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Rio de Janeiro en 3 jours… pendant le carnaval !

Comment résumer 3 jours dans l’une des plus grandes villes du Brésil en étant les plus synthétiques possible ? On va essayer…

1er jour : le carnaval vu par Matthieu

Imagine une reine, grosse, lente et qui chante une chanson en se déplaçant. Imagine ses sujets, partout autour, à son rythme à elle mais moins disciplinés que ne doivent l’être de bonnes fourmis. Tu as peut-être une vague idée de ce qu’il se passe dans les blocos. C’est un peu l’ivresse des fourmis. La chaleur et l’ambiance te poussent à un rafraîchissement, la bière, avec le soleil, fait un mélange moyennement recommandable et te voilà joyeusement perdu au milieu de la foule dans les rythmes du carnaval. Les déguisements sont facultatifs et tu croises aussi bien un homme déguisé en femme qu’une femme déguisée en rouleau de PQ  (véridique!). Un Batman par ci, un Mario par là et du bordel partout malgré cette impression de cortège organisé. Peu de débordements cependant et l’ambiance est assez safe et décontractée. On ne voit le char que de loin, on n’entend la musique que par bribes mais qu’importe… le peuple des fourmis bourrées nous berce dans son étrange transumance. On est loin du luxe du Sambodrome, mais on reste dans notre budget et l’expérience vaut le détour, même si j’ai préféré les festivités colorées d’Ouro Preto. Après, je ne suis pas sûr que je pourrais le faire toute une semaine. Comme les ferias ou certains festivals, la durée n’est réservée qu’aux passionés ; pour les autres, un jour ou deux suffisent, histoire de  repartir avec l’eau à la bouche plutôt qu’avec la gueule de bois.

2e jour : Rio vue par Marie

Tout le monde dort dans la casbah. Un réveil mis à 8h qu’on éteint aussitôt. Se reposer d’abord, faire les touristes après. 11h : décollage de chez Lucas. Mon objectif : les plages. “A cette heure là ? T’es sûre ? Tu vas cramer !” me rappelle Matt. Tant pis ! On est parti. 1h de bus. Vivre dans un quartier chic excentré, ça se paie. Ipanema, la plus belle. Ah bon ? En temps de carnaval le Carioca aussi se baigne puisqu’il est en vacances. Quel que soit leur taux de cellulite, les Brésiliennes sont toutes en string. True Story. L’eau ? Gelée. La température extérieure ? Insoutenable. Les deux ensemble combinés à l’odeur pestilentielle qui nous entoure (plus crade comme plage, j’aimerais qu’on me trouve) forcent notre départ. Copacabana, le mythe. A quelques pas d’Ipanema, après un verre de maté pour nous rafraîchir. Amateur de café froid et de Vita Malt, goûtez ce doux breuvage.  ”Overrated” que le routard disait. Je peux vous dire que Copacabana, elle a de la gueule. Et puis son eau, allez savoir, elle est bonne, elle ! Son sable est propre et moins bondé. On y plonge comme des gosses qui s’éclatent dans les vagues après avoir abandonné notre sac  à un gentil couple. C’est qu’il ne faut jamais laisser ses affaires sans surveillance dans cette grande ville au danger qui rôde à chaque coin de rue, surtout en temps de carnaval ! Ah bon ? Où ça ? Notre balade dans le quartier de Lapa ne nous confirmera qu’une chose : oui Rio est une grande ville en travaux où la pauvreté est apparente, mais non tu ne risques pas de te faire poignarder dès la nuit tombée. Il ne faut juste pas sortir avec toute ta quincaillerie en diamants autour du cou et des poignets. Comme partout en fait. Ainsi, tu peux en profiter pleinement, sans devenir parano, admirer toutes les belles églises et autres monuments dont les parvis la veille étaient le théâtre du carnaval. On découvre tout ça à pied, le bonde (tramway) étant fermé depuis un accident mortel en juin dernier. Ca fait les cuisses et plein de photos à ramener. Au retour, c’est crêpes, histoire de montrer à Lucas comment on fête mardi gras en France.

3e jour : Rio vue par Marie

“Ces Français sont aussi ponctuels que des British”, sur ce drôle de cliché du père de Lucas qui nous fait bien rire, nous quittons l’appart de rêves de nos hôtes, 8h pétantes. Ils retournent bosser, nous finir de visiter leur ville. Un passage par la rodoviaria pour déposer nos sacs en consignes, puis direction le Pão de açucar. “T’as vu, ils disent de monter au moins par groupe de 5 et avec beaucoup d’eau et y’a des serpents venimeux partout et…” ok, la rando à travers la jungle jusqu’au 1er stop du téléphérique ce sera pour une autre fois. On avait qu’à mieux se préparer. On verra ce mont immense qu’est le Pain de Sucre d’en bas et c’est tout aussi bien. A la place des 44 reals pour grimper en téléphéhrique, on se paie un petit resto sympa avec vue sur la plage. Plage qu’on goûtera du bout des pieds, l’eau étant encore gelée. “Si le bus indique Copacabana on y va, s’il indique Cosmo Velho on va au Corcovado”. Deal. Ce sera Copacabana. Et tant mieux ! Sauf pour notre couverture de bus devenue serviette improvisée et trempée par une vague trop forte. On sèche tout ça autour d’un coca à 4 reals sur la promenade. Le Corcovado enfin. 2h d’attente pour accéder au funiculaire qui grimpe tout en haut. On en profite pour découvrir le quartier et l’emplacement pour l’auberge de jeunesse/resto/bar de nos rêves. 18h, c’est notre tour de monter aux pieds du Christ. Les grincements du funiculaire ne me rassurent pas, j’en profite pour faire une sieste. En haut, ça fourmille de touristes arborant un sourire juste le temps d’une photo les bras écartés comme le Christ Rédempteur. On pose aussi, on se moque beaucoup et on se saigne pour 2 glaces avec vue sur Rio. Ouais, ça en jette quand même. Le tourist tour est fini, on a explosé le budget et acheté un seul souvenir : un masque de carnaval… made in China. Direction São Paulo maintenant, des images plein la tête et de nouveaux amis en poche.

Retrouvez toutes nos photos de Rio de Janeiro ICI !

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