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Paraguay : petit pays, on t’aime beaucoup

D’abord des problèmes de lave-linge, ensuite la sieste, enfin la parillada en “famille”. En résumé, des problèmes qui n’en sont pas, du repos et partout des bras qui s’ouvrent. C’est un peu ça le Paraguay.

 ©voyagesadeux

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Des bus qui semblent n’en faire qu’à leur tête, des installations parfois précaires, pas vraiment d’offices de tourisme (pas vraiment de tourisme d’ailleurs)… des heures d’attente vague… au Paraguay, il ne faut jamais être pressé ; prendre son mal en patience et transformer sa patience en repos, voilà la solution. Et les gens vivent ainsi tellement plus calmement, ce qui n’est pas sans quelques inconvénients quand vous avez par exemple rendez-vous ou même simplement quand pour une raison ou pour une autre vous être pressé. Au Paraguay, il ne faut jamais être pressé. En revanche, les gens s’empressent de vous faire rentrer dans le cercle de leur famille. Et le Paraguay tout entier ressemble à une grande famille (avec un bémol concernant certains chauffeurs de taxi – pas la majorité – qui, loin d’être les plus mal lotis, essaieront de vous extorquer quelques Guaranis). Rarement, vous trouverez partout des gens plus accueillant. Au final, tout à souvent l’air si compliqué (laver son linge, se déplacer d’un point A à un point B…) mais tout paraît finalement si simple. Paradoxe paraguayen. Pour le reste, il n’y a rien d’exceptionnel à voir, mais quel dommage de ne pas s’y arrêter un petit moment. Paraguayen paradoxe. C’est qu’il faut avoir bu le miel des heures paraguayennes pour en connaître la saveur véritable. C’est une sorte d’ambiance indescriptible, une profonde douceur de vivre, ce que ne pourra jamais retranscrire une carte postale. J’essaierai d’être le facteur de l’impossible.

Premier jour donc, comme précité : problèmes de lave-linge, sieste, parillada et j’enlève les guillemets à famille. Des bons voisins, c’est là le meilleur des conforts.

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Deuxième jour. Asuncion, ville fantôme. Tous les commerces ou presque ont tiré le rideau métallique. La pluie est de la partie. Où est le siffleur des western ? Il ne manque que son souffle dans le vent. Visite du centre, sommaire. Etrange impression. C’est le jour des héros. Si fête il y a, elle doit se faire ailleurs, loin, bien loin d’ici.

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Troisième jour. Jardin botanique. Zoo. C’est la journée verte ; puis le Mercado 4, noir de monde, on se croirait dans une des allées du labyrinthique Chatuchak, en Thaïlande. La soirée vire au bleue, inondée de curaçao par mon cocktail Stradivarius. Le Paraguay est  plein de couleurs. Nous pensions nous arrêter là ; heureusement nous faisons la rencontre de Liz qui vit ici et fait du couchsurfing ainsi que de ses hôtes, un couple suisso-australien de jeunes mariés, Deborah et Dean. Le lendemain nous partirons avec ces derniers visiter  Paraguarí, une ville voisine conseillée par Liz.

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Quatrième jour. Problèmes de bus, nous loupons notre rendez-vous. Tant pis nous partirons seuls pour  Paraguarí. Avec un petit peu de chance, ça n’a pas l’air si grand… à peine arrivés, nous croisons Deborah et Dean. Si le monde est petit, alors Paraguarí est  vraiment minuscule. Qu’est-ce qu’on fait là ? Liz nous a-t-elle précisé ce qu’il y avait à voir ici ? Heureusement, Domingo, avec un jour d’avance (on est samedi) semblait attendre Dean au cyber-café à côté de l’endroit où nous avons déjeuné. Il propose de nous faire la visite de la ville en une demi-heure. Mais les bonnes choses comme les mauvaises durent souvent plus longtemps ici (une heure paraguayenne équivaut à peu près à quatre heures françaises) et voilà qu’àprès la visite du centre, assez rapide il est vrai, nous arrivons au bout du monde, dans une gare abandonnée. Où sont les créatures Myazakiennes ? Il ne manque que leur délicieux grouillement dans ce temps suspendu. Instant magique que je ne pourrai vous raconter qu’au coin du feu sous la complicité d’un ciel d’étoiles. Le temps de monter sur la colline et d’admirer la vue depuis le mirador sacré, el Cerro Pero, il est l’heure de rentrer à Asuncion.

 

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Cinquième jour. Le lac d’Ypacaraí avec Deborah et Dean toujours, ainsi que Liz qui profite de son jour de repos pour remplacer Domingo et nous faire la visite de la petite ville d’Aregua, qu’elle affectionne et où le lac voit chaque dimanche le pays tout entier venir faire trempette pour oublier le côté obscur du soleil. Loin de la cohue du bord de lac, une autre ancienne gare a été aménagée en centre artisanal. Des carcasses de trains semblent défier le temps. De l’autre côté, un layon nous conduit à une belle maison jaune, dans le silence d’un coin d’air frais, et le Paraguay se décline en concours photographique, offrant autant de nouveaux visages qu’il y a de regards posés sur lui.  Dans la rue principale, des maisons où l’on rêverait de laisser ses valises. Là, le luxe est mesuré, calme et volupté sont décuplés.

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Nous goûtons une dernière fois au délice des heures paraguayennes avant de rentrer vers la nuit d’Asuncion et pour une ultime journée de préparatifs concernant notre départ pour l’Argentine après une halte par les missions Jésuites aux alentours d’Encarnacion, sur les pas de Roland Joffé.

 

Toutes nos photos du Paraguay ICI

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