baignade, vagues acharnées oblige et région à forts risques de tsunami en sus. La première journée, je la passerai à l’hospedaje en ce qui me concerne, avec une tonne de devoirs à rattraper, tandis que Matt nous aura repéré des petits spots sympa où se balader le lendemain et se sera même fait quelques copines à fourrure…

Le lendemain donc, avant de vraiment visiter Valdivia, on s’en va en bus vers Niebla, une petite ville de pêcheurs à quelques kilomètres, où nous raterons – à mon TRES grand regret – le plat local : le pulmay, soit un savant mélange de fruits de mer et de viande fumée. Un gentil Chilien nous fera piquer dans son assiette, juste pour me dégoûter encore plus d’avoir raté ça ! Puis l’après-midi, on s’embarque sur une mini lanchette vers Corral, soit (selon moi) l’île de Bute chilienne. Un vrai petit coin où on aimerait bien louer un vélo, comme en Ecosse justement, pour en faire le tour et apprécier son vent marin qui vient envahir toute la ville jusqu’aux rues les plus en hauteur. Un fort un peu inutile, où un ersatz de Jack Sparrow joue l’attraction principale, quelques ruines où on croise des condors, des maisons délabrées aux couleurs vives, décorées par des bosquets de pâquerettes trop choupis…

Une belle balade de 2h avant de revenir vers Valdivia, s’offir LE beignet le plus recouvert de sucre glace du monde, une petite balade dans le campus universitaire et son jardin botanique, puis nous voilà déjà repartis vers Osorno, où on s’arrêtera juste une nuit dans ce que j’ai rebaptisé “l’hospedaje de la mort” (pas de chauffage ni d’eau chaude, en sous-sol, éclairée aux néons grésillants, avec une connexion wifi inexistante et une télé approximative… jusqu’au yaourt oublié sous le lit depuis Mathusalem. Encore une bonne adresse du routard… ) avant de repartir le lendemain même vers l’Argentine.

Ouf, après 6h de bus entre les montagnes superbes, nous voilà à Bariloche, la ville du chocolat !

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