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Santiago et la région du Bio Bio

Go Go Go Santiago

Ce qui est bien avec le stop c’est que tu peux faire des rencontres sympas, que c’est un autre moyen de découvrir la route et que c’est gratuit… ce qui l’est moins, c’est que tu ne sais jamais où et à quelle heure tu arrives. Après qu’Octavio nous ait déposés non sans quelques conseils un peu alarmants dans le quartier de la gare qui n’est pas le plus folichon, nous décidons de ne pas tenter le diable et nous nous arrêtons au premier hôtel qui s‘“offre” à nous : l’Ibis. Et bim: 50€. Le lendemain, c’est visite au pas de course. Les monuments défilent jusqu’au mont Cristobal. Une petite halte sympa (enfin) avec la découverte du Rico Mote con huesillos, une boisson locale fort sympathique. Si le parc est agréable, le panorama, par contre, ne fait pas rêver. Santiago s’étire à perte de vue ne semblant s’arrêter que quand des montagnes lui barrent le chemin. Le temps d’une respiration et on replonge dans la cohue de Santiago : la pollution, le monde (rien de moins que 75% de la population du pays)… et toujours ce potentiel danger quand les mots d’Octavio viennent se coller au paysage urbain. La nuit approche. On accélère encore la cadence. Marie craque. “Non mais Oh! Je suis pas en santiags Oh! J’en peux plus de marcher! Et il va faire nuit en plus…” Tant pis pour elle, elle ratera le second souffle, le mont Lucia, le deuxième poumon du monstre et la vue la plus euphorisante arrosée de crépuscule. Dans la foulée, c’est la fuite en bus vers Conception.

Conception / Planification

Petite confusion sur CS, on attend la réponse de notre hôte qui n’arrive pas. On visite la gare de fond en comble. On craque. Direction l’hôtel en taxi et fuck les économies. Conception : troisième plus grande ville du pays. Au premier abord, ça paraît difficile à croire. En une matinée, j’ai l’impression d’en avoir fait le tour. C’est à peu près vrai. En contrepartie, j’ai le temps de compléter notre matériel de camping pour nous éviter de répéter les mêmes erreurs (cf. Uspallata sur la route des Andes). Le soir, nous rencontrons enfin notre hôte, Rodrigo, ainsi que son frère Felipe. Ce sera l’occasion de découvrir enfin un peu mieux le Chili et ses trésors, sa géographie, sa culture, et de célébrer toutes ces bonnes nouvelles sous une fontaine de pisco jusqu’à plus de quatre heures du mat. Bref mais intense, comme le réveil à 8h30. Nos hôtes doivent partir pour Santiago et nous, encore éclatés par la courte nuit, moitié hommes, moitié robots, nous nous enfonçons un peu plus dans la région du Bio-Bio.

Cocholgue, coquillages et crustacés

Sur la plage abandonnée, patati et patata… j’espère que les photos parlent d’elles-mêmes. D’un côté la plage donc, déserte et magnifique ; de l’autre, un charmant village de pêcheurs, typique et plein d’odeurs. On ne partagera pas plus, surtout pas les empanadas de fruits de mer, sinon, à la rigueur, un petit morceau de mon Pastel de Jaiva, une espèce de tartiflette au crabe, étrange mais pas mauvaise, quoiqu’un peu écoeurante sur la longueur.

Quand Lota a triste mine

Après la bonne pêche à Cocholgue, détour par Lota pour visiter les mines de Chiflon del Diablo. Le meilleur restera l’ascenseur qu’on emprunte pour descendre 30 mètre sous la terre. Indescriptible. Si la visite est un poil courte, on y apprend pas mal de choses sur la vie des mineurs qui passaient 12h par jour dans les entrailles de la terre, il n’y a pas si longtemps de cela. Par moments, ce serrait presque difficile à croire. Quand on revient à la surface, Lota affiche la même tristesse qu’auparavant. Il semble loin le bon temps, si tant est qu’il soit jamais passé par là. C’est là une ville de poussière et de cendres, où la pauvreté ne parvient plus à rester dans l’ombre. Où l’ombre est partout en fait, comme si la lumière avait définitivement disparu, comme si le monde sous-terrain avait commencé à grignoter au dessus. La visite du parc complète le tableau. Silent Hill. Au milieu des rénovations qui semblent à l’abandon s’exprime par la flore la beauté désuète des lieux. Un charme singulier, mais on est d’accord je n’y vivrais pour rien au monde. Ici l’horloge semble s’être arrêtée du mauvais côté du temps.

Cañete : détour chez les Mapuches

C’est à Cañete que se termine notre périple dans la région du Bio-Bio. Petite ville paisible et peu touristique, elle vaut surtout le détour pour son musée Mapuche, dont l’exposition a été réalisée par la communauté elle-même. L’occasion de découvrir une culture peu médiatisée. C’est aussi un bon point stratégique pour espérer visiter le parc de Nahuelbuta. Mauvaise compréhension oblige, on n’aura fait qu’espérer. Au lieu du parc, le bus nous dépose au monument naturel Lemu Mau… Un petit trek d’une heure et demie dans la foret. Certainement moins inoubliable que celle du parc, nous aurons au moins la chance de faire notre visite en solitaire dans la nature luxuriante (un peu trop peut-être pour Marie qui se serait volontiers passée de la rencontre avec une araignée assez impressionnante il faut l’avouer). N’est pas un Bio-Bioman qui veut ! Nous fuyons les arachnides un peu trop bio pour nous pour les terres volcaniques bordées de lacs de l’Araucania. Mais cela, c’est une autre histoire…

3 réponses to “Santiago et la région du Bio Bio

  • Hola !
    Je suis actuellement en stage de 4 mois au Chili dans le sud a Puyehue pres de Osorno et je voulais savoir ce que tu me conseillerais de faire a Santiago, meme si ca n’a pas l’air de t’avoir vraiment plus. Merci de ta reponse.
    Salut.

    • Hola Coline ! Te balader dans le quartier Bellavista, goûter un ceviche au marché et un Rico Mote con huesillos pour le goûter, grimper admirer la vue au cerro Cristobal… c’est surtout ce que l’on a préféré, mais nous ne sommes restés que 24h à Santiago. Si tu peux, balade toi plutôt aux alentours, ou vers le sud. Conception n’est pas loin et les petits villages alentours sont super : Cocholgue pour les balades au bord du Pacifique, Lota pour sa mine, et plus bas encore la région des lacs. Tu vas adorer le Chili !

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