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Ce que nous avons appris à Salvador

Histoire et Civilisation :

Itaparica est l’île par laquelle sont arrivés les premiers colons Portugais puis Hollandais à Bahia. Les enfants métisses des indiens Tupinambá locaux et des Européens sont appelés les Cabocolos. Avant le christianisme, ils étaient réputés pour être anthropophages. Ce sont eux qui ont aidé à l’indépendance du Brésil

Le condomble, à la manière du vaudou, est une croyance mélangeant aussi bien les Saints catholiques que les orichas des Indiens Tupinamba. Les rites, très impressionnants, sont réalisés dans ce qu’on appelle des terriers, et peuvent durer toute une nuit. Les bons esprits sont à l’intérieur et les mauvais restent dehors. Des croyants incarnent ces esprits au cours de la cérémonie en s’habillant des symboles qui les représentent. Leur arrivée dans le terrier est synonyme de transe et de fête. Si les touristes peuvent  y assister, ils se doivent de payer une certaine somme, de rester en retrait et de s’habiller de couleurs claires par respect pour les pratiquants.

Salvador aurait dit-on 365 églises, soit une par jour, puisque Catarina Paraguaçu, l’Indienne à avoir été convertie au christianisme après son mariage à un marin européen, aurait rapporté cette nouvelle croyance à Bahia dans l’espoir d’y convertir tous les Tupinamba.

Si tu veux devenir propriétaire, il te suffit de planter des piquets sur le terrain que tu convoites et de dire “ici, c’est chez moi”. Si au bout d’un an et un jour personne ne te réclame rien – un ancien propriétaire terrien, l’état n’a pas son mot à dire – tu es en effet chez toi. Du coup, les maisons poussent comme des champignons dans des zones de nature vierge.

La présidente au pouvoir depuis 3 ans, Dilma Roussef défend le parti du travail dans la lignée de son prédécesseur Lula. Il est trè ancré à gauche mais malgré tout, la pauvreté et le manque d’instruction sont tels à Salvador que la différence entre les classes sociales reste énorme et la cause des travailleurs n’est pas assez entendue (la plupart ignorent qu’elle a le droit de vote) et donc mal défendue.

En parlant d’instruction. Les enfants vont à l’école le matin ou l’après-midi mais pas la journée entière. Ils sont 40 par classe et ne retiennent rien à cause du manque de discipline. Pour la plupart de ces enfants, l’école fait office de parent et leur offre leur seul et unique repas de la journée. Beaucoup abandonneront leur scolarité avant même de savoir écrire et compter correctement. Evidemment, ce n’est que pour les gamins en école publique. Dans le privé, c’est tout autre chose…

Tu peux faire crédit pour après tout et n’importe quoi. D’une paire de chaussettes à une voiture, tu peux mensualiser tes paiements à coup de 0,10 reals par mois. La mise en place d’un tel échelonnage exige évidemment des pénalités énormes et renflouent largement les caisses des agences de crédits.

Les Bahianais n’ont pas – ou peu d’entre eux – de contrat de travail au mois. Ils bossent pour 15 jours et sont donc payés deux fois dans le mois. Difficile d’économiser et d’être capable d’être à jour dans tes factures comme ça !

Tu peux te faire nationaliser Brésilien au bout de 6 ans à condition de gagner 2000 $ par mois. Eh ouais 🙂

TU NE SORS PAS A LA NUIT TOMBEE !!! On a pas arrêté de nous le répéter, la nuit, Salvador ça craint.

Gastronomie :

Tu peux manger un bon repas pour 2 € dans les restaurants qui font la nourriture au kilo. Dans tous ces buffets, tu trouves du riz, de la viande bien cuite, des crudités et des fejoida, haricots en sauce excellents. Attention au poids de l’assiette qui est comptée à la caisse et sale la facture !

La viande ici n’est pas succulente, souvent très dure et trop salée. Pour une churasquaia, c’est parfait, le reste du temps, ça donne soif. La raison : les Bahianais tuent le matin la bête qu’ils vont manger le soir.

Les baracas, présentent à chaque coin de rue, sont une bonne alternative pour manger bien et pas cher (entre 50 cents et 3 €). L’huile de palme est toutefois la meilleure amie des Bahianais, donc à prendre en considération pour le bien de tes artères.

Pour faire tes courses, tu as le choix entre les petits stands de fruits et légumes frais et les supermarchés où tu trouves à peu près tout, même des produits européens à condition d’y mettre le prix. Pas de fromage évidemment (ou du gouda sous vide assez incipide) et du vin exporté à environ 10 €.

Au petit dej, tu peux manger du pain qui ressemble plus à une petite brioche très gonflée, que tu tartines de fromage liquide dont le goût est proche de la vache qui rit. Délicieux !

En encas, tu peux manger des noix de coco vendues partout dans la rue, des sorbets, des espèces de crêpe à la noix de coco vendues entre autres sur le ferry boat et boire beaucoup d’eau minérale.

Pas d’eau au robinet, cela va sans dire. A part s’il est précisé qu’elle est potable mais elle a malgré tout un goût de terre. A Itaparica, une fontaine d’eau minérale (la fonte da bica) permet de boire sans se ruiner.

Transports :

Le bus ne coûte quasiment rien. 3 reals pour venir de l’aéroport au centre (30 kms), pareil pour tout déplacement dans la ville ou sur Itaparica.

Pour accéder à Itaparica, tu as le choix entre la luncha, petite embarcation pleine à craquer qui t’emmène au port de Vera Cruz pour 4 reals, ou le ferry boat qui va quant à lui plus vite pour le même prix et est dispo à toute heure de la journée même à marée basse. Tu arrives cependant beaucoup plus loin, mais tu as toujours des taxi-bus pour le reste de la route.

Pour les longs trajets, direction la rodovaria, gare routière de Salvador. A l’étage toutes les agences sont présentes pour vendre leurs tickets à prix plus ou moins modérés. Pour Salvador – Belo Horizonte, compter 206 reals par personne et 24h de bus, avec la compagnie Gontigo. Et penser à prendre un gros pull et des chaussettes : la clim à fond fait tomber la température à -5 !

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