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A la découverte de Salvador

Après une nuit au son grésillant du générateur électrique installé sous la fenêtre du dortoir pour alimenter les éclairages de la rue, nous sommes réveillés par la chaleur, à 7h du mat. Tout le monde dort encore dans la pousada (le nom qu’on donne aux auberges au Brésil) et la porte d’entrée est fermée à clé. On attend que le chef des lieux sorte de son hamac installé entre deux piliers de la salle à capoeira et direction le pelourinho. Sans crème solaire. Mauvaise idée, mais je ne le sais pas encore, je pense que les nuages suffiront à couvrir les UV. Trois ans aux Antilles et je ne suis pas fichue d’être au courant que les nuages ça ne filtre rien du tout.
Après un coup de fil à Manja (prononcer Mania), la gentille Suisse à Itaparica qui nous hébergera ce soir, on se balade au hasard des rues encore très endormies, jusqu’au temple de la capoeira. Ici, ce sport est une vraie religion puisqu’il est né à Salvador. La vue du temple sur la baie de tous les saints (le nom complet de la ville) n’est pas aussi imprenable qu’on l’imaginait en y grimpant. Au lieu des flots bleus à perte de vue on se retrouve plutôt face à un port hyper-industrialisé. Le paradis, ce sera pour plus tard.

 ©voyagesadeux

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Un petit déj pour trois fois rien (2,80 reals) et on redescend vers la ville basse en lorgnant sur l’architecture coloniale qui décore les rues de toutes parts. Maisons bleues, oranges, roses, vert pomme, se succèdent. En bas, c’est l’effervescence. Du bruit, des odeurs de ville pas très cool (poubelles, urine, moteurs), de la samba à tous les coins de rue. Salvador s’est réveillée. Toujours au hasard, on avance jusqu’au port après que Matt ait gouté à l’eau de coco à même le fruit. Notre objectif : acheter du labelo (j’ai encore les lèvres éclatées par l’hiver de chez nous) et une carte téléphonique. Si les produits locaux ne coûtent rien, un stick nivea reste un stick nivea : 8 reals pour retrouver une bouche en bon état. Quant à la carte téléphonique, elle ne nous servira à rien puisqu’aucune machine téléphonique ne fonctionne à Salvador. On se sera lestés de 5 reals de plus, mais on se dit qu’elle pourra nous servir dans une autre ville du Brésil.

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Vers le port on découvre le fameux mercado modelo, immanquable pour les touristes. En effet, ce marché est fait pour eux. A l’intérieur comme sur les esplanades qui l’entourent, des échoppes de souvenirs et des barracas (petits bouibouis ambulants) à n’en plus finir, et deux petits resto qui se tirent la part du lion à l’étage. Vu les prix et les quelques reals qu’il nous reste, on se dit que les serveuses dans leur costume traditionnel (des jupes bouffantes blanches) sont bien jolies, mais qu’on pourra manger la même chose pour bien moins cher ailleurs.
Après avoir retiré un peu plus de reals juste au cas où, on retourne vers l’elevador lacerda situé derrière le mercado modelo. Cet énorme ascenceur fait le lien entre la ville basse et le pelourinho pour 28000 personnes par jour en échange de 0,15 reals. Vu la file d’attente (il est 13H) on se dit qu’on va remonter par là où on est venus. On apprendra avec Manja que c’était risqué puisque les ruelles piétonnes montant vers le centre sont super mal famées. Il ne nous est rien arrivé et on a même déjeuné dans un resto au kilo (très répandu ici) pour encore 3 fois rien (en même temps, on mange tout le temps pour 3 fois rien ici !).

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De retour à l’hôtel, alors que le soleil s’énerve sévère, deux Autrichiennes arrivent dans le dortoir et je leur fais la visite de l’auberge. On fait connaissance ; l’une d’entre elle se barre pour le carnaval de Rio, l’autre, Martha, reste pour celui de Salvador. On se dit qu’on se reverra donc dans trois jours.

Vers 16h, direction Itaparica, la petite île au large de Salvador, pour deux nuits chez Manja notre première hôte de couchsurfing. On finit par prendre l’elevador (hors de question de porter nos 11 kilos de sac sous un tel cagnard !) et nous sommes en 3 minutes au port. Deux billets pour 4 reals chacun et nous voilà dans la petite embarcation blindée de monde qui vogue vers Vera Cruz, l’embarcadère d’arrivée à Itaparica.

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Après un amarrage haut en couleurs (un autre bateau tente de partir en même temps que nous arrivons ; on a frolé la collision et moi la crise cardiaque !) re-coup de fil à Manja qui nous donne les dernières indications pour la trouver. On grimpe dans un taxi-bus où nous rencontrons trois Suisses (oh oh!) super sympa qui bossent sur des bateaux et nous donnent des indications et conseils sur le Brésil. “Si vous quittez le Brésil sans être passés par la Chapada Diamantina, vous avez tout raté !”. On note et ils nous invitent à venir prendre un verre sur leur bateau quand on veut.

Le bus nous dépose beaucoup trop loin et voilà qu’on retraverse Itaparica dans l’autre sens. Heureusement, il y a du vent sur une île donc on ne sent pas la chaleur et on avance tranquillement, arrêtés tous les 100 mètres par un Brésilien prêt à nous aider en nous déposant en voiture. La barrière de la langue m’insupporte au plus haut point. J’essaie l’anglais, l’espagnol, rien n’y fait, on ne se comprend pas. Finalement, un gentil Bahianais nous prêtera son portable pour recontacter Manja qui viendra à notre rencontre.
Arrivés chez elle, je crois qu’on a enfin trouvé le paradis. Un terrain de 5000 m², une maison immense où elle nous invite à faire comme chez nous, trois chiens, des manguiers, des petits singes et des poules. La belle vie pendant deux jours en prévision. Elle nous dit direct qu’on pourra laisser nos affaires chez elle pour retourner faire le carnaval. Cette femme est une perle. Installée depuis 4 ans sur l’île elle nous racontera le lendemain au petit déj ses aléas au Brésil et ses motivations à s’être installée ici : la retraite au Brésil c’est plus cool qu’en Europe. J’ai bien envie de la croire.

Le soir, alors que je découvre mes nouvelles couleurs vanille-fraise, nous sommes rejoints par un couple d’Argentins également en couch surfing chez Manja, qui nous prépare un super poisson. Ils sont biochimistes et font le tour de l’Amérique du Sud en voiture. On en profite pour travailler notre espagnol. Matt comprend tout facilement. Mon mec m’impressionnera toujours 🙂 Claqués, on file se coucher sous la moustiquaire. Demain PLAGE !!!

Marie

Retrouvez toutes nos photos de Salvador ICI !

Une réponse to “A la découverte de Salvador

  • Bravo pour l’article ! J’avoue que j’ai adoré Salvador et surtour le « pelo » mais qu’à part ça, la ville est bien triste. Beaucoup de quartiers sont dans un triste état. J’ai également pris le bateau pour rejoindre Itaparica, c’était vraiment sympa même si je ne me suis pas retrouvée sur les bonnes plages 😉

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