Menu

En mode étudiant à Cordoba

7h, Matt ouvre un œil : “Je crois que c’est là Cordoba”. Moi, pas réveillée, qui m’apprête à dire la plus grosse connerie de ma vie : “Mais doit y avoir plusieurs gares, c’est écrit sur le billet de descendre à Capilla Del Monte, ça doit être le nom du terminal”. Matt qui se rallonge dans le semi-cama : “D’accord…”

Au bout de 45 minutes de plus dans le bus, on s’est dit qu’il valait mieux descendre et faire demi-tour pour revenir à Cordoba. 20 pesos l’erreur, on s’en est bien tirés. Arrivés à bon port, on réveille notre hôte de CS : Carlos qui nous offre le maté du petit déj’. Il s’improvise guide de la ville où il s’est installé avec son frère José et sa sœur Julia il y a 4 ans pour étudier le droit. On découvre d’ailleurs très vite que Cordoba est une ville étudiante. Très très très étudiante à vrai dire. Une sorte de Montpellier version argentine. Pour preuve, des facs de partout et le triple de bars pour amuser tous ces jeunes chaque soir de la semaine. On se sent (déjà) trop vieux pour ces conneries. Nous sommes très vite rejoints par un troisième surfer hébergé chez Carlos : Mike, un étudiant américain d’origine taïwanaise qui hésite entre passer son doctorat à UCLA ou Colombia (excusez du peu). Alors pour réfléchir, il traverse l’Amérique du Sud. On échange nos impressions de voyage autour d’une pizza et d’une bonne bouteille de vin rouge sur la terrasse du choupi restaurant El Camillo avant de rentrer dormir.

Le lendemain, retour dans le cœur historique qu’on va s’atteler à mieux découvrir que la veille. D’abord, la manzana de las luces, qui n’est non pas une pomme de lumière mais un quartier construit par les jésuites. Même si le guide de la visite ne nous l’a pas clairement fait comprendre, ça n’avait pas l’air d’être les jésuites les plus sympas du monde. Au centre de cette manzana, la première université d’Argentine et une église où les statues des Saints ont été remplacées par celles des Pères fondateurs de la cité. Mégalos, ces jésuites…

Comme on a vite fait le tour de la ville, nous décidons de passer le troisième jour à Carlos Paz, là où on avait atterrit en bus avant de revenir vers Cordoba. Un lac, des petites montagnes autour, un centre assez mignon bien que très touristique où on aura raté la casa del terror, malheureusement fermée pour la période de Pâques… Il fait bon vivre à Carlos Paz, surtout hors saison, tant et si bien qu’un cortège de 200 gauchos en aura fait un stop de choix pour abreuver leurs magnifiques chevaux avant de s’engager dans les hauteurs de la Sierra.

De retour à Cordoba, on apprend avec Julia (la petite sœur de Carlos) que le 24 mars est le jour de la commémoration de la fin de la dictature en Argentine. On en avait eu vent avec le musée des archives installé dans l’impressionnante prison clandestine du cœur historique, on a pu voir comment un tel événement se “fêtait” ici bas : avec une marcha de la memoria ni plus ni moins, qu’on aura pas trop vu marcher (une heure de stagnation, c’est qu’il faut que tout le monde s’organise !) mais qui nous aura permis de constater qu’elle était surtout prétexte aux étudiants à scander des messages politiques (2012, année de la légalisation du cannabis, tenez vous prêts !) plus qu’à commémorer une date historique importante pour le pays. Ah, ces jeunes…

Demain, direction la jolie Alta Gracia pour voir où le Che a grandi, avant de tester le stop jusqu’à Mendoza où on va goûter le meilleur vin du pays. Hasta luego !

Trackbacks & Pings

Suivez nos aventures !

Si vous voulez tout savoir de nos voyages à deux autour du monde, suivez nous sur Facebook  !

%d blogueurs aiment cette page :