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Ouro Preto vue par Marie

Comme l’a dit Matt dans son dernier post, nous avons décidé de faire cap vers la région du Minas Gerais pour être au plus près de Rio à temps pour la fin du carnaval. On essaiera peut-être de revenir vers Bahia avant de quitter l’Amérique du Sud, vu combien les gens à Salvador nous ont mis l’eau à la bouche avec la Chapada Diamantina.

C’est donc après avoir râté le carnaval de Salvador qui commencait le jour de notre départ – mais sous la pluie, donc on se dit qu’on a rien râté – et deux journées à Belo Horizonte, que nous sommes partis pour une toute petite après-midi et une nuit de folie vers Ouro Preto. Située à une heure de bus de Belo Horizonte, cette petite ville étudiante nichée entre les colines nous accueille en plein carnaval. Nous qui pensions faire les touristes, c’est râté. Tant pis pour la visite des églises et la mine de Chico Rei (aucun lien avec le café instantané, c’est un roi africain devenu esclave dans une mine, qui a racheté sa liberté et celle de tout son peuple en sympathisant avec son “maître” et en héritatnt de la fameuse mine).

A notre arrivée, carnaval oblige, pas de bus depuis la rodoviaria pour le centre ville et encore moins pour Bauxita, le quartier où vit notre hôte de ce soir, la gentille Junia. C’est donc à pieds (en tongs !) et chargés de nos sacs, que nous nous engageons sur les routes pavées d’Ouro Preto, à faire passer celles de San Francisco pour des autouroutes bien planes. Ca monte, ça descend, et partout autour de nous, ça boit  et fait la fête. J’ai l’impression de me retrouver en pleine feria de Nîmes, sauf qu’ici tout le monde est quasi à poil.

Après 2 kms en mode up & down, on finit par trouver un bus éloigné du centre qui nous emmènera vers notre destination. Petite parenthèse sur les bus : je tire mon chapeau à tous les chauffeurs qui arrivent à grimper les ruelles d’Ouro Preto. Je ne sais pas s’ils ont tous leur permis, vu leur conduite de chauffard, mais ils gèrent grave le business. Bref. Arrivés chez Junia, pas de Junia, mais sa coloc est là qui ne parle presque pas anglais ni espagnol. On se sourrit gentiment en tentant le langage des signes. Finalement, notre hôte arrive avec ses amis et nous embarque boire des caipirinhas chez l’une d’entre eux, Jaoulesia. On y rencontre Wallace et “Gringo” (un Américain au Brésil depuis 4 ans d’où ce surnom), qui parlent parfaitement anglais et nous racontent comment c’est la vie d’étudiant au Brésil. Bernardo, notre professeur de portugais (nous y reviendrons plus tard), nous apprend les noms des animaux.

La nuit tombe, c’est l’heure d’aller faire le carnaval armés de quelques Ice, petite copie citronée de la Smirnoff. En ville, ça grouille de monde dans tous les sens, la musique retentit à chaque coin de rue, se mélange parfois, comme les boissons, et on ne compte pas le nombre d’ivrognes déjà bien entamés. Ouro Preto se fait une seconde beauté dans la nuit électrique qui souligne les teintes chaleureuses de ses murs. Les Republicas (sorte de fratries à l’américaine) montrent haut leurs couleurs depuis les balcons et c’est une étrange symphonie mêlée de Bossa, de Pop, de Techno et de Samba. Dans les rues étroites on fait la farandole pour ne pas se perdre de vue parmi la foule. On danse au lieu de marcher. Matt a une énorme touche avec la gent masculine. C’est la fête, la vraie. La bière et ma vessie n’étant pas compatibles, je tente les toilettes. Je n’ai jamais vu un lieu aussi dégueu de ma vie, mais ça fait partie du folklore.

Retour vers un peu plus de minuit, un peu titubante en ce qui me concerne. Junia étant maman d’un petit Bernardo de 4 ans (notre professeur de portugais), il est temps de le coucher. Dommage qu’on ne puisse pas rester plus longtemps mais on n’est pas prêts d’oublier cette journée et toutes ces belles rencontres.  Demain, direction Rio de Janeiro !

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