Menu

Visite de Belo Horizonte et du lac Pampulha

Après l’épreuve des 24h de bus, on a pris le métro pour arriver dans le centre de Belo Horizonte. C’est qu’après une journée complète dans le même car, inondé de clim jusqu’à avoir froid pour la première fois depuis notre arrivée sur le continent, et ce malgré un sweat capuche et une couverture légère (la nôtre, vu que le bus ne fournit que le siège) à se partager, on avait un peu l’impression d’être devenus allergiques aux cars. Au passage, il faudra m’expliquer ce qui pousse les compagnies à faire marcher la clim à fond… Autour de nous les Brésiliens semblaient partis pour un voyage vers le pôle nord tandis qu’à l’arrière déjà des gorges enrouées semblaient annoncer les premiers symptômes d’un rhume fulgurant. Se nourrissant de petits encas salés et diablement onéreux (l’arnaque de la gare avec rien autour) lors des quelques haltes, nous sommes parvenus à booster notre organisme pour finalement sortir indemne de ce périple.

Bref, nous voilà donc à Belo Horizonte. Troisième cité du Brésil par son économie florissante, la ville, en son centre, est moins jolie que la colorée Salvador. Plus humaine cependant, elle a l’air plus rassurante. C’est la première fois aussi qu’on rencontre assez souvent des personnes parlant anglais, majoritairement des étudiants. Et vu nos progrès quotidiens en portugnol (mix de portugais et d’espagnol), ça fait vraiment du bien de pouvoir faire des phrases complètes et de tenir une discussion que ne suivrait pas un enfant de 2 ans. La visite du centre est assez rapide, vu qu’il est cadrillé façon Washington par des rues qui se croisent systématiquement, perpendiculaires ou parallèles les unes des autres. Nous nous rendons compte au passage que le Brésil est définitivement, pour nous, bohémiens-baroudeurs, un pays hors budget. Nos 10 euros quotidiens sont ici en moyenne multipliés par trois. Aïe!

A part le Carnaval, vraiment pauvre ici, il n’y a malheureusement pas d’autres activités culturelles en cette période. Dommage, la ville semblait réputée pour son effervescence intellectuelle, nous n’aurons pas véritablement l’occasion d’en profiter. Le lendemain, après un changement d’hôtel pour avoir la wifi et profiter d’une petite piscine, direction le lac de Pampulha, loin de l’agitation du centre. Nous arrivons un peu tard, le musée est trop loin. Nous voyons l’église moderne de Niemeyer, intriguante mais assez laide, la salle de bal, décevante par sa taille et son architecture peu impressionnante. Pas le temps pour le reste. Heureusement, la balade en elle-même, sur le bord du lac est fort plaisante. Autour de nous, un quartier ultra-riche avec des maisons sublimes et/ou kitsch, parfois démesurées. Nous avons même le temps de glaner dans la fête foraine, hésitant à faire le train fantôme mais découragés par la mine déçue des enfants qui sortent du manège. Dans le bus du retour (oui, parce qu’entre temps notre allergie est passée) je regretterai un peu de n’avoir pas pu assister à la présentation de Gorilla, la femme singe. Comment savoir si à Pampuhla, plus qu’ailleurs, le freak, c’est chic?

Matthieu
Retrouvez toutes nos photos de Belo Horizonte ICI !

Laisser un commentaire

Suivez nos aventures !

Si vous voulez tout savoir de nos voyages à deux autour du monde, suivez nous sur Facebook  !

%d blogueurs aiment cette page :